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La dernière offensive...

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Wilhelmine Schlacht
Ex-capitaine de la Garde Royale - Mage 2e ordre
Age du personnage : 30 ans
Race : HUMAIN
Pouvoirs : Leichtigkeit (Aisance) - Régénération
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Dim 23 Sep - 2:16
Ce jour, ce jour-ci, serait le dernier de la guerre civile. Sur les ordres des chefs militaires de la République, les préparatifs pour une grande offensive contre les lignes royalistes en même temps que la tentative d’agression contre le Roi Drake Leckard s’était préparée. Pendant plusieurs jours, de vastes mouvements de troupes se firent. Des centaines et des centaines d’hommes se mirent en mouvement pour tenter une percée finale et ainsi porter assistance aux forces engagée dans la citée et la libérer du joug d’un dualisme de pouvoir ayant trop durer au sens de la personne la plus importante de la République : Wilhelmine Schlacht.

Cette dernière procéda à la concentration de nombreux moyens humains vers les espaces boisés et au petit matin, à l’instant où devait avoir lieux le duel judiciaire entre Drake Leckard et Astoria Lane, les troupes devaient lancer une vaste offensive. Une attaque éclaire par le nord qui bloquerait les troupes royalistes et ouvrirait la voie vers Targatt. Une fois la liaison faite, la victoire serait acquise. Cette manœuvre, la plus audacieuse depuis le debut de la guerre civile, avait conduit à rassembler la fine fleur de l’Armée Républicaine, soit les troupes de Jeagers, d’Arbalétriers, d’Hallebardiers et de Dragons en plus des éléments issus des recrutements et qui s’était enrôlé juste pour cette guerre dans l’espoir de toucher du doigt l’avenir que le Directoire et l’Assemblée leur promettaient. Ces hommes et ses femmes, conscients que la guerre allaient peut-être toucher à sa fin aujourd’hui, étaient survoltés et prêt à donner leur vie.

A la capitale républicaine, les heures qui précédaient la grande offensive, celle qui devait mettre un terme à cette effusion de sang inutile qui avait couté la vie à tant de fervent Républicains, furent consacrées aux derniers préparatifs des civils pour une éventuelle évacuation. Le Directoire, sur les conseils de la Chancelière, devait se préparer au pire même s’il venait à ne pas se réaliser. Il devait protéger la vie de ceux qui avait cru en lui et leur permettre, en cas de défaite, de fuir vers le sud pour éviter les persécutions qui seraient consécutives à une éventuelle contre-offensive de la monarchie.

Puis l’heure vint. Alors que le soleil pointait dans l’un des cols des Montagnes Noires, l’assaut fut donné. Un assaut violent au travers la forêt contre un ennemi royaliste de toute évidence pris par surprise. Les troupes ennemies battirent rapidement en retraite et comme l’espérait les troupes républicaines, elles purent avancer rapidement et déboucher sur la plaine donnant sur Targatt. Partout où l’offenive eut lieu, partout où les troupes avaient percé et étaient parvenus à jaillir de la forêt ces hommes et de ces femmes couraient en dépensant toute leur  énergie pour prendre la colline qui était leur premier objectif. Tous ces fervents Républicains se jetèrent sur cette position de l’ennemi et arrivèrent au sommet du mont avec la ferme intention d’écraser toute la résistance qui s’y trouvait. Alors qu’ils parvenaient au sommet de la colline, leurs yeux furent attirés par les colonnes de fumées venant de la capitale Républicaine avant de se tourner vers l’ennemi qui l’attendait.


A la capitale, le brouillard du petit matin laissa les gardes de la ville inconscients du danger qui les menaçait. Car tapis dans la brume, les forces royalistes étaient parvenues, usant des nombreux trous laissés dans les lignes républicaines, à faire passer plusieurs unités rapides en vue de perturber les arrières des rebelles. Le sang ne tarda pas à couler et le silence laissa place à la panique et aux cris. Toute la population se mit à fuir de façon désorganisée la ville, rendant impossible toute défense organisée. Les gardes furent rapidement débordés et en quelques instants, les forces loyalistes se trouvèrent aux portes de l’Assemblée, alors réunie avec le Directoire. Les représentants du peuple et les meneurs de la République furent alors pris au piège dans l’immense bâtiment de bois. Sans que leur plainte ou leurs cris ne soit entendu des hommes et des femmes servants le seul et légitime monarque de Targatt, les membres de l’Assemblée et du Directoire furent confronté à l’enfermement avant de vivre l’enfer. Car ces unités parvenues à faire ce qu’aucune autre n’avait fait auparavant, n’allèrent pas de main morte en mettant le feu à l’édifice qui accueillait l’Assemblée et le Directoire. Attisé par la brise matinale, le bâtiment pris rapidement feu et des flammes infernales se mirent à ravager les étages les uns après les autres, brûlant vifs tous ceux qui s’y trouvaient. L’élite de la République mourrait là où elle avait dirigée depuis de long mois la guerre civile. L’entité politique venait de mourir sous les coups des forces loyalistes et il n’y aurait aucune force républicaine pour tenter d’arrêter les troupes loyaliste.

Car, là où elles devaient trouver de la résistance, les fervents Républicains n’en trouvèrent point. Ils ne trouvèrent pas les pieux et les centaines d’ennemis qu’ils devaient combattre. Tous découvrirent que du millier d’hommes rassemblés pour prendre cette position, seuls trois cent, tout au plus, avaient dépassé la frontière de la forêt. Tous ces hommes et ces femmes découvrirent alors l’ennemi au pied de la colline, les attendant arc et arbalètes bandés et à la lisière, derrière eux, sur leur itinéraire de replis, la fine fleur de leur armée les tenant en joug. L’incompréhension saisi alors tous ces hommes et ces femmes qui s’étaient battus pour la République. Qu’est ce qui se passait ? Qui était l’ennemi ? Pourquoi ces hommes avec qui ils avaient si durement combattus les menaçaient ? L’incompréhension fut remplacé par la terreur à l’instant où la voix des officiers des deux côtés de la colline retentis. Plusieurs volés de flèches fendirent alors l’air et fauchèrent les combattants rebelles. En quelques instants, les plus terribles ennemis de la monarchie furent vaincus, annihilés par le plan le plus murement réfléchit qui soit.

Car, alors que les soldats du maréchal Wilhelmine Von Schlacht sympathisaient sur les ponts traversant le fleuve en échangeant de la nourriture et du tabac et que de longues colonnes de réfugiés se pressaient pour quitter la Vallée D’Helmancourt, harcelées par des hommes aux habits proches de ceux des armées du Roi, les officiers de ce qui n’avait jamais cessé d’être une seule et unique armée se retrouvèrent et partagèrent le verre de la victoire. En un instant, la République et tous les ennemis du Roi qui avaient vu en elle un moyen de le renversé, furent vaincus, écrasés, exécutés. Les mauvaises de la population, celles-là même la plus encline à se soulever contre Drake Leckard exilées. Targatt et son administration épurées des vieilles badernes et de tous ceux trop attachés à la Régence. La Vallée d’Helmancourt définitivement réorganisée pour donner à Targatt les moyens de sa grandeur. En un instant, le plan qu’avait échafaudé Drake Leckard, alors conseillé de la Régence, et Wilhelmine Schlacht, alors capitaine de la Garde Royale, fut couronné de succès. En un instant, le monde découvrit qu’il avait vécu une farce dans laquelle chacun avait joué son rôle à la perfection.


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