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Infortunée rencontre [ft Lomac]

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Eryn Asariah
Ancienne étudiante - Mage 5e ordre
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Mar 5 Juin - 15:38
Eryn se faisait un devoir d'aller régulièrement dans les tavernes. D'abord pour s'amuser, ce qui comprenait des choses du genre jouer aux cartes ou aux dés, parier, danser, flirter bref, faire ce qu'elle voulait et d'autre part, parce qu'elle repérait parfois des personnes de talents et les invitait à faire de petites représentations lors des fêtes qu'elle organisait parfois. C'était un bon moyen de les faire connaitre par les plus riches et donc qu'ils se fassent un nom et en même temps, elle négociait pour les avoir à bas prix lors de ces premières présentations.
Et puis quand on peut joindre l'utile à l'agréable n'était-ce pas parfait ?!

C'était donc pour toutes ces raisons qu'elle se retrouvait en cette chaude soirée de printemps à commander une pinte et deux verres d'ambroisie pour elle et ses deux amies. La soirée se passait bien, et même très bien, un troubadour mettait de l'ambiance et tout le monde était d'humeur plutôt bon enfant. En même temps ce n'était que le début de soirée. Les jeux pleuvaient, de même que les rires.

Il n'y avait que trois tables qui ne paraissaient du tout s'amuser, ils étaient tous des plus sérieux et se dévisageaient les uns les autres de façon très étrange. Le patron de la taverne lui avait gentiment fait comprendre de ne pas s'approcher et avait peut-être mentionné une histoire de trafic quelconque. Eryn s'en moquait totalement.

Elle pariait en lançant des runes... Et venait de gagner ce qui rendit grognon les deux moins chanceux. Ses amies se mirent à glousser de plus belle tendit que la blonde lançait un clin d'oeil aux perdants ponctué d'un "il faut croire que la beauté attire la chance."
Oui, elle venait de leur sous-entendre qu'en plus d'être malchanceux, ils étaient moches, ce qui n'était pas entièrement faux il fallait l'avouer.

Finalement, une de ses accompagnatrice les laissa. ses parents étaient presque aussi chiants que les Bones, et c'était dire puisqu'ils refusaient catégoriquement que leur petite princesse ne sorte dans ce genre d'endroits, même accompagnée. Eryn s'était donc rabattue vers ses choix n°2 et 3 en terme de "connaissances sympathiques avec lesquelles faire la fête". Oui, elle avait tendance a vite classer les gens dans des cases et ne les en sortir qu'en cas de besoin, comme c'était le cas ce soir.

Sa deuxième amie partie quant à elle une fois la nuit complètement tombée et totalement saoule. Eryn paya gracieusement quelques gamins qui trainaient encore devant pour qu'ils l'escortent jusqu'à chez elle. Ils savaient dissuader les personnes les plus... persistantes de les suivre grâce notamment à des jets de pierres, de boue et de tout ce qui leur tombait sous la main de plus ou moins dégoutant.

De son côté Eryn comptait bien profiter encore un peu de sa soirée, d'ailleurs elle venait de se faire offrir un verre par un inconnu. Elle n'était pas dépaysée, ça lui arrivait souvent, elle le remercia en lui adressant un sourire et en prenant une longue gorgée.
Elle avait beau savoir s'amuser et profiter, elle détestait toutefois perdre le contrôle et s'arrêtait donc, en ce qui concernait les alcools, dès que sa tête tournait trop pour qu'elle mette dans le mille au jeu de lance-couteaux. Et c'était justement le bon moment pour arrêter car elle venait de manquer la cible et le couteau était allé se planter dans le manteau d'un des convives, à l'une des tables les moins souriantes qui lui avait été donné de voir dans toute sa vie. Le manteau était celui d'un homme au visage dur. Etait-il aussi dur avant que le couteau de le manque de peu ? Aucune idée !

Elle s'avança vers lui et tendit la main pour récupérer le couteau profondément planté dans le manteau et dans la chaise qu'il y avait dessous.

"Quelle chance, un peu plus et j'aurai du devenir fugitive."

Lança-t-elle en claironnant, sans vraiment se rendre compte qu'elle l'aurait tué.
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Lomac Xelcius
Voleur - Mage du 4e ordre
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Mar 5 Juin - 21:02
Quelle foutue journée !

Une bande rivale nous avait chouravé notre butin, alors qu'on l'avait piqué aux Asariah. Enfin, JE l'avais piqué. Les autres avaient servi de diversion et de guets. J'aurais bien pu m'occuper de cette besogne tout seul, mais mon « chef » avait insisté pour que je sois accompagné. Maudit frère, un jour, j'aurais ta peau. 

Voilà ce que c'est que de faire confiance à quelqu'un. Tu te fais toujours avoir. Pourquoi je voulais étrangler cette petite merde de chef ? 
C'est lui qui m'avait dit de confier notre « trouvaille » à son bras droit. Ce triple idiot pas plus futé qu'un gland a su trouver le moyen de se faire plumer comme le premier pigeon venu.
J'te promets, y'a des gens seraient mieux morts que vivants. Ce gars-là en faisait parti.

Je fis mon enquête sur cette bande rivale. Histoire de leur rendre une visite. En premier lieu, elle serait courtoise. Si d'aventures, ils n'adhéraient pas à mon marché, elle le serait beaucoup moins. 

Dans la cité, j'étais l'un des plus doués pour voler et pour assassiner. Même le seigneur actuel s'offrait mes services. Bien que pour lui, ce soit gratuit. Ce timbré était encore plus siphonné que moi. Ma main s'en souvenait encore, car il manquait un doigt : l'annulaire droit.

J'avais appris que cette bande rivale, les Chacals, allait souvent dans la taverne largement connue dans la cité comme la « Déroute du Rhum ».
Une bonne adresse. Le patron Ker Sauzon nous filait souvent de la bonne gnole pour nos beuveries. C'étaient à l'époque des Dark Sharks. Les Faucons d'Argent étaient trop sérieux.

Je débarquais avec deux de mes gars. Tandis qu'en face, il était quatre fois plus nombreux. Enfin, cinq fois, si je comptais ceux qui étaient ivres morts.
Mon enquête m'avait également appris que leur chef s'appelait Brice.
Quel nom ridicule ! Qui aurait peur en criant « Oh non ! C'est Brice ! » ?
Ca vous effraie vous ? Moi ça me fait plus rire qu'autre chose.

On va voir si Brice ne me les brise pas. là j'étais mort de rire intérieurement.

Je débarquais donc dans la « Déroute du Rhum » en m'imposant à la table de leur chef. Les tables pouvant accueillir six personnes. Nous étions trois dans mon gang et trois autres du groupe adverse. Deux autres tables périphériques étaient occupées par des acolytes à eux.
Ils étaient en train de jouer au poker. J'en profitais pour m'insérer dans la partie.

« Bien... Mon Cher Brice...
Il me semble que tu as volé quelque chose nous appartenant, non ? »


Ce con prétendait faire l'innocent.

« Moi ? Jamais, je n'aurais pas osé voler votre groupe, vous êtes tellement influents, tellement supérieurs. Comment mon groupe et moi aurions-nous pu-vous voler cette broche ? »

Un silence s'installa pesant. Mon regard se durcit. Le calme avant la tempête.
« Dis-moi Brice ? »
« Oui »
« Quand est-ce que j'ai dit qu'il s'agissait d'une broche ? »

Le mec en face de moi commençait à aller très mal. Il transpirait comme un porc.
À ce moment, il me fit découvrir ses cartes. Full de deux par les dames. 


Pas mal....

Certain d'avoir gagné, il commença à vouloir ramasser les gains de la partie. Il était niais comme Candide et voulait être Crésus ? Pauvre imbécile.

Je lui plantais une dague dans ces deux mains, tandis que ma main libre l'empêchait de hurler.
Ces gorilles eurent le même geste en même temps. Celui de mettre leurs mains vers leurs armes.

Mes cartes ayant volé sur la table pendant mon mouvement. Elles se révélèrent. 
Quinte flush royale de Pique.

« Je vais enlever ma main de ta bouche et tu ne vas pas crier. D'accord mon agneau ? »

Mon interlocuteur hocha la tête.
Je retirais ma main tout en retirant mon couteau et je rangeais l'arme.

Soudain, un couteau vola vers moi. J'étais tellement concentré par cette enflure que je n'ai pas pris le temps de l'esquiver, ni de le laisser me traverser.

Il traversa ma peau d'ours pour aller se ficher dans ma chaise.
Je regardais dans la direction du lancer.
Pour ma plus grande surprise, ce fut une bouffe blonde qui s'avançait vers moi.
Je pris le couteau puis je jouais avec entre mes doigts et sur ma paume en le faisant tourner de toutes les manières. 
« Trop légère d'un demi-milligramme sur la bascule. » En observant la charmante jeune femme.

démonstration:
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Avant de balançer l'arme vers la cible.
Le couteau s'y planta au milieu jusqu'à la garde.

« Occupez-vous de ces guignols. » Disais-je d'un mouvement de la tête à un de mes hommes afin qu'il amène cette fripouille à cracher le bien qu'il nous avait volé et à qui on avait volé aux Asariah. Je les savais capables de s'occuper de ce genre d'individu dehors. Il ne fallait pas me mettre à dos le patron du bar.
Où est-ce que j'irais boire après ?

« Bien à nous deux, mam'zelle. 
Devenir fugitive, toi ? J'pense pas non. Je crois pas qu'un si joli minois soit capable d'être en fugue devant les forces de l'ordre, ma belle.
De plus, tu as ruiné la peau de l'ours que j'avais moi-même chassé à mes treize ans.
Comment tu comptes me rembourser ? »


Tandis que je lui parlais, je lorgnais sur son corps bien fait quoique fin. Il n'était pas dans mes habitudes de croiser de tels arguments chez les putains du coin d'ordinaire.

Dehors, un bruit de bagarre signifiait que mes gars s'occupaient de mon affaire.
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Eryn Asariah
Ancienne étudiante - Mage 5e ordre
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Jeu 7 Juin - 21:21
Juste assez éméchée pour ne pas vraiment voir le danger, ou peut-être qu'elle était plus joueuse que d'ordinaire. Alors qu'elle voulait récupérer le couteau, l'homme qu'elle avait manqué de peu la prit de vitesse et joua avec. Il fallait admettre qu'il semblait un expert vu comme elle tournoyait entre ses doigts. C'était plutôt impressionnant. Mais elle n'était pas en reste non plus mais ne pensa même pas à invoquer une arme pur le lui démontrer. Toutefois, ses grands yeux bleu pétillaient toujours de malice, entre autre. Il lança le couteau droit vers le cible et s'y ficha en plein milieu. Eryn fit une moue admirative.

L'ordre que son interlocuteur intima à deux de ces gorilles et les gémissements d'un type lui fit tourner la tête vers la table à laquelle l'inconnu était juste avant qu'elle ne s'en mêle. L'homme en question se tenait les mains qui saignaient abondamment. Il avait sans doute du tricher aux cartes. Pas de bol pour lui. Du point de vue d'Eryn il l'avait cherché. Quand on jouait, il fallait s'attendre à perdre non ? Dommage qu'aussi peu de monde en soit conscient. Mais c'était aussi pour cela qu'elle leur était sup... enfin bref. Elle regarda toutefois tout ce beau monde sortir en se demandant si ils allaient vraiment se battre dehors juste parce qu'un autre l'avait ordonné.

C'est la voix de cet "autre" qui la ramena à la réalité. Elle n'avait pas bougé de sa position. Il rebondit sur les propos qu'elle lui avait tenu. Elle écumait assez les soirées et les tavernes depuis assez de mois pour avoir compris à peu près comment ce type de personnes se comportaient. Et elle mettait un point d'honneur à ne pas se laisser intimider, au risque de les provoquer. Fort heureusement, elle était assez intelligente pour savoir repérer les limites avant que ça ne tourne mal. Et pour le moment, malgré les manières bien rustres de ce type, elle était d'humeur joueuse.
Elle gloussa doucement au compliment, comme le ferait n'importe quelle poule avant d'adopter une posture légèrement parfaitement feinte et maitrisée tendit qu'il parlait de réparations.

"Effectivement, je serai incapable de fuir sans arrêt des guerriers formés à traquer les gens." Elle adressa à l'homme une œillade innocente. "Quant à vous rembourser. Je crains que ça soit impossible."

Elle désigna d'un geste délicat la table où les gains de leur partie étaient encore étalés.

"Vu la piètre qualité de vos atours, il me semble que vous avez largement de quoi faire."

Eryn ne fit aucun commentaire en le voyait la reluquer ouvertement. Elle fit un petit pas vers lui, inclinant légèrement la tête sur le côté, ses cheveux blonds se déplaçant subtilement en suivant le mouvement et lui lança un regard faussement candide.

"Je n'aime pas la violence mais..." Mensonge, elle savait l'apprécier dans quelques occasions. "J'aime encore moins devoir quelque chose. J'accepte ma part de responsabilités, et le fait que j'aurai pu vous blesser si... facilement."

Elle eut du mal à contenir un sourire cynique et au contraire, soupira, faussement contrite et baissa les yeux d'un air coupable toujours aussi bien feint que toutes ces autres expressions.
Rompant le peu de distance qu'il y avait entre eux, elle posa délicatement la paume de main sur le torse de l'homme, l'effleurant à peine, tout en plongeant dans ses yeux.
Elle se mit sur la pointe des pieds et avança ses lèvres vers son oreille pour murmurer.

"Comment pourrais-je me faire pardonner ?"

Évidemment il n'était pas question d'argent, ni de sexe. Elle le taquinait juste un peu pour voir comment il réagirait. Mais n'étant pas totalement stupide, elle se permit de déployer sa lecture des pensées résiduelles de sorte à éviter un désagrément trop grand ou en tout cas, connaitre son état d'esprit "réel".


Spoiler:
Désolée pour la longueur ! Je me rattraperai la prochaine fois.
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Lomac Xelcius
Voleur - Mage du 4e ordre
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Dim 10 Juin - 6:38
Ma démonstration technique de couteau semblait avoir impressionné la donzelle. Rien de plus normal, j'étais devenu un pro quant à manipuler toutes sortes d'armes. En ce moment, je n'avais que mon petit canif de chasse et ma chaîne. Ce qui était largement suffisant pour éliminer la vermine.

Quelle gamine naïve finalement !

Devant mon blabla, la jeune énergumène roucoula comme un pigeon. Devrais-je dire une colombe parce que c'est une femme ?
Non, j'crois pas ! Je ne suis pas du genre mielleux avec les bouffes.
La seule qui a le droit à ce traitement, c'est mon adoré et estimé Princesse.

Elle me répondait qu'elle était effectivement incapable de fuir sans être arrêtée. Tu m'étonnes ! Cette fille ne semblait pas du tout dangereuse. Même si elle l'était, ce qui était juste impossible, elle ne ferait pas le poids seule.

Elle continua toujours avec cette voix mielleuse. C'était agaçant. J'avais envie de la coller contre un mur pour l'étrangler afin qu'elle se taise ! Sinon une claque qui lui ferait le tour infernal de la tête serait pas mal.
Elle venait de me dire quoi la pouffe ? Que ce n'était pas possible qu'elle me rembourse ? Elle me prenait pour qui cette conne ?
Elle désigna ensuite les gains à ma table que j'avais gagnés. Elle en profita pour insulter mes fringues et dire que j'avais les moyens de m'en payer.
Elle essayait de m'aguicher cette pute ou je me trompe ? Elle n'aimait pas la violence. Si t'aimes pas la violence, tu cèdes devant elle et tu cours la queue entre les jambes avant de te la prendre dans la face ! Cette pimbêche voulait prendre sa part de responsabilité pour le fait qu'elle aurait pu me blesser si... !
Quelle catin !
Je vais l'étriper ! La faire frire dans de l'huile ! La donner en pâture comme chair à pâté pour les esclaves.

Elle se rapprocha de moi, mit une de ses mains sur mon torse puis me murmura quelques mots pour me demander comment elle pourrait se faire pardonner.


Mes yeux s'assombrissaient devant ce spectacle.
« Tu crois que je suis qui ? »
Dans ma tête, on pouvait voir que je détestais que l'on me prenne pour un guignol et c'était exactement ce qu'elle venait de faire avec sa langue fourchue. D'habitude pour un tel traitement, soit, j'éliminais direct la personne, soit, j'organisais un accident où le malheureux aurait un malencontreux '' accident ''. Dans la plupart des cas, ça serait mes sbires qui s'occuperaient de faire le ménage, mais pour un affront personnel, je le faisais moi-même. Le dernier a eut droit à une dizaine de coups de couteau.
La dernière fois qu'une fille m'avait ridiculisé ainsi, je l'avais fait violé par mes suppôts puis fait pendre dans la forêt pour qu'elle pende à un arbre avant de finir dévoré par les Lycaons.

« Arrête de jouer la midinette, Miss ! Je déteste les hypocrites. Alors ne joue pas la Renarde devant moi, foutue Kitsune de malheur !
Tu as troué ma peau d'ours, c'est normal que tu casques ! Pas besoin de ton numéro de charme à deux balles ! J'ai déjà une gonzesse figure-toi. »


Après ce petit coup de colère, je décidais de me calmer. Bon, cette fille ne m'avait pas fait grand-chose finalement. Peut-être que j'allais être gentil ?

« Paye ta tournée et on verra ensuite si on est quitte, ok ? D'ailleurs Kitsune, tu t'appelles comment ? »

Juste après que nous ayons fait les présentations avec la Renarde, un de mes subordonnées envoyés dehors pour corriger Brice revint avec quelques bleus, mais surtout, il ne semblait pas du tout heureux de revenir.

« Boss, la broche des Asariah a disparu ! » Il avait dit cela devant tout le monde.

Quelle allait être la suite des événements ?
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Eryn Asariah
Ancienne étudiante - Mage 5e ordre
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Mer 13 Juin - 14:33
Visiblement le tour un peu surjoué qu’elle lui faisait n'avait pas l'effet escompté. Ça arrivait parfois, quand les gens étaient moins débiles que prévu. Mais ça restait quand même assez rare il fallait l'admettre. Toutefois le regard qu'il lui adressait ne la trompait pas. Il bouillait intérieurement et elle de son côté se tenait prête à toute éventualité. Il avait l'air plutôt sanguin mine de rien et Eryn ne comptait pas mourir bêtement dans une taverne, même aussi sympathique que celle-ci.

Malgré cela, elle poursuivit le jeu. Déjà car elle n'aimait pas se laisser impressionner, ensuite qu'elle voulait tester les limites du maniaque devant elle et enfin car ça lui avait laissé le temps de récupérer la broche de sa mère discrètement. Il lui avait suffit de générer un portait d'entrée au niveau de sa main et l'autre dans la poche de celui qui avait subtiliser le bien. Concrètement, elle n'avait pas vu de quel objet exactement il s'agissait puisque le type se faisait entrainer par les voyous à l'extérieur. Tout ce qu'elle savait c'est que ça brillait et que le type aux mains trouées ne l'avait sans doute pas acheté. C'était donc suffisant pour elle pour lui jouer un petit tour qui ne ferait aucun mal.

Du même temps, elle avait montré à Lomac qu'elle ne comptait pas lui rembourser quoi que ce soit et avait légèrement critiqué sa tenue vestimentaire. Ça lui avait échappé. Après tout, elle voyait des personnes de situations modestes se vêtir avec nettement plus de gout que lui. La seule différence venait sans doute de l'aspect pratique de la tenue qu'il portait et seul aspect qu'elle ne remettrait pas en cause.

Tendit qu'il s'énervait, il la houspilla en lui demandait ce qu'elle croyait qu'il était. Eryn lui adressa un sourire hautain mais sans répondre pour autant. La réponse ne lui aurait pas plu. Par sécurité, elle s'éloigna d'un ou deux pas alors qu'il enchainait. Une renarde ? Oui ça lui allait pas trop mal. Toutefois elle avait de moins en moins envie de rire et en fait le ton sur lequel il lui répondait comme son attitude corporelle avait au moins aidé à la faire désaouler. A le mention d'une autre fille, elle ne put s'empêcher de lâcher un rire moqueur.

"Dans ta tête je n'en doute pas. Ou je plains sérieusement la fille qui aura eu l'idée saugrenue de tomber amoureuse d..." Elle avait failli dire "d'un truc comme toi" mais s'était repris juste à temps. "de toi."

Visiblement il voulait vraiment qu'elle lui paye quelque chose. Sa peau d'ours ou une tournée. Ca aurait chipoter que de refuser. Mais au moins il s'était un peu calmé... partiellement. Elle appréciait l'effort. Eryn fit apparaitre une pièce de cuivre et la lui tendit.

"Ce ne sera pas une tournée mais assez pour un verre."


Radine ? Elle ? Nooonn. Disons juste qu'elle y mettait autant de bonne foi que lui. Pour continuer à calmer les choses, elle accepta de répondre à sa question en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille d'un geste machinal mais qui trahissait la cessation du jeu de séduction.

"Tu peux m'appeler Eryn. Et toi ? Mais par pitié ne me donne pas un surnom pourri censé faire classe..." Lança-t-elle avec une grimace presque désespérée à cette idée.

Finalement un des types qui accompagnaient le gros-dur revint et lança, catastrophé qu'il ne trouvait plus la broche des Asariah. Eryn lui jeta un regard les yeux écarquillés. Ca venait de chez ses parents ? Vu comme ça brillait ça devait appartenir à sa mère.
Sans attention outre mesure, après tout, elle n'était pas une voleuse dans l'âme et avait agi sur un coup de tête facilité par l'alcool, elle mit instinctivement la main sur le petit sac qu'elle portait pour l'entrouvrir et regarder dedans.

Hum... ok. Ca ressemblait bel et bien à une des broches de sa mère. Donc, ces mecs étaient des voleurs. Et vu ce que celui face à elle avait fait à... "Brice", mieux valait sans doute qu'il ne découvre pas qu'elle les avait doublé. Bien que dans ce cas il s'agirait surtout de rendre un bijou de famille à la sienne. Donc en fait ça reviendrait à faire une bonne action non ?
Quoi qu'il en soit, elle redressa la tête soudain un peu plus tendue. Mentir était une chose qu'elle faisait bien, même très bien, en tout cas quand elle était dans son environnement, c'est-à-dire entourée de gens de même extraction et qui ne portaient pas mille et une dagues dissimulées.

Concrètement elle ignorait si c'était le cas mais c'était l'image qu'elle se faisait des hors la loi notoires. Et ça mettait en perspective ses déductions sur le type. Il était peut-être imbuvable mais c'était sans doute vrai qu'il savait comment esquiver le protectorat. De même que sa violence était symptomatique des gens de son espèce. Il fallait juste espéré qu'il ne se rendrait pas compte de son léger changement d'attitude.
Elle pouvait bien lui rembourser sa peau d'ours après tout, tant qu'elle conservait la broche.

Et puis, mieux valait qu'elle sorte rapidement de là. Certains parmi les pochtrons savaient de quelle famille elle descendait, même si peu étaient encore en état de parler à une heure aussi avancée. Elle n'était pas du genre à tenter le diable plusieurs fois de suite.
Elle lui tendit une pièce d'or. Pour les petites gens, il s'agissait du salaire d'une année entière.

"Pour votre manteau."

Annonça-t-elle avant de se détourner le plus calmement dont elle était capable.

"Je vous laisse chercher votre... broche."

Elle finit par tourner les talons en fixant son attention sur la porte de la taverne.

*Allé juste quelques mètres.* Pensa-t-elle.
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