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Lorsque les fanatiques font une sortie FT Wil

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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
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Ven 27 Juil - 18:57
Aujourd’hui était le jour traditionnel du grand prêche, celui de la semaine un peu plus important que les autres. Si en général pendant ce prêche on frappait en permanence sur l’abomination qu’était le temple Hayili, il semblait y avoir un nouveau danger qui semblait apparaitre depuis quelques temps.

Les Républicains. Zahel qui lisant beaucoup n’aimait pas vraiment le fait que cette terre puisse devenir républicaine, en général dans l’histoire cela contribuait à l’affaiblissement des religions, de plus l’Eglise était assez satisfaite du règle de Drake Leckard qui même s’il n’était pas croyant convenait pour le moment avec l’aide officielle ou non qu’il donnait. Mais bon viendrais bien le jour où l’Eglise aurait la force nécessaire pour forcer un Roi Etheriste sur le trône.

En attendant l’Eglise avait joué le rôle de premier par feu contre la fièvre républicaine à coup de prêche, de propagande et de récit des méfaits de cette vision diabolique du monde.

Pendant un temps l’Eglise s’était contenté de ces actions mais la fait que les républicains qui assiégeait presque la ville faisait nourrir les populations pauvres par le marché noire et les souterrain s avaient été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ces démons avaient la possibilité de gagné un soutien populaire en faisant cela, il ne fallait pas laisser pénétrer les idées républicaines à l’intérieur du cercle car l’avenir de la religion pourrait être compromis.

Les leaders Etheristes dont Zahel avait réfléchit à un plan d’action et finalement Zahel avait trouvé, c’était un pari…

Tout commença donc avec le grand prêche de la semaine. Après une demi heure à arguer le foule sur tous les fondements de la théologie Etheriste et les prières, la prêcheuse en arriva au point important.

Mes frères, mes sœurs. Aujourd’hui notre cité va mal. Les démons tapis dans l’ombre cherche à nous faire tomber afin d’assouvir le règle du mal et aujourd’hui ce qui manipulé par les démons font les mauvais choix ont un nom.

Qui ? Pouvait-on entendre dans la foule.

Qui ? Oui Qui ? Je parle bien évidement des républicains qui prôné une idéologie qui contre le seigneur ! Qui prône un système contre Dieu ! Et qui tout en se proclamant du peuple se permet aujourd’hui de ferme les voies d’approvisionnement de la cité afin de vous affamer mes frères !

Des ouh de colère furent entendu.

Car oui, l’état major de cette prétendue armée du peuple sait très bien que lorsque que l’on affame une cité, ce ne sont pas les dirigeants, les élites, les habitants des murs centraux qui sont touché par la misère et la famine. Ce qui sont touchés sont vous, hommes du peuple !

Encore une fois ont hua les rebelles.

Et pourquoi les représentants des démons feraient ils cela ? Pour tenter de manipuler votre colère ! Est ce digne de gens qui se réclame du peuple ?

Des Non s’élevèrent.

Et je vois déjà certain de leurs défenseurs dires que ce dernier prenne en compte la souffrance du peuple. A ceux-ci je réponds. Vous prenez nous pour des idiots ? Les prix des marchandises du marché noir sont astronomiques et à qui revient l’argent de ses ressources indispensable vendu à des prix déloyaux ? Aux républicains qui récupèrent petit et petit le peu d’argent que nous avons ! Sans oublier le fait que le marché noir ne peut subvenir efficacement au besoin de tous ce n’est qu’une goutte dans un océan, un fait qui fait d’autant plus grimper aussi bine les prix que la famine !

Des cris de colère furent entendus.

Mes amis, allons nous devoir supporter plus longtemps le blocus des républicains. Acceptez leurs jougs sur la nourriture. Les laissez prendre nos faibles économies pour servir une cause qui ne sert en rien le peuple ?

Des Non furent entendus

Et bien mes amis. Si ces voies sont bloquées nous allons les ouvrir aujourd’hui même. Parce que c’est la volonté du peuple et de Dieu !
A la vallée !


Les « A la vallée » furent répétés en boucle tandis qu’une masse sortait des murs de la ville en direction des blocus républicains. Naturellement Zahel avait prévus bien plus de chose. De l’autre coté du front depuis l’étranger un convoi accompagné de civils de Targatt et de paysan qui était passé de l’autre coté par téléportation s’avançait.

Le but était simple. Faire jonction entre les deux points groupes afin de ramener le convoi de nourriture dans la ville. Il y avait dans les deux groupes des Etheristes fanatiques qui préféreraient mourir que de ne pas accomplir la grâce de Dieu et qui n’aurait point peur des armes par parce qu’il savait se défendre mais parce qu’il n’avait pas peur de la mort. De toute façon les directives de Zahel avaient été très clair pas de violence pas de réplique. C’était soit l’on passe. Soit l’on se fait massacrer sans réagir et l’on devient martyr.

Alors que les deux groupes marchaient dans la vallée pour faire jonction, il y avait bien entendu, des amis et des membres des familles des soldats des paysans qui accueillait les soldats et des soldats eux même.

Zahel pensait que dans tous les cas, même si elle mourrait le culte de l’Ether était gagnant. Elle avait fait en sorte qu’il puisse survivre sans elle et le fait qu’elle soit martyr pourrait même l’aider.

Pour elle quelques soit la réponse de la république, elle serait gagnante. Si le convoi passait, ce serait tout à la gloire d’Ether et une humiliation pour les républicains ainsi qu’une preuve de leurs faiblesses. Si il attaquait ce serait un bain de sang et leurs réputation serait anéantit à jamais après les meurtres de civils pacifiques. Mais la prêcheuse avait entendu dire que la république avait à sa tête une stratège. Peut être trouverait elle une meilleur solution…


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Wilhelmine Schlacht
Ex-capitaine de la Garde Royale - Mage 2e ordre
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Sam 28 Juil - 17:06
La guerre était un fléau. La guerre civile était une abomination. La guerre religieuse était l'enfer sur terre. Voilà comment je résumais mon point de vu devant les douze membres du directoire en plus de moi. Ils m'avaient élus Chancelier et mon rôle était de diriger la République pendant la guerre et mener nos armées. Ce rôle je comptais le remplir parfaitement et par la même faire par de mes observations quant à la situation de la République face à notre deuxième ennemi derrière la Monarchie : les Etheristes.

Bien que plusieurs membres du Directoire soient des pratiquants de ce cultes, la tournure des événements les avaient amené à rompre avec les chefs du culte dans l'enceinte de Targatt. Ces collaborationnistes avec l'ensemble des politiques de Drake Leckard en plus d'instrumentaliser leur culte pour obtenir de plus en plus de pouvoir au sein de la cité s'était érigé en nouvel ennemi de la République. Il ne m'en fallait pas plus pour que je demande à ce que nous ayons les mêmes rigueurs à leur attention que celles que nous avions auprès des représentants du Roi. L'Armée Républicaine fut donc autorisée par le Directoire à mettre un terme définitif à tous les convois de ravitaillement mené par les Etheristes, renvoyés à la cité sans leur chargement. Chargement qui venait s'ajouter aux denrées que nous apportions aux nécessiteux du Cercle et au Marché Noir. Pourquoi s'en privé me diriez-vous?

Cette stratégie mise en place dès que la République eut le contrôle complet des lignes d'approvisionnement de la Cité, portait ses fruits. Le niveau de vie des plus démunie ne fut jamais impacté par la guerre et les plus fortunés n'hésitaient pas, sans le savoir, à remplir les caisses de la République en achetant au Marché Noir. Cependant, ce petit jeu, les Ethéristes avaient finis par le voir. Enfin, ils avaient remarqué que quelque chose n'allait pas et se doutaient bien que la République ne pouvait en être que l'origine.

Ainsi, une première bataille fut livrée entre les Ethéristes et la République: la bataille de la propagande. Les affiches rouges de la République, possédant très peu d'écrit et des images parlantes dépeignant l'Eglise comme une femme vorace mobilisant toutes les denrées librement disponibles pour s'engraisser davantage au côté d'un Roi et de quelques pontes de la cité tout aussi gras et face à un peuple regardant d'un air mauvais ces tyrans de pacotilles tout en prenant gracieusement le blé que la République, belle femme en arme, accompagné d'un fermier et d'un soldat leur donnaient le tout légender : Nous vous donnons le pain qu'ils vous aurez volés! DE leur côté, les Ethéristes ne manquaient pas d'imagination pour agrémenter leur prêche et leur texte. LA République devenait le pire des démons, le mal sous toute ses formes.

Les deux camps obtinrent des résultats encourageants. Du moins les événements à venir nous le laissait penser pour les Ethéristes car, de notre côté, les rangs civils et militaires Républicains ne cessaient de s’agrandir. Les champs étaient tout le temps occupés par des femmes et des hommes travaillant la terre. Les forges tournaient à plein régime pour armée l'Armée Républicaine et les rangs de cette dernière furent grossit de nouvelles recrues fraîchement arrivée des filières d'extraction de la citée ou bien des grossis des hommes et des femmes venant de l'extérieur et venu à Targatt pour vivres de jours meilleurs. De ces derniers, une partie faisait demi-tour. La Cité n'était plus l'Eldorado qu'ils pensaient. Une partie voulait rejoindre la Cité en elle-même et ne voulait guère contribuer à la guerre. La République était obligée alors de les rediriger vers les fermes et les industries quand cela était possible. Sinon les autres étaient amené dans la ville par des chemins différents de ceux qui en sortaient. Enfin, une dernière part rejoignait la République et contribuait à sa victoire. Malheureusement, le Directoire était bien obligé de l'admettre : le soutient de la population du Cercle était trop entravé par le Régime de Drake Leckard et surtout par la diatribe religieuse. Nous avions beau avoir leur sympathie, trop peu franchissait le pas de franchir les murs et rejoindre la République. Il fallait du temps et surtout un coup d'éclat.

Cette bataille de l'Information n'était qu'un prélude à une toute autre forme de guerre. La guerre de provocation et son premier acte fut joué par les Etheristes. Ces derniers jouant d'une des nombreuses images qu'ils accolaient à la République parvinrent à mobiliser suffisamment de petites gens pour marcher vers la Vallée d'Helmancourt en direction des premières lignes Républicaines. L'information était parvenue aux oreilles du Directoire assez rapidement via nos filières souterraines.

Ce jour là, l'intégralité du Directoire siégeait pour régler des questions agricoles. La situation de la République en matière d'alimentation n'était plus un problème et à l'approche de l'Hiver, nos réserves étaient pleines au point que nous obtenions des surplus. L'interception du ravitaillement à destination de Targatt y avait grandement aidé. Il fallait donc régler la question de la gestion des surplus. Toutefois, l'intrusion pendant la réunion d'un officier de cavalerie essoufflé coupait court aux débats. Une colonne d'Etheristes quittait la ville et rejoignait la Vallée scandant des obsénités, du point de vu du Directoire, à l'attention de la République. Il ne fallut pas beaucoup de temps qu'un garde du sémaphore de l'interfluve arrive lui aussi indiquant qu'un convoi d'Etheriste arrivait par la frontière sud et qu'il avait plusieurs chariots.

Ils n'avaient pas mis beaucoup de temps à montrer leurs vrais visage. Mais le problème restait entier. Le Directoire ne voulait pas d'effusion de sang et en tant que Chancelier, j'étais du même avis. Cette affaire était à notre entier désavantage à moins de l'utiliser et tourner en dérision l'Eglise. Cette dernière ne devait avoir que quelques chariots après tout.

Les préparatifs de la contre-mesure furent donc lancés et les premiers ordre partirent. Les colonnes principales des Etheristes devait être stoppée sans effusion de sang. Simplement encerclée par des corps de l'Armée Républicaine tandis que la colonne venant de la frontière serait escortée par l'Armée Républicaine. Il y avait quelques ultra qui pourraient s'en prendre à eux. Toutefois, par mesure de précaution, toutes les exploitations agricoles longeant à la grande route furent évacuées. D'une part pour éviter que les paysans ne soient victime de la propagande de l'Eglise et d'autre part qu'ils ne soient pas des victimes en cas de débordement.

Ce fut à ce moment là qu'un des directeurs eux une idée. Pourquoi justement ne pas montrer que c'est le peuple de la République qui était aux commandes et que nous ne saurions aller à l'encontre de son choix. Ce jeune administrateur des premiers jours de la République présenta rapidement son idée : dans les champs et dans les ateliers de la République, il y a de nombreuses personnes ne portant pas les armes et qui sont de fervents défenseurs de la République. Si nous leurs parlions et leur expliquions la situation, peut-être qu'un élan populaire comparable à celui des Etheristes se formerait et irait à leur rencontre en leur donnant ce qu'il souhaite : de la nourriture, des médicaments, du matériel magique. Malgré la dangerosité de l'idée, le peuple pouvant s'allier subitement aux Etheristes, l'idée fut adoptée seulement d'une voix. Le jeune administrateur parti alors former ses "bataillons du peuple" tandis que je prenais la direction du front à cheval.

A mon arrivée, la colonne était sur le point d'entrer en contact d'une barrière improvisée pour l'occasion par les soldats rassemblés pour bloquer la colonne. Les soldats n'étaient pas serein. Il s'agissait pour la plupart des personnes en face d'eux de civils.

"Soldats de la République! Ecoutez! Ceux qui nous font face sont des hommes, des femmes et des enfants mener aux portes de notre rêve par la rage et la colère d'une Eglise qui tremble devant la civilisation qu'apporte notre République. Elle blêmit à l'idée que nous puissions offrir aux uns et aux autres le droit de pratiquer le culte qu'ils souhaitent. Elle s'énerve de ne pas nous voir affirmer la prédominance d'un culte par rapport à un autre. Elle nous hait car nous ne lui donnons pas une prédominance par rapport aux autres. Mais allons nous cesser de combattre uniquement pour l'orgueil d'une Eglise qui a peur de la Liberté? JAMAIS!

Allons nous pour autant faire couler le sang de nos frères monté contre nous et sans armes? Allons nous lever la main sur notre famille dont l'esprit est formaté par un discours belliqueux qui ne devrait jamais sortir de la bouche des officiers de Dieu? JAMAIS!

Allons nous couvrir du sang de nos frères et soeurs la terre qui nous nourrit et qui peut nourrir tout le peuple de Targatt? JAMAIS!

Notre oeuvre de Liberté passera pas la mort de nombreux Hommes. Mais elle ne passera pas par le massacre d'innocents guider par la parole dégénérée de quelques fous se disant serviteurs de Dieu! Alors soldats tenaient! Tenez vos positions sans fléchir, sans offrir aux cerbères de notre ennemi, bergers de nos frères désœuvrés, lla joie de porter vos lances et vos épées à leur chair. Tenez et ne répondez pas à la provocation! Tenez et montrer au monde la force de la République face à cet acte barbare!"


La colonne venant de la ville vint enfin. Elle avait pu traverser un début de champs déjà moissonné mais où il n'y avait plus un seul paysan et maintenant se trouvait face aux troupes de la République placées en arc de cercle. pour éviter que les Ethéristes ne débordent la formation républicaine. Des troupes placée en réserve assuraient la protection du dispositif et les autres troupes sur le front étaient en alerte maximale. Il pouvait très bien s'agir d'un piège pour une contre-attaque de la Monarchie. Quand elle fut à proximité, je pris la parole. Je n'étais pas descendu de cheval pour que toute la colonne puisse me voir mais aussi pour contraster avec la suite.

"Te voici donc, toi et ta grande majesté devant les hommes et les femmes qui sont tes serviteurs. Toi que nous vénérons chaque jour et pour lequel nous mourront. Toi seul et unique maître de ton futur. Toi peuple de Targatt.

Nous t'attendions. Mais à l'inverse de ce qui te manipule peuvent dire, nous ne sommes pas ici pour nous battre. Nous sommes ici que pour obtenir la chute d'un régime autoritaire et qui s'engraisse chaque jour sur le dos des petites gens qui te composent et ce qu'il s'agisse de l'époque des première monarchie, de la Régence et de l'actuelle règne du tyran qui te soumet. Nous ne sommes ici que pour livrer bataille que contre les oppresseurs du peuple.

Mais toi, pourquoi es-tu là? Pourquoi t'es tu armé de ton courage pour sortir des épais murs de la cité et te présenter ici sur le lieu de mille bataille a venir où rode déjà la mort.

Pour obtenir de la nourriture? De l'eau? De quoi vivre? Vous qui êtes le peuple de Targatt affirmez donc une seule fois que depuis le début de cette guerre, une seule famille démunie s'est retrouvée sans pain et sans un sous pour non pas survire, mais vivre? Affirmez une seule fois qu'une famille démunie a perdu un fils ou une fille du fait de la maladie? Affirmez devant le dieu en lequel vous croyez qu'un seul d'entre vous ne peut plus obtenir de la force de ses bras et de la sueur de son front les douces récompenses des fruits de son travail? J'écoute? Toi peuple de Targatt as-tu des preuves que les hommes et les femmes devant toi, ton bras armé, son à l'origine de tes maux?

Toi peuple de Targatt, as-tu aussi l'assurance que ceux qui se font tes bergers, ces mandataires de dieu à la mauvaise foi malsaine, ne sont là que pour obtenir ton bien? T'on t'il donner à toi ce dont ils n'ont pas besoin? T'ont-ils donné à toi avant eux en respect de la charité qui est la leur? Non! Ils ne t'ont donné, comme tes maîtres cloisonnés dans le Palais d'Opale, le reliquat de leur immenses festins! Les restes de leur banquet donnés en l'honneur de leur idole! Les vestiges de maigres réserves des autres cultes qu'ils auront pu voler à ceux qu'ils ne considèrent pas comme des êtres dignes de vie, mais comme des démons qu'ils vaut mieux voir mort plutôt qu'en vie! Toi peuple de Targatt, tu te fais nourrir par ceux qui te tiennent en laisse comme on nourrit un chien! Comme un nourrit une bête féroce pour l'amadouer! Voilà ce que tu es entre leur main.

Cependant aujourd'hui tu es ici, devant nous pour obtenir de nous ce que tu ne saurais avoir d'eux! Et la République ne saurait être sourde à ton appel! Tes frères et tes soeurs aujourd'hui libres ne sauraient rester sourds à ta détresse!!!


L'Armée Républicaine s'écarta pour laisser la route libre et ainsi offrir à la vue de la colonne des Etheristes de nombreux chariots sur la route non pas accompagné de soldats, mais accompagnés de simples gens de toutes les races et, pour ceux dont les signes religieux pouvaient être visible, leur culte. Pour ma part je restais à cheval regardant attentivement les réactions pour prévenir toute tentative des Ethéristes forcenés de faire dégénérer la situation.
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Prophétesse Zahel
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Dim 29 Juil - 1:41
Depuis quelques mois, l’Eglise avait en grippe la république pour plusieurs raisons. Le fait que la république bloque ses propres voies d’apprivoisement avait beaucoup joué dans cette haine envers les républicains. Le fait que les républicains les avaient suivis dans leurs campagnes de propagande également. Toutefois cette propagande n’avait que peu de véritable effet envers l’Eglise sa réputation étant beaucoup trop blanche pour qu’elle puisse être entachée par de simples affiches apposées durant les nuits.

En effet depuis le départ, Zahel avait joué la totale transparence sur ses agissements ainsi que sur ceux de l’Eglise. Même la rencontre avec le monarque Drake avait été détaillée comme une rencontre stratégique de lutte contre les démons qui avaient ouvert le seuil il y a quelques temps.

C’est cette politique de transparence quasi-totale et le fait que tous les leaders Etheristes vivaient comme des hommes du cercles qui faisait en sorte que l’Eglise était quasiment inattaquable sur bien de point, le seul potable étant celui de l’idée théologique mais tous ceux qui ont tenté d’entré ont à ce jour perdu avec humiliation face à Zahel.

La réputation de l’Eglise était donc immaculée à cause de son fonctionnement et des vies pauvres que menaient les dirigeants.
La réputation de l’Eglise n’avait donc que peu été touché. Naturellement les plans avisés du Directoire se rendrait compte que le train de vie pauvre et austère de l’Eglise était pure vérité mais ils se rendraient compte certainement que la réputation immaculée et droite de l’Eglise était dû au fat que Zahel était une redoutable communicante tant en acte qu’en parole. Elles étaient même pour beaucoup bien plus forte à ce jeu que le Roi lui-même. Sur ce point les bêtises de Corvus avec son agressivité et son Raa d’an l’auront vraiment plus qu’aidée.

En vérité le fait que la propagande d’un prétendu gavage des clercs avaient plus piqué l’orgueil de l’Eglise plus qu’autre chose. On ne se moque pas impunément de l’Eglise,  c’était une chose claire dans l’esprit des Etheristes. Il fallait donc prendre des contres mesures plus radicales face à ces ennemis de la Foi.

C’est donc la raison du pourquoi un grand nombre de civil se retrouvèrent actuellement dans les champs en train de marcher vers une destination fixée.

En tête du mouvement Zahel remarqua que les champs étaient désertés. La république était donc au courant. L’affrontement tant attendu aurait donc lieu…

Alors que les Etheristes avancé poussé par la Foi en Dieu, l’armée démoniaque de la république était en fac d’eux an arc de cercle. Vu d’ici cela ressemblait à une futur manœuvre d’encerclement mais bon, cela importait peu à la prêcheuse qui n’était pas réellement au fait de la stratégie militaire que ses ennemis maitrisaient bien mieux qu’elle.
Une fois arrivée à moins de 50 mètres, une personne, une femme à cheval commença un long discours. Il semblait à Zahel reconnaitre cette personne, en effet comme le lui rappela quelqu’un cette personne à cheval n’était rien d’autre que l’ex capitaine de la garde, qui se revendiquait désormais chancelier de la république.
Les Etheristes écoutèrent tout d’abord calmement le discours même si certain membre de la colonne criait, protestait bref ce que comportaient comme des habitants basiques du cercle. Ceci trahissait quelque peu le composition de la colonne. Les plus croyants et les plus téméraires Etheristes étaient en tête tandis que ceux de derrière bien que déterminé suivait le mouvement car ils seraient de ceux qui ‘n’oserait avancer en première ligne face au soldat.

Durant le discours, les Etheristes avançaient toujours certes mais moins vite que tout à l’heure mais c’était pour pouvoir mieux écouter tous ce que cette personne disait.

Et dieu quel discours. Pour un peu si elle y croyait Zahel aurait laissé une larme. En fait pour elle c’était presque un discours accusateur. Elle garda donc son calme et fit s’arrêter la colonne lorsque les soldats laissèrent passer un convoi vivre.

Beaucoup de membre de la colonne furent surpris par le fait que des convois apparaissaient dans une situation normale peut être aurait il arrêté la marche ici même mais au bout de quelques mois, ces derniers avait tellement écouté Zahel qu’il disait qu’elle était le seule à savoir quelle serait la meilleure réaction et la meilleure méthode à ce « cadeau » de la part de la république.

A la vue des chariots, Zahel pendant une dizaine de seconde ne bougea point, observant les chariots venant au loin. Elle voyait la tactique, cette cavalière voulait jouer sur l’essoufflement de la volonté du groupe  avec une prise de risque supplémentaire alors que la république offrait « gracieusement » des vivres et du matériel. C’était intéressant, mais pour Zahel c’était sans compter l’insatiabilité de la demande.

Ainsi la jeune prêcheuse commença seul à remarcher jusqu’à arriver à 10 mètres des soldats. Elle observait de loin le leader de groupe ou du moins semblait le faire puisqu’elle avait les yeux fermés puis prit la parole.

Madame malgré vos mots doux vous ne pouvez cacher que derrière ce ton si miséricordieux se cache une infâme langue de serpent.  Et en toute mauvaise foi vous osez demandez ainsi les raisons qui font que le peuple souffre tout en cachant avec fourberie toute vos fautes.  
Vos querelles de trône et de gouvernement n’intéresse personne ici alors ne tentez point madame de justifier la barbarie et l’infamie de vos actes.


Se retournant

Mes frères. Mes Sœurs. Qui aujourd’hui fait un blocus qui n’affame que le peuple et non les puissants qu’ils prétendent viser ?

C’est eux !!!


Qui par l’infâme moyen de la famine et de la pauvreté tente de vous instrumentaliser. O peuple de Targatt ?

C’est eux !!!

Affirmez-vous devant le Seigneur Ether tout puissant. Manquez de vivre et de matériel.

Nous affirmons !!!

Affirmez-vous que par la famine, la maladie se propage dans nos quartiers ?

Nous affirmons !!!


Et je peux malheureusement le confirmer en tant que médecin…
Affirmez vous que ceux responsable de cette situation sont ceux qui bloquent les vivres autours de la ville ?


Nous affirmons !!!


Se retournant vers les soldats.

Je pense madame que vous avez désormais vos réponses. Vous pouvez madame guidez par les démons qui vous habite tentez de manipuler vos hommes à travers une propagande basé sur de perfides mensonges dont chacun s’il est de bonne fois peut se faire vérité.

Vous pouvez tentez de mentir au peuple, de l’insulter en tenant des paroles blasphématoires envers le seigneur. Vous serez jugé un jour pour cela.

Vous pouvez si vous le souhaitez livrer bataille pour les démons que vous servez. Mais jamais oui jamais vous ne devez mêler le peuple à vos chamailleries terrestres nées d’un orgueil et d’un narcissisme profond. Car aujourd’hui, avec vos méthodes, de vous de vos prétendus oppresseurs, un aveugle même pourrait voir qui oppresse véritablement le peuple et qui tente d’atténuer les effets de votre perfidie.


S’adressant aux simples soldats.

Vous-même simple soldat. Etre vous prêt à oppresser vos frères et vos sœurs en faisant pire que ceux que vous haïsse afin de servir des intérêts qui ne vous serviront pas que ce soit ici ou dans les cieux ?

Enfin pour vos convois, il est agréable de voir que grâce à notre action votre camp a déjà décidé de fournir des vivres gratuitement. Vous avez fait un pas vers la rédemption. Je pense donc que nous ferons cela plus souvent afin d’éviter aux peuples de se ruiner dans le marché noir et de vous enrichir.  Continuiez comme cela l’Eglise vous y encourage.

Mais ceci n’est qu’un bonus et non notre mission principale. Vos cadeaux de rédemptions seront transporter à bon port par quelque uns des fidèles, je vous remercie. Mais nous avons un autre convoi à récupéré dans l’heure et nous devons allez les récupérer. Mes amis en avant !


Puis la colonne se remit en marche à vive allure. Evidement cette remise en marche avait surtout pour but d’empêcher les républicains d’avoir le temps de réfléchir calmement par la situation. Par ailleurs, le convoi était une agréable surprise, un bonus dont évidemment l’Eglise allait se vanter. On organisera sans doute une action de communication où l’on dire que les Etheristes sont parvenus à convaincre les républicains de donner des vivres.

En marchant vers le trou qu’avait laissé l’armée républicaine, Zahel repensait à son discours, elle en était satisfaite bien que certain très bien qu’existant avait été quelque peu amplifié… On n’était pas encore en famine mais il était vrai que la moitié la plus pauvre avait faim et que l’affaiblissement des corps avait provoqué des maladies et des morts bien que l’on était encore loin de l’épidémie.  Et puis de toute manière les peuples avaient l’habitude de toujours être insatisfait de leurs conditions et de toujours aggraver leurs situations donc il n’y aurait que peu de problème de ce coté là…
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Wilhelmine Schlacht
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Mar 31 Juil - 22:24
Comme le peuple pouvait avoir la mémoire courte. Aucun des hommes et des femmes aujourd'hui si solidement gardé par les chiens de garde de l'Eglise ne se souvient de sa vie avant les tourments de la guerre. Non, pas un seul d'entre eux tant la propagande orale de l'Eglise polluait leur esprit. Celle qui devait, de toute évidence, être le principal orateur de l'Eglise devait bien le savoir et se satisfaire de ce manque de souvenirs. Cela faisait leurs affaires et allait à l'encontre de la République. Je n'allais pas la contre-dire. A la guerre, tous les moyens sont bon pour avoir un soutient populaire.

Toutefois, si elle pensait faire des chargements gracieusement offerts une arme de propagande à notre encontre, elle serait bien chagrinée de constater qu'elle ne pourrait guère le faire. Toutes les caisses étaient frappées du sceau de la République : L'épée de l'Armée au dessus des deux marteaux de l'Industrie et du Travail soutenant la balance de la Justice et sertis du blé et du seigle du Paysan. Chaque paquet, chaque papier, chaque étiquette, chaque produits était frappé de ce symbole qui trônait en couleur d'or sur les étendards rouges des troupes Républicaines. Ainsi même si l'Eglise pouvait se targuer d'avoir obtenu cette quantité importante de produits, ce qui restera dans les maisons et dans les mains de tous ceux qui en profiteront, c'est le sceau rouge de la République, la seule en mesure de leur offrir ce dont ils avaient besoin à la différence de l'Eglise qui risquait la vie de ses fidèles pour ces produits au lieu de venir simplement négocier un cordon humanitaire. L'Eglise pouvait être immaculée dans son comportement, elle restait connue pour ses tendances violentes. Si elle reproduisait le même schéma pour obtenir ces denrées sans essayer de négocier, elle finirait par lasser ses fidèles les moins endoctrinés et qui ne souhaitent guère y laisser la vie. Je pouvais me tromper. Mais la peur de la mort peu parfois avoir raison de la trop faible adoration.

Toujours sur mon cheval, je regardais le groupe de fidèle qui suivait cette religieuse qui avait eu pour simple réponse des troupes de la République un silence dur. Il fallait être fou pour croire que je laisse les troupes les plus jeunes et les moins favorables à la cause républicaine s'opposer à l'Eglise. Laisser les moins fidèles au contact de l'ennemi, c'était prendre le risque de les perdre et qu'ils emportent avec eux les autres. Il fallait donc du dur et de l’éprouvé pour s'opposer à l'ennemi. C'est pour cela que les hommes qui entouraient le cortège de l'Eglise étaient des Républicains de la première heure et des victimes de la Monarchie et des dérives qu'elle apporta avec elle. Des hommes et des femmes s'étant levé contre le Roi, des familles craignant les violences des Etheristes, des personnes croyant plus en la liberté qu'en la soumission et enfin, des jeunes hommes et des jeunes femmes voyant leur avenir sous le soleil que dans l'ombre de géants insatiables. Mais alors qu'ils tenaient leurs positions, une jeune femme, toujours dans les rangs, répondit simplement à la prêtresse par le chant devenu l'hymne de la République. Elle fut rapidement suivie par les autres soldats qui entonnèrent de plus belle tout en suivant les ordres et une fois le dernier religieux passés, fermèrent la route.

Toutefois, le chant se tue tout seul. La cause venait certainement de moi car, alors que j'avais repris avec mes hommes l'hymne de la République tout en voyant les nos chariots s'avancer vers le groupe de religieux, une constatation délicate fit que ma voix stoppa. Mes hommes ne mirent pas beaucoup de temps à voir mon regard fixer l'avant du groupe d'Ethéristes. Des enfants, il y avait des enfants! Par tous les Dieux pourquoi y avait-il des enfants ici? Ils devaient être à l'arrière. En réfléchissant à la situation et en observant notre convoi, je remarquai aussi que les civils qui l'accompagnaient n'étaient pas que des personnes originaires de Targatt. Leur tenue les trahissait et par la même, leur symbole religieux. Alors que je me portais pas le travers de la tête du groupe d'Ethériste, je remarquais bien que les adultes de notre convoi et qui étaient d'un autre culte que celui de l'Ether n'étaient pas sereins. La constatation fut d'autant plus visible quand une famille ordonna à son enfant de revenir alors qu'il rejoignait le groupe d'enfants qui allaient à la rencontre des Ethéristes. Leur insouciance les portaient devant une menace et la famille le sentait bien. Elle avait des raisons supplémentaires que cette famille était arrivée il n'y a que deux mois après un long voyage depuis les terres celtes du nord. Leur enfant, cinq ans tout au plus arriva devant Zahel ce qui immobilisa ses parents et il tendit à la prêtresse un bouquet de fleurs en disant ces mots "J'espère que les dieux du Nord vous aiderons vous et tous ces gens"...

L'Armée Républicaine se tenait prête à intervenir et pour ma part, je tenais déjà le manche de ma rapière. Cette affaire, au moindre faut mouvement d'un des deux camps, allait finir en bain de sang et ce à cause des mots gentils d'un enfant du Nord...
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Prophétesse Zahel
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Sam 4 Aoû - 15:33
En voyant les convoies de ravitaillements républicains arrivé par le trou que les soldats démoniaques avaient laissé. Une multitude d’idée vinrent à Zahel. Les républicains pouvaient penser que le fait de donner des vivres désormais pourrait les aider dans la diffusion de leurs idées dissidentes et illégitimes, pour le culte il en était tout autre car il était bien évident que de ces marchandises le culte ne ferait pas une simple distribution se serait sinon évidement bien trop facile.

Zahel n’était pas une personne qui agissait trop rapidement, il y aurait évidement une distribution équitable et qui dit distribution équitable dit une ou deux journées de préparation où les marchandises seraient comptées et organisées.

Une bonne partie serait donné après un prêche racontant de quel manière la république fatiguée à du à cause de la force pourtant pacifique des fidèles a dû pour la première fois céder gratuitement des vivres, ce qui n’aurait jamais été le cas sans la foi de l’Eglise. Le reste serait confié aux pauvres vieillards et aux malades qui n’aurait plus la force de bouger bien qu’ils auraient droit à une version allégée de la part de l’Eglise.

La république pourrait donc si elle le souhaite offrir ses armoiries aux habitants qui ne seraient rien de plus de la bouche de l’Eglise que le souvenir de la honte et de la défaite républicaine. Un fait religieux qui serait probablement amplifié par la propagande royale.

La république pourrait aussi penser que le schéma pourrait lasser, c’est possible mais la perspective d’avoir des vivres gratuits amènerait toujours de nouvelle tête ou bien ramènerait des anciennes, c’était bien plus prolifique que les transactions du marché noir.

Enfin en ce qui concerne la peur de la mort tout dépendrait de la marche précédente. Si les républicains décidaient d’attaquer, il y aurait du sang, il n’y aurait plus de marche mais la république serait officiellement condamnée. Si les républicains n’attaquaient pas, il n’y aurait pas de mort, il y aura des vivres pour Targatt et donc la peur de la mort pour les prochaines fois n’en serait que minime puisque la fois précédente tout ceci à fonctionné. Bien que cela serait également une humiliation pour la république et une baisse considérable sur le long terme de ses revenus du marché noir.

Après avoir répondu aux discours manipulateurs de la chef des rebelles républicains, les Etheristes se remirent marche vers le trou laissé vide par les républicains. Zahel tout devant était plus exposé que quiconque. Pour toute réponse, les rebelles entonnèrent un étrange chant. Peu de personne comprirent de quel chant il pouvait bien s’agir mais finalement les plus perspicaces comprirent qu’il s’agissait d’un chant qui glorifiait la république. Comme la majorité des gens n’avaient pas vraiment comprit les références bien que les paroles étaient assez républicaines, il n’y eu pas de véritable mouvement agressif envers les soldats.

Lorsque les derniers Etheristes furent passé au moment même où les soldats républicains leurs fermèrent la marche, il y a eu une petite restructuration de la foule de fidèle. Une partie de ceux qui étaient en première ligne avait fini par arriver en dernière ligne afin d’être toujours au contact des soldats. On ne sait jamais.

Soudain le chant se tue et l’avancée Etheriste dans le même temps. Déjà il y avait des enfants, c’était un fait déjà assez grave pour être souligné mais encore plus grave, les gens sur les convois avaient une autre religion ! Zahek ne croyait pas aux coïncidences, c’était une immonde et perfide provocation de la part des républicains. A quel point ces derniers étaient ils inhumain. Ils utilisent des enfants tout cela sera rapporté au plus tôt !

En voyant cela plusieurs dizaines d’Etheristes retournèrent leurs têtes vers les soldats avec un visage plein de haine. Ceux qui étaient assez intelligent pouvait certainement comprendre que les Etheristes pensaient que cela était un mouvement volontaire de la part de l’Etat major des rebelles. Certain soldats pourraient même peut être le penser à moins qu’eux aussi ne soit dans le coup. Ou alors c’était le travail d’un autre membre de l’état major.

Zahel qui se mordait légèrement la lèvre jusqu’à faire perler quelques gouttes de sang à l’intérieur de sa bouche regardait le groupe d’enfant. Elle ne pouvait pas foncièrement leur en vouloir, ils étaient faux croyants mais ils étaient encore des enfants. En revanche, la république osait faire vivre sous son toit d’autre culte d’idole barbare. D’ailleurs il semblait à Zahel que celle sur son cheval était une femme du nord, elle voulait faire envahir la cité par ses idées barbares ?

Soudain un enfant de cinq ans se tint devant elle un bouquet à la main.

"J'espère que les dieux du Nord vous aiderons vous et tous ces gens"...

Zahel observa quelques secondes l’enfant. Elle entendant au loin grâce à ses sens d’aveugle, le son des lames républicaines prêtent à sortir. Qu’ils se rassurent, elle ne ferait clairement aucun mal à enfant… tout du moins tant qu’elle n’était pas en forme éveillée. En fait elle réfléchissait sur la manière dont elle devait agir. La situation avait été jusque là clairement à l’avantage des Etheristes, être à l’origine des violences gaspilleraient tous les efforts.

De toute manière il y avait des priorités à accomplir, le fait d’éliminer les racines de ce culte dans la région était aujourd’hui secondaire. La priorité était les vivres. Une fois que l’Eglise aura installé sa suprématie religieuse dans la cité en brisant les Hayili en viendrait s’occuper des spores de ce culte du nord qui n’a rien mais rien à faire ici. En plus de cela trop de fidèle perdrait la vie aujourd’hui donc la situation serait clairement mauvaise dans la position de subjugation du culte du Nord. En clair, ces hérétiques venaient de gagner un sursis.

Zahel posa un genou à terre afin de se mettre quasiment à la hauteur du garçon et prit le bouquet de fleur.

Merci, je vais uniquement prendre en compte l’intention de ta part jeune homme, car il n’y a qu’un seul Dieu, Ether. Mais nous auront le temps de débattre de ceci une prochaine fois, nous ne sommes pas ici pour cela aujourd’hui pour cela.


C’était aussi un message pour le groupe qui comprit le raisonnement de Zahel. Vous avez gagné quelques semaines mais vous serez subjugués prochainement parce que nous ne sommes pas là pour cela aujourd’hui.

Zahel posa ensuite la main sur la tête du garçon, la tapota légèrement et se releva. Elle se retourna légèrement vers la cavalière, ouvrant légèrement l’œil pour se souvenir de son visage, celui d’une existence à faire disparaitre.

Puis elle observa à nouveau les convois, le bouquet à la main. Avant de marcher de nouveau vers les convois des hérétiques. Une fois arrivée à leur hauteur, elle s’adressa à ceux qui les conduisaient.

Hum, j’imagine que nous devrions vous remercier pour votre…. « générosité »

Elle employait un ton très ironique.

Et bien vous avez fait votre travail, vous pouvez maintenant nous confiez vos chariots.

Zahel regarda un peu en arrière et vit que les enfants n’étaient plus dans son champ de vision, ils avaient certainement dû être rappelés par les familles hérétiques.

Ainsi Zahel lança le bouquet en l’air. Ce dernier fut aussitôt recouvert par une sphère translucide avant de se désintégrer ne laissant même pas une simple poussière.


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Wilhelmine Schlacht
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Sam 25 Aoû - 18:06
La situation était plus que compliquée. Pire, elle pouvait dégénérer à tout moment pour deux raisons D’abord parce que le membre du Directoire en charge de préparer les chargements de nourritures n’avaient cherché à prendre simplement les plus Républicains des civils qui nous ont rejoint, mais les plus religieux et surtout ceux qui n’avaient rien à faire avec les Etheristes, ceux qui avaient eu des membres de leurs familles ou de leurs amis persécutés par la nouvelle intelligenstia de l’Ether menée par cette Zahel qui n’avait de cesse de me narguer avec ses aires de Sainte. Elle pensait que la République jouerait indéfiniment aux saints et ne chercherait pas à faire de morts parce que cela irait en sa faveur. Sauf que cela irait en la faveur de la République pour ceux qui lui faisait déjà confiance. Les purges des Royalistes à l’arrière du front avaient déjà eu lieu et elles avaient eu de plutôt bons échos. Il ne manquait plus qu’à se faire les Ethéristes fanatiques pour redonner du crédit aux modérés qui nous avaient rejoints. Ces derniers discréditaient déjà assez leurs compatriotes au sein des murs de Targatt pour que la naissance de ces « martyrs » soient le massacre des quelques traîtres. Les forces républicaines auraient pu les massacrer dès leur arriver dans le no man’s land. Elles auraient pu ne pas se porter en avant du fleuve et simplement les faire attendre là-bas. Il fallait cependant jouer une carte : celle qui ferait passer les Ethéristes pour ceux ayant provoqué les forces Républicaines. La petite surprise imprévue de mon camarade du Directoire allait en ce sens.

Ensuite, la situation était complexe car des forces républicaines s’étaient portées dans le no man’s land et même si les troupes de garnison dans nos fortifications sur le fleuve pouvaient encore les couvrir en cas d’action des troupes royalistes, nous risquions d’avoir de nombreuses pertes. Il fallait donc faire le choix de replier les troupes et les civils de l’autre côté du fleuve et laisser les Ethéristes poiroter devant le fleuve sans les laisser passer.

Ces mêmes civils n’allaient pas aider. Car devant la réaction de la prêtresse dont les mots ne me parvenaient pas, les autres enfants voulurent en faire de même et ce furent des parents apeurés qui lâchèrent les caisses qu’ils avaient entre les mains pour récupérer leurs enfants. La peur de perdre leur bien le plus précieux au monde les avait pris aux tripes et ils abandonnèrent tous ce qu’ils avaient pour le récupérer et l’écarter de la principale menace du secteur : les Ethéristes.

Un homme, grand, cheveux blonds et yeux bleus, très grands et tatoués se présenta au-devant des chariots et devant de la prêtresse. Il avait entendu les propos de la jeune femme et si un enfant n’avait pas compris, lui oui.

« Vous voulez imposer votre loi, vos idoles, vos croyances à des hommes et des femmes libres. Je viens du nord, des contrés les plus froides et les plus dangereuses de ce monde et j’ai fuis ma terre pour trouver une terre où l’on peut continuer à vivre libre. Je ne permettrai pas que vous preniez cette liberté… Je refuse que ma femme, mon fils et moi, nous jouions votre jeu… »

Il se retourna, pris son fils avec lui et fit faire demi-tour au chariot qu’il avait amené. Les autres civils le regardaient un instant avant de remballer toutes les caisses et suivre le premier chariot. La démocratie,le pouvoir du peuple et au peuple. Même moi je ne l’avais pas vu venir celle-là.

« Soldats, puisque le peuple à décider de mettre un terme aux négociations et que nous devons ramener ces vivres, allez escorter les civils et retirer ces enfants des griffes de ces rapaces de religieux. Nous repassons la frontière maintenant ! »

Je restais sur mon cheval et commençais à le faire galoper vers le pont. Le dernier pont encore debout sur tous les ponts traversant le fleuve. C’est là qu’un messager à cheval me rejoint me portant la nouvelle que les choses ne s’étaient pas vraiment bien passé avec un convoi d’Ethéristes venant des gorges du sud-est.

Au même moment, dans les gorges…

« Allons Municipio, on a autre chose à faire que devoir fouiller ces gens. Ce sont des fanatiques et tout ce qu’ils veulent c’est rejoindre le pont. On les laisse passer et l’Armée s’en chargera.

- Tsss tss tss… l’Armée garde le front, les gardes-frontières gardent la frontière et les douaniers, mon cher Mauricio, les douaniers fouillent TOUT ce qui franchi cette frontière. Or, ces choses-là, ces gens qui portent des loques blanches bien moches et qui se croient porteur de la vraie foi, ils viennent de faire quoi ?

- Passer la frontière Principio mais tu vois bien, si on les arrête ils nous menacent et on est pas assez nombreux ici pour les affronter.

- Ca c’est votre problème ! Mon problème c’est ce qu’il y a dans cette charrette et sur ces gens. Alors vous allez m’aider maintenant bande de limaces !"


Principio Marioli, ancien fonctionnaire des douanes de Targatt, un forcené, un méticuleux, une véritable terreur pour les personnes aimant user de subterfuges pour passer outre les règles. Il n’avait eu aucune promotion de toute sa vie, il n’avait eu aucune grande affectation, il n’avait eu aucune belle affaire. Il était resté toute sa vie douanier de base dans les frontières sud et rien, rien d’illégal n’avait jamais pu passer dans son poste et aux alentours. Depuis l’établissement de la République, il était devenu chef de la douane et sa principale source de réforme pour justement boucher la passoire qu’était nos frontières sud. Avec sa tête barbue mal rasée, ses dents jaunies et parfois manquantes, son uniforme noir tiré au carré, ses cheveux grisonnants graisseux et sa posture tordue, il avait fait une chasse aux sorcières dans toute l’administration pour trouver des espions, des mauvaises pousses, des truands, TOUS ! Et après les premières purges, il était retourné à la Douane où il avait vent de tout. Même du passage d’un charriot tiré par deux bœufs et escortés par quelques religieux sortis de nulle part. C’est pour cela que, sans empiéter sur les prérogatives des gardes-frontières, il voulut procéder à la fouille du charriot lui-même : « parce qu’il était suspicieux »

« Hepepep ! Vous là ! Je ne sais pas qui vous êtes mais vous êtes rentrés dans ce pays et personne, vous m’entendez, personne même votre dieu, ne rentre dans ce pays sans passer par moi et mes services ! PERSONNES vous m’entendez petits oiseaux perdus ! Alors on s’arrête maintenant et moi, je vais regarder ce qu’il y a dans votre charriot et AT-TEN-TION-… le premier qui me touche, je le fais valser en prison anti-magique est-clair ? Alors maintenant je vais fouiller votre petit charriot. Qu’est-ce que vous voulez entrer dans cette cité en contre bande… huhuhu… ?"

Principio passa entre les membres et se dirigea vers le charriot, les deux gardes-frontières à côté de lui.
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Prophétesse Zahel
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Sam 25 Aoû - 22:58
Les Républicains avaient fait fort pour leur première tentative de déstabilisation des Etheristes, utiliser des enfants et une horde de sauvage hérétique d’un culte indécent et idolâtre, c’était un coup au dessous de la ceinture.

Zahel comme tous les autres avaient été affreusement énervé de tous cela, mais il fallait avant tout ne pas se compromettre trop rapidement. En effet aux yeux des leaders, l’événement avait dévoilé la tactique employé par les hérétiques, la provocation, il voulait pousser les représentants de Dieu à la faute pour justifier la violence et le massacre qu’il voulait engendrer.

Malheureusement pour eux cela ne se passa pas comme cela et Zahel trouva une solution avant de congédier l’enfant et de désintégrer le bouquet de fleur alors qu’elle était devant les chariots. C’est alors qu’un grand blond tatoué se présenta devant elle, le contraste de taille était impressionnant.

« Vous voulez imposer votre loi, vos idoles, vos croyances à des hommes et des femmes libres. Je viens du nord, des contrés les plus froides et les plus dangereuses de ce monde et j’ai fuis ma terre pour trouver une terre où l’on peut continuer à vivre libre. Je ne permettrai pas que vous preniez cette liberté… Je refuse que ma femme, mon fils et moi, nous jouions votre jeu… »


Zahel ouvra les yeux et regarda l’homme dans les yeux.

Ne jouez pas à ce jeux là avec moi, cessez avec votre arrogance avec vos soi disant dangereuse terre du nord qui ne sont rien pour le peuple Slave auquel j’appartiens et qui ne sont pas non plus grand-chose pour de nombreux peuples de ce monde.

Vous êtes des hérétiques, vous ne pouvez vous imposer sans la volonté du peuple locale qui aujourd’hui vous donne son avis sur votre présence. Fuyez donc à jamais et implorer votre faux dieu qui est en réalité un démon qui prône la guerre de vous sauver de la vie sanglante qu’il vous a offert pour se repaître de votre sang.

Je ne joue pas avec vous, vous ne le méritez pas mais par Ether cessez vos mensonges. Je ne prends pas votre liberté, Ether vous offre gracieusement le choix, la repentance ou un nouvel exil à suivre votre maitresse générale de cet escadron démoniaque.

Je me souviendrais de vous, lorsque cette petite rébellion sera stoppée, nous viendrons à nouveau vous voir…

Vous pouvez disposer.


Le ton utilisé était sec et cassant, le regard montrait qu’elle ne plaisantait pas ou n’exagérait pas ses paroles. De même, au vu de son aura, le moindre de ses mots devait faire vibrer l’âme et l’esprit des civils qui tenait les chariots jusqu’à les faire vaciller sans les faire tomber…

Peu après l’homme se retourna et partit avec les siens tandis que les soldats de la république insultaient la véritable religion encore une fois.

Zahel les regardait en silence partir avant de sourire de manière innocente.

Voyons voyons, ces chariots étaient si gentiment proposés que j’aurais du mal à les refuser.

Dans le même temps, Zahel leva sa main droite.

Des plaques divines apparurent dans les chariots sous les caisses et les transportèrent très rapidement jusqu’à la prophétesse en lévitant.

Elle regardait de loin la chancelière sur son cheval.

Je vais tout de même garder ceci, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas compte mais ce serait dommage de gaspiller…

Elle déplaça à nouveau sa main  et les plaques qui transportaient les marchandises des chariots, s’envolèrent très rapidement vers les portes de la cité avant de se poser très délicatement et d’être recueillit par les gardes qui avaient finit par reconnaitre la signature de Zahel.

Une fois ce geste fait, la prêcheuse fit un signe pour le groupe de reprendre la marche, dans le même temps, elle finit par voir le fleuve et le pont. Les soldats les attendaient sur le pont mais elle n’allait pas leur faire cet honneur.

Elle s’approcha de la berge et mit une main dans l’eau, avant de généré un puissant pont de lumière qui émettait une aura positive qui générait tous les soldats qui utiliserait pas hasard des magies négatives.

Alors que le groupe, commençait à marcher sur le pont, elle regarda la capitaine sur le pont voisin qui semblait lire une lettre.

De l’autre coté du front…

Le convoi de chariot Etheriste avançait prudemment. Dans le chariot principal trois personnes discutent tranquillement.

Rahhh déjà que le voyage depuis la Hongrie c’était long mais faire des trottes en convoi  c’est aussi super lent.

Du calme mon ami, ne te laisse pas dominer pas des émotions négatives.

Humpf ! Pourtant Pierre, c’est toi qui devrait être le plus impatient de voir ta meilleure élève, Zahel.

J’ai bien sur envie de la voir mais je ne dois céder à aucune émotion primaire, c’est le commandement que le seigneur Ether m’a donné…

Messires, on dirait que l’on voit avoir quelques problèmes… des soldats de la fameuse république surement…

Cet homme qui s’appelait Pierre, n’était rien d’autre que le premier père spirituel de Zahel, celui qui lui avait tout apprit et tout enseigné et qui surtout l’avait tiré de son destin de simple paysanne aveugle…

Même si cette homme était un prêtre encore plus extrême que Zahel, il ne maitrisait jusque là qu’une magie de vortex et portail sur des petites distances. C'était un mage de 2e ordre

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Il y a quelques temps, il avait lui aussi reçu un cadeau de la part du seigneur Ether, la grande droiture. Quiconque ressent une émotion négative devant lui, voit sa force physique et spirituelle baissé autant que l’intensité de l’émotion en question, bien sur ceci est valable aussi pour Pierre.

« Hepepep ! Vous là ! Je ne sais pas qui vous êtes mais vous êtes rentrés dans ce pays et personne, vous m’entendez, personne même votre dieu, ne rentre dans ce pays sans passer par moi et mes services ! PERSONNES vous m’entendez petits oiseaux perdus ! Alors on s’arrête maintenant et moi, je vais regarder ce qu’il y a dans votre charriot et AT-TEN-TION-… le premier qui me touche, je le fais valser en prison anti-magique est-clair ? Alors maintenant je vais fouiller votre petit charriot. Qu’est-ce que vous voulez entrer dans cette cité en contre bande… huhuhu… ?"

Pierre descendit du chariot avec un sourire. Il mesurait au moins deux mètres et avaient une carrure imposante ainsi que deux grandes épées à la ceinture.

Il frotta sa barbe de 3 jours en regardant les douaniers avec un air amusé.

Mmmh ? De la contrebande ? Pourquoi ferais-je cela ? De ce que j’ai entendu la république la pratique assez pour empêcher toute concurrence… mmm ?

D’ailleurs, il ne me semble pas que vous servez votre souverain et votre peuple en bloquant un simple convoi de nourriture destiné au petit du peuple qui ne peuvent se payer les quintuples prix du marché noir républicain.

Naturellement, il en rajoutait un petit peu car Zahel lui avait donné un résumé de la situation dans sa lettre.

Mais naturellement, vous pouvez profiter de votre grade pour vérifier qu’il s’agit juste de nourriture et de choses nécessaires pour avoir une vie décentes, m’enfin… vous pouvez toujours avoir envie de priver des habitants de votre fameux cercle de les obtenir gratuitement…

Il invitait les gardes à inspecter les marchandises.

D’ailleurs il ne me semble pas qu’il existe des lois de restriction du commerce dans votre pays donc j’ai du mal à comprendre comment cela pourrait être de la contrebande.

Il regarda ensuite la personne à laquelle il parlait dans le chariot qui lui ignorait totalement les gardes.

Sven était un brulé du troisième degré qui avait provoqué le feu lorsqu’il était encore jeune, feu qui avait aussi mit fin à la vie de sa famille. Il s’en était toujours voulu et avait refusé de soigner ses blessures et se scarifiait souvent. Peut être que Zahel pourrait l’aider… Il maitrisait toutefois une puissante magie d’altération du temps. C'était un mage du 4e ordre

Même s’il semblait ignorer les gardes, il était prêt toutefois à agir si ses derniers devenaient trop impétueux…

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Wilhelmine Schlacht
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Dim 26 Aoû - 0:16
L’homme aux yeux blond, l’Homme du Nord ne s’attarda pas sur la représentante de l’Ether, alors qu’elle parlait, il lui donna le dos et commença à marcher. Mais évidemment, les religieux avaient plus d’un tour dans leur sac et après quelques sermont, la jeune femme ne manqua pas de voler ce que le peuple de la République lui avait finalement refusé. Soit, je n’avais pas les moyens de la priver des caisses les plus éloignés de la ligne de front. Mais le temps que certaines caisses ne se déplacent, certains civils se jetèrent dessus pour les retenir. Plusieurs tombèrent au sol et les hommes luttèrent pour les garder, les remettre dans les chariots et continuer à marcher vers le pont.

« Ô je vous en prie. Moi je vous les ai donnés. Mais je ne crois pas que les gens que vous venez d’insulter ne soient d’accord c’est tout… »

Au moins c’était fait. La population républicaine, parce qu’il y avait aussi quelques athées et éthéristes dans l’histoire tout de même, aurait bientôt la certitude que ceux d’en face n’auraient rien à leur offrir si ce n’est la mort et l’humiliation d’abandonner ceux qu’ils furent pour devenir une ombre d’eux même. Je n’ai jamais abandonné mon culte en quittant les terres où j’étais née. Je ne laisserai pas une mioche cumulée à des fanatiques forcer de pauvres gens le subir tant que je serai à la tête de cette République.

Le repli en direction du pont fut rapide et organisé. Toutefois, les Ethéristes ne semblaient guère intéressé à l’idée de passer par le dernier pont. Non, évidemment ils n’avaient pas l’intention de passer par le pont principal et allaient, comme les troupes royalistes avant eux, chercher à créer de rien un nouveau pont. C’était sympathique et surtout, cela donnait presque l’impression qu’ils ne communiquaient pas entre eux dans les hautes sphères du pouvoir. Les Ethéristes ne se demandaient t’ils pas pourquoi les Royalistes n’avaient pas pu passé ? Pourquoi ils n’avaient pas réussi à écraser en un seul coup la misérable République. Tout simplement parce qu’il est plus facile de contrer le fort quand on est faible qu’élaborer quelque chose de plus puissant. Ils avaient la puissance de l’Ether ? Très bien… Il suffisait d’activer localement les défenses.

Je jetais un regard vers l’officier en charge de la défense du secteur du pont et lui fit un signe convenu de la tête. Il donna ses ordres et plusieurs pavillons se hissèrent sur un mat de communication, lesquels fut repris par le sémaphore le plus proche et là, une légère secousse, comme quelque chose venant de frapper lourdement le sol, se fit sentir. Plusieurs runes se mirent à étinceler au fond du fleuve. Des capteurs de magie, les mêmes qui pouvaient être utilisé à des fins civils pour l’éclairage de Targatt mais cette fois, utilisé à des fins militaires. Au lieu de perdre du temps à tracer des cercles d’anti-magie qui l’annulait, il suffisait simplement de pomper cette magie sans le limitateur qui existait sur les dispositifs civils. Après, il suffisait de les orienter et comme cela, soumettre le fleuve et la berge sous contrôle ennemi à sa force d’attraction. L’avancée rapide avait permis de préparer les défenses du fleuve avant la retraite organisée et la fixation du front il y a quelques mois. Ces dispositifs étaient l’une des principales raisons de notre défense victorieuse. Mais en face, c’était de la magie diverse. Là il s’agissait de magie pure. Les dispositifs devraient tenir le plus longtemps possible avant de devoir être arrêté pour éviter qu’ils ne surchargent car cette magie serait, sans aucun doute, en trop grande quantité. Cependant, si Zahel faisait le pont, elle ne pouvait pas, à moins qu’elle ne puisse se démultiplier, ce qui en fait me semblait pouvoir être possible au vu de mes connaissances limités sur le culte de l’Ether, défendre son cortège. Il suffisait alors d’abattre ceux traversant le fleuve. Mais, il était hors de question que je révèle aux religieux l’emplacement de nos dernières armes aux méthodes de fonctionnement venues d’extrême orient.

Ainsi s’ils parvenaient à passer le pont, ils se feraient prendre en étaux par des piquiers, à distance par les archers et surtout, surtout, bloquer sur place par quelques sorts bien sentis en vue de les ralentir. Mais le plus sympathique d’entre eux étaient celui que les mages de campagnes plaçaient au bout du pont : un cercle d’anti-magie bête et méchant et au vu de leur entraînement, je pouvais être certaine qu’il serait prêt avant même que le premier Etheriste ne traverse le pont. Même si ceci était voué à l’échec car pour sûr, ces Ethéristes trouveraient un moyen d’arrêter les coups et les flèches et passer outre le cercle. Si Drake voulait gagner la guerre il n’aurait cas envoyer une armée d’Ethériste. Dans la demi-journée ils seraient à Fort République et aurait massacré tous les « faux-croyants ». Sauf si notre plan de défense désespérée fonctionnait.

Quant à la luminosité du pont, quelques hommes, notamment ceux des équipes de reconnaissances furent frapper de cécité temporaire et furent conduit à l’arrière. Cependant, le gros de la troupe était toujours là.


Un peu plus loin, au même moment…

Principio regarda le grand prêtre et lui prêta qu’une maigre attention. Il n’avait pas besoin de l’autorisation d’un prêtre pour faire son travail.

« Oui oui biensûr. Vous avez certainement beaucoup de choses à dire mon bon monsieur. Si vous avez un problème avec les pratiques de la République, je vous laisse aller dans un poste frontière ou de garde demander un formulaire adapté à votre demande. Moi je suis en charge de la douane et de rien d’autres. Alors laissez-moi faire mon travail…

Principio marcha vers la charrette et vis l’acolyte du prêtre. Il fit une grimace et s’immobilisa un instant en voyant le personnage. Presque machinalement se tourna vers la prêtre.

« J’espère que cette personne n’est pas un esclave ? Vous savez cette sorte de pratique qui consiste à trouver des hommes monstres. Non pas que je n’aime pas les jeux du cirque, mais le trafic d’humains est interdit dans la République. Donc si c’est le cas, je vous demanderais de retourner à la frontière ou l’affranchir sur le champ… »

Principio ensuite voulu ouvrir les caisses. Il n’était pas très fort physiquement et magiquement. C’était un simplement petit fonctionnaire.

« Roh vous deux ! Aidez-moi à ouvrir ces caisses bon-sang ! »
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Prophétesse Zahel
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Mer 29 Aoû - 5:25
Après la discussion avec ce pitoyable homme du Nord, ce dernier avait finalement refusé de continuer le débat avec la prophétesse, ce qui était en soi intelligent de sa part car Zahel doutait qu’un simple homme soit capable de tenir longtemps face à elle, après tous la garde royale et son capitaine Corvus avait déjà payé chère cette erreur.

Toutefois alors que les hérétiques repartaient, Zahel n’oublia de récupérer une majorité des caisses dont l’utilisation par des êtres aussi sales ne serait que du gaspillage. Ces dernières parvinrent tout de même à reprendre quelques caisses mais ce n’était pas grave.

La capitaine n’oublia pas toutefois à remettre la faute sur la prêcheuse qui écouta en silence. C’était elle qui avait commencé visiblement. Elle qui avait envoyé des enfants ? Elle qui était venu lui souhaiter la bienvenue pour des idoles démoniaques ? C’est méprisable. Cette personne était méprisable. Alors que Zahel l’a regardait avec un léger sourire, elle lui répondit.

Excusez-moi madame, mais lorsque je vois qu’un groupe et un peuple pitoyable tente d’utiliser de petit enfant pour leurs sombres objectifs. Il est vrai que cela m’énerve et renforce ma conviction que vous êtes une mauvaise personne et que vous ne devez jamais prendre le contrôle de cette région qui ne veut pas de vous et que vous faites chanter par la faim. Pitoyable…


Le dernier mot avait été dit sur un ton beaucoup plus sec que le reste de sa réponse. Si les regards pouvaient tuer, cette cavalière aurait déjà été tuée une dizaine de millier de fois.

Les soldats avaient ensuite finit par se replier sur le pont tandis que les Etheristes reprenaient leur marche vers l’avant boosté par le fait qu’il avait réussi déjà à avancer jusqu’au fleuve.  Zahel avait ensuite trempé la main dans l’eau pour commencer à générer un pont de lumière divine. C’est alors que l’armée ennemie commença à faire des actions étranges. Après quelques signes des têtes pensantes, des pavillons se levèrent et tout à coup d’étranges symboles apparurent au fond de la rivière et le pont de lumière que Zahel était en train de se désagréger.

Pendant une dizaine de seconde, une profonde surprise s’installe sur son visage avant qu’elle comprenne que sa magie avait finalement été absorbée. Elle se leva alors subitement ferma les yeux pendant un temps tandis que son aura était en train d’être modulé.

Les connaissances de Zahel et autres dirigeants Etheristes présent comprirent ce qu’elle allait faire et dire à tous le monde reculer d’une dizaine de pas tandis qu’une barrière de lumière était ériger entre eux et Zahel. Ils savaient ce que Zahel allait tenter après avoir vus les runes et même pour eux êtres de lumière cela pourrait être dangereux voir mortel.

De son coté Zahel les yeux toujours fermés serait les poings tellement fort que ses bras tremblaient.

Oser… souiller la précieuse magie d’Ether… en l’absorbant pour la mélanger avec tous ses pouvoirs immondes…

C’est impardonnable !


Subitement Zahel ouvrit les yeux et laissa se répandre son aura et ses particules positives dans l’environnement. Dans le même temps une forme dorée avec 14 ailes et 14 bras se matérialisa au dessus d’elle. Elle regardait les soldats sur l’autre rive avec un regard neutre.

Zahel leva soudain le bras droit vers le ciel et récita.

Ô sainte lumière ! Toi éclaire ce monde des ténèbres primordiaux ! Dans ta grande sagesse, prête moi ta pureté afin d’éclairer une nouvelle fois ce monde !


L’ombre dorée au dessus de Zahel se mit à s’illuminer fortement avant de se changer en étrange symbole Etheriste qui descendit jusqu’à Zahel avant de s’intégrer au dos de sa main.

Lumière primordiale  !

Après ces mots la main de Zahel commença à emmètre une lumière éblouissante, cette lumière contenait les effets de la lumière sacré qui pouvait brûler un vampire et repousser le mal assez que celui de renaissance qui nettoyait les êtres de toutes choses négatives qui n’étaient pas lié à leurs natures.

Elle s’abaissa à nouveau avec un sourire au visage. Ils voulaient absorber la magie de la prêcheuse ? Elle allait donc leurs en donner beaucoup… Mais pas une simple magie… non, la plus pure partie de son mana, mais son mana le plus pure, une énergie qui est incapable de coexister avec les autres formes d’énergie à l’instar des ténèbres les plus pures. Tout contact avec cette énergie se finirait dans la désintégration parce que cette lumière était une lumière semblable à celle du Plan élémentaire de lumière. Malheureusement Zahel n’était pas en mesure de pouvoir utiliser la véritable lumière élémentaire et ne pouvait donc en faire qu’une lumière semblable à 75% à l’ultime lumière, ce qui ne changerait pas les effets mais la rapidité de la désintégration qui diminuait. C’était avec la même méthode que Zahel avait tout à l’heure désintégré le bouquet de l’enfant hérétique sauf que cette fois l’ampleur était différente. Même si elle ne connaissait pas le résultat du contact, il n’y avait que deux possibilités. Un des symboles serait détruis par la pureté, deux elle serait absorbé et détruirait une partie des réserves de la république. Dans tous les cas, elle détruirait quelque chose.  

C’était dommage de gaspiller un mana aussi précieux et difficile à créer et entretenir mais il avait osé absorber une partie de la magie du Divin, c’était un crime impardonnable dont il devrait payer un jour !

De l’autre coté du front…

Pour toute à ses réponses, le vieux prêtre eu droit à une réponse distante de la part du douanier. Il écouta calmement avant de répondre.

Mais non mais non. Je trouvais juste cela étrange que la douane ne respecte même pas les lois de son propre pays mais je ne connais pas très bien votre culture alors c’est peut être une de vos coutumes. Faites votre travail cher ami…


Le douanier commença ensuite à examiner la marchandise avant qu’il ne fasse la remarque sur l’acolyte et le fait qu’il pouvait être esclave. Avant que le prêtre puisse parler, le jeune brulé lui répondit sèchement.

Non mais, vieux tas, vous pensez que j’ai une tête d’esclave ? C’est ça !? Si j’avais besoin d’un homme monstre c’est plutôt vo…

Il s’écroula subitement au sol en tremblotant.

Grand père, ta magie est vraiment chiante bordel !

Allons allons, il n’y a pas besoin de s’énerver pour si peu. Faite votre travail mais ne commencer pas à insulter tous le monde pour créer des problèmes inutiles…

Le douanier qui avait du mal à ouvrir les caisses appela ensuite ses deux collègues.
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Corvus Downclaw
Lieutenant du protectorat - Mage 4e ordre
Age du personnage : 20
Race : Humain
Pouvoirs : Adaptation automatique / Dispense majeure
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Jeu 20 Sep - 16:26
Corvus avait été prévenu plus tôt par les scrutateurs qu'un groupe d'Ethéristes faisaient des siennes dans l’espoir d'obtenir des vivres pour la cité. Sans doute d'abord pour ses croyants et la population qu'elle souhaitait convertir mais peu importait. Le capitaine du protectorat avait été sommé par Ladon de se rendre à proximité et de prendre les choses en mains, discrètement, si il y avait lieu.

De son point de vue pourtant, rien ne pouvait l'y motiver. Après tout t quelque soit la manière dont il percevait les choses, dans tous les cas Drake était gagnant et il comprenait donc pas ce qu'il faisait là. Si les éthéristes passaient, la population serait nourrie. Certes ce n'est pas directement Drake qui passerait pour un héros mais au fils des semaines le bruit courant concernant un lien éventuel entre Ether et le pouvoir en place avait gagné du terrain si bien que leur victoire profiterait aussi aux Leckard.

Quand bien même ils ne passeraient pas, alors ils finiraient en martyres et la population serait encore plus encline à s'engager contre les forces républicaines, ce qui renforcerait le pouvoir de Drake sur eux. Corvus réprima un soupire en jetant un coup d’œil vers Ladon. Il n'appréciait que peu l'idée de devoir intervenir dans un tel climat. Ca ne servirait à rien... Et qui plus est il avait le désagréable pressentiment que Ladon pouvait tout aussi bien décider à la dernière minute d'attaquer les Ethéristes. Ce que Corvus ne comprendrait pas, à moins qu'on lui transmette les informations qu'il lui manquait. Une autre évidence. On ne le prenait que pour un chien obéissant. Or, il détestait les ordres et ne s'y conformait que si il était d'accord avec eux. Ceux de Drake étaient disons... logiques en plus d'être persuasifs. Quand à Ladon... Corvus avait l'impression qu'il pourrait bien s'entendre avec, ou le détester. Mais il y avait peu de chances que ça reste neutre entre eux.

Soupirant ostensiblement tout en observant de loin la scène de transfert de boites par ci par là, il finit par rompre le silence relatif.

"Bon on fait quoi ?" Lâcha-t-il sans y mettre les formes et en oubliant momentanément à qui il s'adressait.

Les yeux ocres du fils de Drake se posèrent sur lui une seconde, cherchant visiblement à savoir si il y avait assez d'insubordination dans sa question pour justifier un châtiment. Mais finalement, sa bouche se fendit en un sourire.

"Je pense que les scrutateurs se sont affolés pour rien."

Corvus arqua un sourcil, blasé. Ce n'était pas qu'il était feignant... juste qu'il aimait qu'il y ait un peu d'action et là de toute évidence ce ne serait effectivement pas le cas. Comme il l'avait pressenti. Alors qu'il commençait à faire faire demi tour à sa monture, Ladon reprit.

"Je n'ai pas dit que nous rentrions pour autant. Maintenant qu'on est là, on peut toujours mettre notre gain de sel."

Son sourire ne disait rien qui vaille à Corvus. Du moins, il l’aurait peut-être craint si il avait été son ennemi. Pour l'heure, ça ne faisait que le rendre plus intéressant, et le blondinet devint bien plus curieux.

"Une idée spécifique ou on improvise en s'incrustant ?"

Corvus était revenu au niveau de Ladon.

"Quitte à perdre notre temps, autant en faire profiter tout le monde. Et personnellement je n’aime pas les fanatiques."

Sa tirade arracha un sourire au tout jeune capitaine. Ouais... ils risquaient de bien s'entendre tous les deux tant qu'ils ne devenaient pas ennemis. Le fils de Drake avait l'air d'avoir un bon sens de l'humour, et de savoir comment faire chier tout le monde. Une qualité que Corvus s'employait à développer dès qu'il le pouvait.
Ladon, le plus tranquillement du monde fit avancer sa monture, descendant de la mini colline depuis laquelle ils avaient observé la scène, Corvus sur ses talons.

"Avec de la chance ça dégénèrera." Murmura-t-il pour lui-même. Il avait été persuadé que Ladon n'entendrait pas mais le regard amusé qu'il lui lança témoignait bien du contraire. Au moins partageaient-ils un centre d'intérêt en commun.

Ce n'était pas prudent d'aller à la rencontre des forces en présence mais personne ne risquerait un conflit ouvert maintenant, et encore moins tenterait de capturer le fils de Drake et le capitaine de son protectorat. Alors qu'ils approchaient, Corvus fut malgré tout prit d'un doute. Après tout, Drake avait demandé à tous les hauts placés de rester discrets dans leurs interractions quelles qu'elles soient, et en particulier si il y avait dans les environs directs des suppliciés d'Ether -oui croire en un truc pareil devait être un supplice d'une certaine manière- ou des républicains. Une engeance pire encore.

Comme si il lisait ses pensées, Ladon ralentit jusqu'à se retrouver au bottes à bottes avec Corvus. Il prit la parole de sorte à n'être entendu que de lui.

"Le meilleur moyen de jouer avec les nerfs de l'une des factions sans que ça se remarque reste encore de jouer avec ceux de toutes. On ne fera rien d'autre que parler. Donc rien de mal."

Une assertion des plus sages d'après Corvus, et pas dénuée de sens pour qui n'avait pas peur des coups ou des représailles. Mais leur simple présence ferait se tendre la situation. C'était obligatoire. Et pour Ladon ça avait l'air d'être le but recherché.

En arrivant à portée de voix des Ethéristes comme de leurs... opposants, le fils de Drake prit la parole d'un ton dégagé et presque enjoué.

"Bonjour Messeigneurs... " Il posa un regard un peu hautain à la fois sur les éthéristes que sur les républicains. "Enfin si j'ose dire. Belle journée n'est ce pas ?"

Corvus réprima un rire. C'était l'entrée en matière la plus pourrie du monde. Mais ça avait le mérite de tous les stopper dans leurs entreprises quelles qu'elles soient, tous les regards étant tournés vers eux. Après tout, ce n'était pas de simples protecteurs qui s'étaient déplacés.
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Wilhelmine Schlacht
Ex-capitaine de la Garde Royale - Mage 2e ordre
Age du personnage : 30 ans
Race : HUMAIN
Pouvoirs : Leichtigkeit (Aisance) - Régénération
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Ven 21 Sep - 15:01
La situation sur le front pouvait donner l'impression d'une stabilisation. En dépit des quelques propos de cette prêtresse de pacotille que j'avais écouté d'une demie oreille, l'ordre et la discipline de la troupe s'était maintenue et aucun soldat n'avait bouger une oreille face aux provocations des Ethéristes. Ils respectaient les ordres à la lettre à tel point que les dispositifs anti-magie du fleuve furent activés au bon moment. Suffisamment au bon moment pour énerver la prêtresse en tout cas.

Cependant, cette mascarade avait assez durée. Les Ethéristes, si sur le principe n'étaient pas un problème, en était devenu un par leur nombre. C'est un peu comme les pigeons. S'il y en a quelques uns qui viennent quémander du pain, il n'y a pas de soucis. Cependant, quand leur population commence à croître et devient incontrôlable, ils deviennent plus, exigeants. Ils demandent plus, viennent en groupe et perturbent des activités qui les dépassent. Les Ethéristes ne sont pas très différents. Ils devenaient nombreux et commençaient à user de cette nouvelle force du nombre pour s'octroyer des droits auxquels ils ne peuvent prétendre. Pire, ils venaient déranger une guerre à laquelle ils n'avaient aucune raison de participer au motif que cela pourrait leur rapporter quelques croûtons.

Il fallait donc procéder à la réduction de leur nombre. Mais pas par l'Armée Républicaine. Chaque homme et femme et celle-ci étaient trop important pour l'avenir. Il fallait que quelqu'un avec une bonne chance de survie individuelle intervienne personnellement et c'est exactement ce que j'allais faire alors que la prêtresse s'excitait sur l'usage que je faisais de sa magie divine. Alors qu'elle invoquait dieu ne sait quoi, je descendais de cheval et laissait tomber ma cape, me laissant en armure légère avec mon épée et ma dague. Il était temps de faire le ménage de façon musclée.

Pourtant, je n'eus pas ce loisir. Car alors que je commençais à courir le long du pont pour m'occuper personnellement de cette vermine fanatique, un rayon de lumière blanche s'abattit sur le fleuve. De la magie pure. Les dispositif du secteur ne tinrent pas l'abondance soudaine de magie et les cercles magiques façonnant leur fonctionnement se brisèrent déséquilibrant le transfert d'énergie. Il s'en suivit une brillante explosion des trois dispositif sous-marin. La puissance magique soudainement déployée fit d'abord une immense gerbe et l'instant d'après, une violente déflagration se fit. Les berges des deux côtés du fleuve furent lourdement grignotées par l'explosion et le pont, quant à lui, déjà affaiblit par la gerbe d'eau, fut emporter par la déflagration. Me trouvant à mi-chemin sur le pont, je ne pus que donner toute mon énergie pour arriver sur la berge tenue par les Républicains avant que le pont ne soit emporté. Mais cela ne me garda de prendre la déflagration de plein fouet comme plusieurs de mes hommes qui n'avaient pas déjà trouvé refuge dans les tranchées. L'explosion me fit atterrir dans l'une d'entre elle et si je n'avais pas le pouvoir de me soigner, je pense que je serai morte de mes blessures.  

Je n'eus cependant pas le loisir de m'inquiéter de ma condition car, d'une part, cet imprévu ne ferait que ralentir les Ethéristes pour sur et je comptais toujours épurer leur rang personnellement et d'autre part, deux invités indésirables se montrèrent. Monté sur leur chevaux le nouveau capitaine du Protectorat et le fils de Drake Leckard s'étaient présenté sur le champs de bataille, ce alors que les dernières poussières issues de l'explosion retombaient. Je me demandais bien ce qu'ils pouvaient bien faire là. Drake Leckard n'aurait pas risqué deux de ses lieutenants sur le champs de bataille maintenant alors qu'il ne l'avait jamais fait auparavant. Pourquoi avaient-ils donc quitté la Cité pour le front?

"Belle journée? Elle l'aurait été si ces abrutis d'Ethéristes que votre père couve ne venaient pas se mêler d'une guerre civile. Puisque vous êtes là, si vous voulez bien ramener par la peau du cou vos animaux de compagnie la journée serait enfin bonne Prince Ladon."

Au même moment, en arrière des lignes...

"Qu'est ce que vous ne comprenez pas dans 'je ne suis pas le bureau des pleurs, allez vous plaindre autrepart'? Moi je suis là pour vérifier les marchandises et si ça ne vous convient pas, repartez. Si vous voulez vraiment passer, alors laisser moi faire mon travail. Rah fichus étrangers qui se prennent pour les maîtres du monde..."

Principio fouilla avec précision tout. Mais traitait ce qu'il touchait avec négligence. Ce qui l'importait, c'était que les objets importés soient en règles, pas qu'il doive faire des courbettes pour les garder en l'état. De même avec les individus. Le jeune homme ressemblait à une bête de cirque. Il posa donc la question et eut sa réponse. Pourtant il n'appréciait guère qu'on tienne tête à l'autorité publique qu'il représentait.

"Sachez qu'ici, je n'insulte personne. Les esclaves sont interdits et donc je demande. Si ça ne vous plaît pas, la frontière est là bas. En parlant de frontière, je suppose que vous n'avez évidemment pas payé vos frais de douanes? Puisque vous venez d'une autre culture peut-être me faut-il vous expliquer de quoi il s'agit et les montants vieil homme?"

Alors qu'il était debout dans la charette, Principio se mit à toiser le vieil érudit.
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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
Age du personnage : 21
Race : Humaine
Pouvoirs : Modélisation Divine et Chirurgie Divine
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Ven 21 Sep - 18:52
Zahel avait donc tenté de détruire les symboles d’absorption magique situé dans le fleuve visiblement avec succès à cause de l’explosion qui venait de se produire, blessant même gravement plusieurs républicains dont leur capitaine qui semblait toutefois posséder un important pouvoir de régénération. Il faudrait prendre en compte une telle information lors d’un possible combat.

Zahel de son coté avait été également surpris par l’explosion bien qu’elle ne fut pas toucher directement contrairement à la chancelière mais fut quelque peu repoussé par le souffle de l’explosion. Les fidèles eux n’avaient rien, une chance que Zahel avais dit de reculer juste avant.

Malheureusement le pot s’était aussi écroulé ce qui était toutefois une nouvelle des plus géantes. Heureusement que toutefois, Etherisme et Républicains étaient bien séparés.

"Bonjour Messeigneurs... " "Enfin si j'ose dire. Belle journée n'est ce pas ?"

Zahel n’aimait pas le regard que portant sur elle, les nouveaux venus plus d’orgueil et même de haine. Il était clair à son regard que celui qui était en tête devant Corvus n’aimait pas les Etheristes, c’était un futur ennemi de plus.

Elle regarda quelques instants Corvus derrière lui avant de regarder à nouveau le Leckard avec un regard qui montrait que ces sentiments étaient partagés.

C’est en effet, une belle journée, qui aurait pu être belle si des engeances du Diable ne se mettaient pas en travers de la volonté du peuple de vivre.

Elle ne mentionnait toutefois pas qui elle considérait comme engeance. Elle avait bien vu à son regard que l’homme ne voudrait pas l’aider et n’avais pas vraiment de bonne intention envers elle, si ce n’était qu’il y était forcé. Cela lui rappelait que Drake était aussi un ennemi qu’il faudrait affronter un jour. Par ailleurs cela montrait aux républicains et aux autres rebelles, la vérité sur "l'entente" entre la monarchie et l'Ether qui était plus que friable.

"Belle journée? Elle l'aurait été si ces abrutis d'Ethéristes que votre père couve ne venaient pas se mêler d'une guerre civile. Puisque vous êtes là, si vous voulez bien ramener par la peau du cou vos animaux de compagnie la journée serait enfin bonne Prince Ladon."

Zahel haussa un sourcil avant de répondre à cette démone avec un léger sourire.

Engeance du Démon… Que vous vous mettiez en travers de la volonté des populations du cercle de survivre est une chose… Mais que vous les insultiez d’animaux en est une autre. N’avait donc aucun respect pour ceux qui meurent par votre ignoble blocus.

De l’autre coté du front

Mais je ne vous empêche pas de faire votre travail messire. Faites donc…

Le douanier monta alors dans le chariot avant d’avoir une légère discussion avec l’homme qui restait dans le chariot. Le prête était alors intervenu afin de limiter les dégats.

Les droits de passages ? A combien s’élève t-il dans ces contrées ?



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