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Une vie de prêche (Terminé)

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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
Age du personnage : 21
Race : Humaine
Pouvoirs : Modélisation Divine et Chirurgie Divine
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Sam 26 Mai - 0:27
Cela faisait plusieurs jours que Zahel après avoir parcouru plusieurs villes était finalement arrivée dans cette cité profane et impure qui n’était habité que par de pauvres âmes impures qui devaient être reconduite dans le droit chemin. Avec son intelligence assez exceptionnelle pour le commun des humains (18), elle savait que la base d’une religion même était tout d’abord, les classes les plus pauvres. Ayant réfléchi durant son voyage entre deux prières sur la stratégie qu’elle devrait employer, car elle savait que la tâche serait rude, car le diable est malin, c’est tout naturellement qu’elle se dirigea vers le quartier pauvre du Cercle.

De par son éducation stricte dans un monastère et son étude des mots et de l’art de bien parler, ceci additionné un à charisme également exceptionnel (17), Zahel arrivait facilement à convaincre le cœur des populations dont la foi dans les autres religions était superficielle et qui rêvait d’un meilleur avenir, un avenir que pouvait leur donner l’Église de l’Ether apparemment. Jusqu’à lors, Zahel c’était fait une petite réputation dans le quartier du cercle, elle passait alors ses journées à prêchés dans les différentes zones du quartier.

Aujourd’hui, dans l’après-midi dans la zone des échoppes, Zahel tenait l’un de ses prêches habituels sur une estrade de fortune entourée d’habitant qui devenait de plus en plus habitué à ceci fasciné par la sérénité qui se dégageait de cette jeune femme.

Debout sur son estrade, les yeux toujours et éternellement clos, elle commença ainsi son premier prêche de taille moyenne. AU fond d’elle, elle était inquiète, mais confiante en son seigneur, elle était certaine que tout se passerait bien.

Debout sur son estrade, en habit religieux, Zahel fit quelques pas regardant son public.


Mes Chers Frères, mes chères sœurs…
Aujourd’hui, c’est le cœur lourd et terriblement plein de peine que je viens à vous aujourd’hui.


Petit mouvement d’interrogation dans la foule.

Oui, aujourd’hui, chaque jour, je vois, NOUS voyons nos enfants affamés dans ces rues. CHAQUE JOUR, nos anciens ceux qui nous ont élevées, ce qui nous permettent de vivre aujourd’hui ! EN train d’humblement mendier dans les rues…


Zahel était presque en larme. Une bonne partie de la foule acquiesça. C’est vrai, c’est vrai pouvait-on entendre dans la foule comme si une vérité pourtant évidente venait seulement d’être découverte par ces derniers.

Et pourtant aujourd’hui des hommes et des femmes qui ne se préoccupe pas de vous, des êtres prônant de fausses religions et servant les démons tentent de se repaître de NOS souffrances !


Applaudissement soutenu, les hommes déclara, sus au diable !

Oui mes amis, mes frères, mes sœurs…, des démons !

Des Démons qui aujourd'hui nous acculent dans la misère !
Des Démons qui déstabiliser notre monde et n’aspirent qu’à notre perte en se servant de fausses et diaboliques religions !

La foule marquait fortement son approbation…

Mes amis, combien de temps, encore, allons supporter cela ?! Je vous le demande !

Le temps est venu de cesser d'être des victimes. Nous devons soutenir notre Seigneur Ether dans le jugement des démons et des âmes sataniques et corrompu qui le serve. QU’ils comprennent aujourd’hui, que leur heure est venue !

J'en appelle à vous mes amis, qui suivront notre seigneur Ether pour chasser les démons de cette cité !


La foule criait nous ! Nous !

Zahel fit quelque pas, avec un petit sourire sur le coin de ses lèvres.

Merci mes amis, je sais que je peux avoir confiance en vous. Mais attention, car l’une des incarnations du mal est très proche d’ici !

Stupéfaction dans la foule.

Oui, mes frères, mes sœurs, il est parmi nous dans ces fausses églises de religion qui sont représenté par des temples d’Abytar !

Zahel se gardait bien d’attaquer les politiques et la haute société.

Ne vous laissez pas berner par leurs paroles, ensorcelées par Abytar, car derrière leurs auras d’apparente bienveillance ce cache les démons !

À eux âmes perdues je le dis. Repentez-vous !


La foule répétait repentez-vous en cœur.

À eux âmes perdues, je le dis.

Entendez la voix d’Ether dans vos coeurs ! Ne confiez pas vos vies à ces profanes qui ne sont qu’un instrument d’Abytar.

Prions ensemble mes frères et sœurs, prions pour que cette cité revienne dans le droit chemin et viennent prier Ether

Ainsi sois l’existence !

Mes amis, chantons !


Depuis son arrivée, Zahel avait commencé à apprendre des chants aux habitants, d’autre suivait simplement les paroles tandis qu’une troisième partie se contentait d’écouter.

Venez à la prière.

Venez accueillir la bénédiction.

Venez reconnaître celui qui guide.

Venez écouter la Parole.

Venez écouter la Parole.


Pour Ether unique créateur

Le temps du Chant est venu

Pour Ether souffle de la vie

Le temps de n’être qu’Un est venu

La Félicité Universelle est dans l’union Sacré.


Une fois, la chanson terminée, Zahel commençait à répondre aux questions des habitants sur sa religion et diffuser ses enseignements.
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Corvus Downclaw
Lieutenant du protectorat - Mage 4e ordre
Age du personnage : 20
Race : Humain
Pouvoirs : Adaptation automatique / Dispense majeure
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Sam 26 Mai - 20:06
Cela faisait plusieurs jours que les gens avaient recommencé à sortir, à vivre si l'on pouvait dire. Et il faut dire qu'après les évènements des dernières semaines la méfiance était toute naturelle. Entre les démons qui s'étaient acharnés sur quelques citoyens des cercles, le quartier Vodrel qui avait été presque entièrement détruit par les combats qui s'étaient engagés entre les vampires, les paladins et les elfes, aidés par un hybride et un démon possesseur, il y avait forcément de quoi vous rendre paranoïaque.
Si encore la situation s'était arrêtée là, mais il restait encore l'attraction majeure et ce dont tout le monde parlait : la Régente avait été mise en fuite devant un seul et unique archimage. Drake Leckard était le nouveau monarque absolu de la cité et il avait déjà commencé à modifier quelques petites choses.

D'une part la liste des ennemis publics qui comptait désormais Astoria Lane, Wilhelmine Schlacht, Fer-bleu et une quinzaine de leurs loyalistes, sans oublier bien entendu Alrost Erkelion qui avait été destitué de son poste de capitaine du protectorat. Tous étaient activement recherchés et toute personne soupçonnée de les aider était amenée directement à Drake pour un... interrogatoire.
C'était Corvus Downclaw qui avait hérité du titre de capitaine du protectorat. Il fallait dire que le sortilège de corruption dont il était victime l'avait rendu aussi loyal à Drake qu'un chien parfaitement dressé envers son maître.

Malgré son jeune âge, ses pouvoirs comme le fait qu'il ait assisté le nouveau régent lors de son putsch, l'avait rendu plutôt craint. Ca et aussi son caractère malgré tout très chaotique. Mais c'était de l'ordre du détail. Certaines choses n'avaient en revanche guère changé pour Corvus, il n'aimait pas spécialement commander ses troupes et préférait être dehors, raison pour laquelle il y était en ce moment même, assisté par 4 autres de ses camarades.

Depuis quelques jours ils avaient entendu dire qu'une prêcheuse aux dents longues retournait la population contre le maître de la cité. Une gamine que l'on disait aveugle, ou partiellement aveugle. Les racontars n'étaient pas les plus fiables. Toujours est-il qu'il n'en fallait pas moins à Corvus pour aller sur le terrain. Finalement, la voix claire de la jeune femme lui parvint. Ses sbires et lui-même se positionnèrent sur le côté, un peu en retrait de la petite place pour écouter. Inutile d'arrêter les gens pour rien n'est-il pas ? Surtout quand la populace est 10 fois plus nombreuse qu'eux.

Debout sur son estrade, la jeune femme, plutôt jolie il fallait l'avouer, évoquait les démons, la misère et appelait à ce qu'ils chassent eux-mêmes de la cité les démons que le protectorat n'avaient pas encore pu abattre. C'était ridicule. On ne pouvait pourtant nier que la jeune fille était habitée et plutôt convaincante. Mais d'une part, les protecteurs faisaient leur travail, et Corvus, sans doute "grâce" à sa corruption dont il n'avait aucunement conscience, n'avait aucune envie de laisser une divinité quelconque lui dire quoi faire, quoi penser et comment se comporter. Son discours le faisait donc gentiment rigoler.

Toutefois, jusqu'à ce qu'ils se mettent tous à chanter, du moins, plus nombreux que la dernière fois d'après un de ses hommes. Hors de question que cette gamine foute le bordel dans sa ville. C'était déjà assez animé comme ça et elle était en train de convertir les idiots du village, ou aux désespérés, ce qui revenaient au même d'un certain point de vue, à sa croyance. Réelle ou non n'était pas la question, tout le monde savait que les dieux existaient au même titre que la magie. Simplement la magie profane elle au moins venait des gens eux-mêmes et n'était pas régulée par une entité qui s'octroyait le droit de vie ou de mort et de choisir ce qu'ils devaient penser et être.

Déjà bien agacé pendant la prêche, ce sentiment n'avait cessé de croitre alors que les gens reprenaient ces chansons. Hors de question qu'elle ne convertisse Targatt à sa foi. Elle était une cité-mage, la joyau du monde libre, et elle le resterait. Enfin plus ou moins maintenant que Drake était au pouvoir. Mais ce serait toujours mieux qu'une putain de religieuse.

Peut-être était-il temps d'intervenir.

Sans bouger de sa position, il tendit le bras vers le ciel qui se couvrit presque immédiatement. Quelques instants plus tard, c'est une pluie diluvienne qui tombait sur la horde de fidèles comme de curieux rassemblés. Une technique simple de dispersion qui avait maintes fois fait ses preuves.

Corvus fit signe à ses compagnons de l'attendre et s'approcha de la jeune femme en pleine réponse à un vieux  dont il se moquait éperdument. Il lui adressa un regard condescendant.

"Dégages."

L'homme ouvrit la bouche comme pour répliquer mais l'uniforme l'en dissuada. C'était rassurant. Tant qu'ils avaient plus peur de lui que de leur prétendu dieu a se passerait bien. Encore fallait-il que ça ne change pas. Raison pour laquelle il lui faudrait tenter de...parlementer. Malheureusement ce n'était pas son fort, surtout quand il s'agissait de religion, il avait toujours été allergique à ces idioties. Si les croyants voulaient servir un maitre et arrêter de penser par eux-mêmes qu'ils deviennent esclaves ce serait bien plus productif !

Corvus garda le silence une seconde, dévisageant la jeune femme en se demandant si, aussi pure qu'elle soit censée l'être, elle avait déjà connu les affres de l'amour, ou plutôt ceux du sexe. Si ce n'était pas le cas, il se ferait un plaisir de la décoincer un peu. Qui sait, ça lui ouvrirait peut-être les yeux.
Mais avant a, encore fallait-il engager la conversation tout en lui faisant comprendre sa pensée. Gentiment puisque c'était la 1e fois.

"Se servir de la misère pour convertir les masses d'idiots et se servir de ces... benêts pour combattre des créatures crées pour tuer en dit long sur l'extrême bonté de ton dieu."

Il avait presque craché le dernier mot et passablement insisté sur "l'extrême bonté". Hum... Il venait sans doute d'échouer en ce qui concernait l'entrée en matière douce. Tant pis ! Il reprit.

"Zahel, je crois que c'est ton nom. Tu as beau être mignonne et avoir de merveilleuses qualités d'oratrice, c'est un crime que de pousser les civils à la rébellion. Surtout en insultant tous les protecteurs qui sont morts en tentant de protéger tes... innocents des démons justement."

Bon certes, Drake s'était allié avec certains mais ce n'était pas lui qui avait ouvert le seuil démoniaque à la base, il n'avait fait que profiter d'une opportunité non? Et puis les démons qui lui étaient alliés étaient morts depuis... enfin, sauf Cain qui avait été exorcisé et qui depuis ne se réveillait pas. A ce que l'on disait. Mais il était humain dans le fond donc ça ne comptait pas.

Mais il était aussi vrai que pendant le coup d'Etat, les protecteurs s'étaient pour la plupart battus contre les démons. A l'heure actuelle leur nombre avait diminué. Ils étaient parvenus grâce à de nombreux sacrifices à tuer Tali, la harpie, à abattre deux meutes de chiens de l'enfer si bien qu'il n'en reste qu'une aujourd'hui...quelque part dans les environs. Quant aux diablotins et autres entités, il ne restait d'identifié que le démon Beleth, un allié du démon Caïn.
Si des rumeurs avaient fait état qu'un démon et un diable tous deux de haut rang étaient entrés via ce seuil, personne ne les avait vraiment vu et progressivement l'information s'était perdue pour devenir une histoire que l'on racontait aux gosses qui n'étaient pas sages.

Elle faisait bien rire celle là, à prêcher la guerre aux démons alors qu'elle ne semblait pas capable de lever une épée ni de défendre sa vie.
Corvus rompit les 2 mètres qui le séparait d'elle et caressa sa joue d'un revers de main. Il approcha sa bouche de son oreille et prononça quelques mots d'une voix suave quoi qu'un peu menaçante.

"Tu envoies des pauvres gens à la mort sans toi-même te salir les mains. De mon point de vue, c'est toi le démon. Vas prêcher dans une autre cité, la prochaine fois qu'un de mes hommes te voit faire, je t'emmènerai moi-même dans l'arène pour que tu combatte un vrai démon."
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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
Age du personnage : 21
Race : Humaine
Pouvoirs : Modélisation Divine et Chirurgie Divine
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Sam 26 Mai - 22:27
Après son prêche habituel qui comme à son habitude avait conquis son public, Zahel répondait désormais aux questions des personnes à qui elle avait donné leçon, hier comme aujourd’hui. Tout en cas, ces sens d’aveugle l’en averti bien avant les autres, le temps changea très subitement.


Le temps se couvre rapidement. Une pluie ? C’est de la magie ? Pensait Zahel.


En effet, elle ne se trompa pas, quelques dizaines de secondes après cette sensation, une pluie diluvienne tomba sur le quartier, beaucoup de fidèle et de passant se réfugier sous les toits et les tentes, de l’un et de l’autre côté de la rue marchande, trop curieux de ce qui pouvait se passer. Les fidèles les plus touchés par les paroles de Zahel ne bougèrent pas au départ, mais ne tentèrent rien contre les gardes en uniformes qui arrivait pas là, l’air en colère, sans doute écoutait-il Zahel depuis tout à l’heure.


Malgré la pluie, Zahel ne bougea pas, ne montrant aucune surprise tournant simplement la tête en face de celui qui venait vers elle accompagnée de 3 de ses amis.


Au fond d’elle, Zahel se disait que c’était certainement le premier obstacle à sa mission divine, mais pour Ether elle ne flancherait pas.


Lorsque l’homme arrivait enfin prêt d’elle, elle l’écouta d’abord toujours assise sur le bord de son estrade.


Se servir de la misère pour convertir les masses d'idiots et se servir de ces... benêts pour combattre des créatures crées pour tuer en dit long sur l'extrême bonté de ton dieu. Zahel, je crois que c'est ton nom. Tu as beau être mignonne et avoir de merveilleuses qualités d'oratrice, c'est un crime que de pousser les civils à la rébellion. Surtout en insultant tous les protecteurs qui sont morts en tentant de protéger tes... innocents des démons justement.


Zahel ne bougea pas, ne montrant aucune peur, aucune appréhension sur son visage. De loin, son public observait la scène, inquiet. Levant la tête vers le ciel, vers la pluie, elle lui répondit instinctivement.


Se servir ?


Sincèrement, elle montrait qu’elle ne comprenait pas pourquoi, il disait cela.


Nous fidèle de l’Ether sommes appelés à regarder la misère de nos frères et de nos sœurs, allez-vous nous dénigrer, nous condamner pour cela ? La charité est l’une des valeurs fondamentales d’une véritable foi, mais peut être est ce différent de ce que vous connaissez avec les fausses religions qui hantent cette cité. Et puis pourquoi protestez-vous contre mes paroles, servez-vous le diable et les démons ? Vous êtes-vous abaissé à cela pour acquérir une puissance que vous ne vous servira à rien lorsque vous serez dans votre tombe ?


Il y a avait un petit rire de loin, mais lorsque l’un des gardes se retourna tout le monde se tut à nouveau. Visiblement cela n’avait pas plu, mais Zahel ne savait pas à qui elle parlait et de toute manière cela ne changerait rien à sa façon d’être, même si elle le savait, tel était les ultras croyants.


L’homme qui semblait avoir une dent contre les religions et surtout les religieux se rapprocha en encore plus d’elle, caressa sa joue du revers de la main et lui chuchota quelques mots à l’oreille d’une voie menaçante.


Tu envoies des pauvres gens à la mort sans toi-même te salir les mains. De mon point de vue, c'est toi le démon. Vas prêcher dans une autre cité, la prochaine fois qu'un de mes hommes te voit faire, je t'emmènerai moi-même dans l'arène pour que tu combattes un vrai démon.


Beaucoup de personne aurait reculé, aurait eu peur d’une telle menace, mais une fanatique pour qui la vie matérielle n’était qu’une courte étape dans son existence, pourquoi aurait t-elle peur de partir en servant son seigneur ?


D’un seul coup, Zahel descendit de son estrade et se mit debout face à cet homme qui était bien plus grand qu’elle. Cette menace l’avait vexée, cette personne était visiblement dangereuse.

Sire, il ne me semble pas avoir parlé à la deuxième personne du pluriel, il me semble au contraire avoir dit NOUS. Alors que le Seigneur m’a offerte une partie infime de sa force, s’en servir de manière si basse, si lâche mériterait une sentence éternelle ! Je suis en première ligne sire et c’est pour cela que je suis en ce moment même debout face à vous qu’importe les menaces, la haine et la souffrance que vous pourriez m’infliger. C’est pourquoi je me dois de décliner votre proposition car mourir en martyr ne me dérange pas mais pour chaque missionnaire qui tombera, 10 se lèveront pour continuer ce que j’ai commencés.

C’était clairement un avertissement, les martyrs étant toujours un problème dans une ville aussi instable. Zahel ouvrit un tout petit peu son œil droit puis le referma aussitôt.

Par ailleurs, sire, je m’inquiète pour vous. Je sens implanté dans votre âme une sombre magie dont vous êtes l’esclave, mais la miséricorde peut vous sauver…
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Corvus Downclaw
Lieutenant du protectorat - Mage 4e ordre
Age du personnage : 20
Race : Humain
Pouvoirs : Adaptation automatique / Dispense majeure
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Dim 27 Mai - 15:54
Les fidèles de cette prêcheuse n'avaient au moins au l'idée stupide de se placer entre lui et leur gourou tendit qu'il était approché d'elle. Pourtant certains étaient s'abriter pour continuer à observer la scène. je vous jure qu'elle bande vautours. Et à cause d'eux impossible de trop bousculer la petite fleur. Corvus était instable mais pas totalement débile. Ou pas encore assez pour commettre une telle erreur. A moins qu'il ne soit juste pas assez énervé. Allez savoir.

Quoi qu'il en soit, il avait renvoyé un débi...croyant plus loin et avait pris sa place pour parler à l'aveugle. Si elle l'était en tout cas. On pouvait toujours le penser puisqu'elle s'obstinait à ne pas ouvrir les yeux. Corvus songea que ce n'était pas que physique d'ailleurs.

De près, la jeune femme était encore plus désirable. Mais elle avait une grosse tare : elle était religieuse. De quoi rendre frigide n'importe quelle femme. Non mais quelle idée. Il ne s'était d'ailleurs pas privé pour lui faire comprendre le fond de sa pensée.

ur toute sa tirade elle n'avait pas émit le moindre son, jusqu'à ce qu'elle mentionne le fait de se servir des autres. Quoi ? Elle n'avait tilté que sur ça ?! C'était quoi son problème. En plus tout dans son visage laissait entendre qu'elle ne comprenait pas la raison de ces propos. Était-elle tellement embrigadée qu'elle n'avait aucun recul sur sa situation ? Classique. Pourquoi ne l'avait-il pas vu venir ?!

Corvus fronça les sourcils une seconde. Elle confondait tout.

"La charité ?"

Il écouta sa remarque avant d'éclater de rire. un rire bref et infiniment cynique.

"La charité ce serait de leur donner du pain et les moyens de vivre au jour le jour convenablement plutôt qu'à leur bourrer le crâne. Au lieu de leur faire croire qu'un pseudo dieu en a quelque chose à faire d'eux, mieux vaudrait encore qu'ils apprennent à se débrouiller car au final ils sont les seuls responsables de leur destin. Certainement pas une idole comme ton Ether ou je sais pas quoi."

Ok l'agacement commençait a devenir de plus en plus présent et il n'était pas un modèle de patience c'était certain. Il tenta de se tempérer malgré tout.

Elle avait également mentionné le fait qu'il serve le mal. Ce n'était pas le cas. Il servait la cité et son chef. Actuellement c'était Drake Leckard. C'était comme ça. Un point final. Pourtant, un instant de doute passa dans son regard. Il se rappelait fort bien avoir tenté de le tuer après que Joshua l'avait empoisonné avec il ne savait trop quoi. mais Drake l'avait soigné. Il l'avait sauvé non ? C'était suffisant pour continuer à ce qu'il fasse son boulot de protecteur. N'est-ce pas ?

Quant au fait qu'il se serait rabaisser pour obtenir de quelconques pouvoirs, il resta interdit une seconde mais l'énervement reprit vite le dessus. Elle sortait d'où celle-là ? Si dans le reste du monde les sorciers et mages étaient plus que rares, ici c'était si commun que c'en était devenu la norme. Ils n'avaient pas eu à faire quoi que ce soit pour faire parti de cette classe et avait assez de respect envers lui-même pour ne pas mendier pour des pouvoirs.
Ave une agressivité perçante, il saisit le menton fin de la jeune femme entre ses doigts et serra quelque peu.

"Contrairement à toi, je n'ai eu à devenir l'esclave de personne pour obtenir des pouvoirs. Je suis né ainsi, comme presque tout le monde ici. "

Elle finit par lui faire remarquer qu'il la tutoyait. Et alors ? Elle n'avait aucun droit à son respect, et quand bien même, il avait la fâcheuse manie de faire comme bon lui semblait, y compris sur l'étiquette. D'autant qu'il n'avait pas spécialement été éduqué pour savoir comment parler aux noblions ou à ceux qui se croyaient si importants qu'on était censé les vouvoyer. Non, rien à faire, il avait toujours tutoyé son ancien capitaine, mille fois plus imposant qu'elle. Pas de raisons que ça change, aussi ne releva-t-il pas.

Finalement, il l'attaqua quant à sa propension à envoyer à la mort les pauvres gens qu'elle tentait de convertir. Contre toute attente, alors qu'il s'attendait à un dérobade ou un effet de style, elle descendit de son estrade et lui fit face. C'était presque adorable tant elle était plus petite que lui. Mais elle semblait sincèrement vexée. Les yeux gris-bleu du protecteur restèrent rivés sur elle. Avec son petit air déterminé elle était d'une certaine manière encore plus attirante. En tout cas était-elle convaincante lorsqu'elle disait vouloir combattre avec eux. En était-elle seulement capable ? Bon sang elle était tellement fanatique qu'elle irait à la mort sans se retourner si son pseudo dieu le lui ordonnait. C'était flippant... De même si effectivement 10 prenaient sa place après elle. C'était pour ça qu'il détestait les religions. Impossible de parler avec eux.

Finalement, il lui afficha un sourire moqueur en la relâchant.

"Vous deviez être très malheureusement ou très influençable pour vous donner en esclavage à une entité quelconque en échange de pouvoirs..."

Il comptait l'attaquer sur un autre point mais elle entrouvrit les yeux et pendant une seconde, Corvus eut un frisson alors que son pouvoir d'adaptation lui montrait une forme de pouvoir qu'il connaissait peu. Plus ou moins du même style que celui des paladins mais en... différent. Et ça n'avait pas duré assez longtemps pour qu'il puisse détailler cette impression plutôt...dérangeante il fallait l'avouer. Sans même s'en rendre compte, Corvus s'était entièrement tendu, comme si il s'attendait à être attaqué bien qu'il n'en comprenne pas la raison lui-même.

La prêcheuse avait reprit la parole mais il lui fallut une seconde pour retrouver le fils de la conversation. Finalement, il retrouve sa contenance habituelle et lui sourit de toutes ses dents.

"Vous devez sentir ça chez tous ceux qui osent vous contredire. C'est très commun chez les gens comme vous."

Il croisa les bras et continua à la dévisager. Peut-être devrait-il s'y prendre autrement. Il n'avait plus vraiment envie de rester en sa compagnie mais il ne pouvait pas partir comme ça juste après son attaque. Tant pis !

"Notre ville est pleine de gens bons et qui n'ont pas besoin de vous. Je peux toujours vous le prouver. Laissez moi être votre guide. Il va de soi que si je vous convaincs, vous devrez cesser de prêcher, ou aller le faire dans une autre cité."

Il lui proposait un marché comme un autre. Il lui montrerait que les démons ne marchaient pas librement dans la rue comme elle le pensait... enfin pas à ce point quoi. Il lui montrerait les personnes les plus... disons, pures de la cité et connues comme telles. Ensuite, il aurait de quoi le bannir éventuellement, mais encore fallait-il qu'elle accepte le termes du contrat publiquement.
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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
Age du personnage : 21
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Pouvoirs : Modélisation Divine et Chirurgie Divine
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Dim 27 Mai - 17:33
Zahel était désormais debout face à cet homme menaçant qui semblait vouloir la faire fuir. Même sons ouvrir les yeux, la prêcheuse pouvait sentir la haine et la rancune de cet homme envers la religion. Les fausses religions de cette cité devaient être nocives pensait Zahel même si son opinion pouvait également être influencée par ce besoin de liberté qui semblait hanter son interlocuteur.


L’homme qui la fixait n’appréciait visiblement pas qu’elle lui résiste, de fait son statut même si Zahel n’en avait pas connaissance faisait que il n’était pas habitué de voir une personne se lever en face de lui alors que quelques secondes auparavant, il la menaçait de mourir piteusement dans une arène de la main de démon. Une personne normale aurait fui, mais Zahel n’était pas une personne normale et le soldat commençait certainement à s’en rendre compte.


Après un rire assez effrayant, il l’attaqua sur ses actions, ne serait-ce pas plus simple de leur donner simplement du pain ? L’argument se tenait, mais cela n’était pas suffisant pour Zahel. Toujours en face du soldat, elle lui répondit en souriant.


-Sire, la Charité et l’une de mes actions quotidienne, aider son prochain, les anciens et les malades dans les rues est la première de mes priorités, car c’est la volonté du seigneur. Oui la volonté du seigneur, un seigneur qui aime ses enfants et veut leur venir en aide contrairement à ce que vous avancez. Mais peut être confondez-vous le véritable seigneur et les fausses divinités de cette cité. De plus, je ne « bourre » pas le crâne des habitants, mais enseigne aux autres la philosophie de vie qui m’a enseigné le seigneur, une vie d’amour, de partage, de compassion, de compréhension et d’entraide. Vous êtes trop matérialiste sire, vous devriez savoir que notre existence matérielle n’est qu’une infime part de notre vie mais est pourtant la plus importante de tous, car c’est celle qui décidera si nous montons dans l’un des 7 paradis ou bien tomberons dans l’un des 7 enfers. Me reprocherez-vous de vouloir faire une sorte que le plus d’âmes possibles montent au paradis ?


Petit gloussement dans la foule, qui se tut à nouveau lorsqu’un garde se retourna. Il faut dire que cette situation pouvait paraître assez amusante si l’on oubliait le fait que cette histoire pouvait mal se terminer. Devant tant d’impertinence, il lui prit le menton relevant encore plus le fin visage de Zahel et le serra. Zahel ne flancha pas même si cette main lui faisait quelque peu mal.


Il finit alors par l’attaquer sur ses pouvoirs, mais cela Zahel s’y attendait, c’était très classique.


Sire, je suis la servante de mon seigneur, je n’ai jamais fait quoi que ce soit dans le but d’obtenir des pouvoirs, de la force ou quoi que ce soit qui puisse servir mes intérêts personnels. Le seigneur m’a donné la mission de sauver les âmes de cette cité, j’y serais allé sans aucun pouvoir si le seigneur dans son immense bonté n’avait pas décidé de m’aider dans ma tâche.

Mais si le seigneur souhaite reprendre ce qu’il m’a confié, c’est sans hésiter que je les lui rendrais. L’orgueil et l’envie qui sont liés à la puissance sont des péchés faites attention sire…



Le soldat dont elle ne connaissait toujours pas le nom relâcha son menton, elle se le tint quelque seconde juste avant d’ouvrir son légèrement son œil gauche et de sentir une force étrange dans l’âme du soldat et de lui en faire signe.


Écoutant la réponse de son opposant qui l’accusant de faire une manœuvre, elle répondit avec une sincérité extrême.


Sire, je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de chose digne des fausses religions, le mensonge est un péché que même une mission divine ne peut expier. De plus, cela ne vient pas de vous, cette chose étrange et bien trop différente de l’aura de votre âme…


L’homme commença à la dévisager avant de lui proposer une visite de la ville pour lui prouver qu’elle avait tort. Zahel était tout sauf stupide, elle savait très bien qu’il allait lui montrer les lieux les plus purs de la ville en cachant tout le reste. Elle ne pouvait pas mentir et donc ne pouvait pas accepter une telle invitation. D’un autre côté, elle sentait que cette invitation si… gentille était une tentative de fuite de la part du soldat qui était coincé entre le fait que lui faire du mal pouvait être un problème et son honneur personnel, elle sentait que le vent tournait de son coté, sans doute grâce au seigneur.


-Sire, il est évident que dans toute ville existe des gens bons et mauvais, je le sais, j’ai déjà visitée cette ville et je connais ceux qui font de la charité notamment dans cette région du cercle, je les aide et participe à leurs taches de mieux que je peux 6 heures pas jours.


Zahel suivait la règle des 3 8. 8 heures de Sommeil 8 heures de Prière 8 heures dans la ville dont 6 à la charité et 2 à l’enseignement de la théologie aux habitants.


Mais comme je l’ai dit beaucoup plus, la charité ne représente que la part matérielle de notre existence tandis que mon prêche concerne le spirituelle ce qui n’est pas la même chose. C’est pourquoi je dois décliner malheureusement votre proposition.
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Corvus Downclaw
Lieutenant du protectorat - Mage 4e ordre
Age du personnage : 20
Race : Humain
Pouvoirs : Adaptation automatique / Dispense majeure
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Mar 29 Mai - 20:00
Décidément, cette Zahel parlait vraiment trop. Et il était forcé d'écouter, ou de s'en aller au risque de perdre de son autorité. Il ne pouvait donc pas se le permettre. Tendit qu'elle répondait en ce qui concernait la charité et parlait de ces conneries d'une prétendue après-vis, Corvus roula des yeux en émettant un soupire agacé. Il pestait également intérieurement contre sa nouvelle fonction. Quelle idée de lui avoir donné plus de responsabilités ?! Il détestait cela et la politique l'énervait facilement. Vivement qu'on lui trouve un remplaçant. Malheureusement pour cette confrontation, ou plutôt conversation au moins, il était forcé de garder contenance. Et cette satanée fille se permettait de sourire en plus.

"Je ne confonds rien, tous les dogmes religieux sont fondés sur le même type de mensonges et se servent de la peur de l'au-delà pour influencer le présent et manipuler les actions d'autrui durant leur vie 'mortelle'."

Il avait lâché ça avec un flegme aussi grand que son agacement montant. Tant et si bien qu'il fini d'ailleurs par lui saisir le menton. Ce qui ne l'empêcha pas de poursuivre. D'abord, oui, il était matérialiste et alors ?! Ca ne changeait pas grand chose de son point de vue. Pourquoi se priver des plaisirs tels que la possession, la sexualité, l'acquisition de puissance magique dans son cas et de chercher à accroitre tout ça ? Il fallait profiter de la vie vu que la mort avait l'air hyper chiante quelque soit le ou les dieux que l'on priait. Et puisqu'il était impossible de savoir qui avait raison ou tort, de son point de vue, il était donc inutile de spéculer et de s'en préoccuper. Mais bien évidemment, ce n'était pas l'opinion des religieux, et encore moins de celle des monothéistes qui en plus d'être avares en ayant qu'un seul dieu, étaient... Bon, peu importait. C'était sans doute les pires. Ils compensaient leur manque de jugeote -ou était-ce un manque de volonté de changer le présent par eux-mêmes- et le remplaçait par un fanatisme à toute épreuve, et cette prêcheuse le démontrait à merveilles.
Peut-être devait-il tout de même répondre à sa dernière pique ?

"Si vous et vos fidèles foutez le bordel dans cette cité je vous chasserai personnellement au même titre que n'importe quel hors la loi. Et vous subirez le même sort."

Au même titre qu'il avait envoyé ses hommes à la recherche des anciens pontes de cette cité. Le châtiment que Drake Leckard prévoyait pour eux était la mort pour les plus chanceux, ou pire pour les autres. Et Corvus ferait ce qu'il pourrait que la jeune femme fasse aussi partie de la seconde catégorie si il était obligé de venir l'arrêter. Toutefois il avait malheureusement conscience que ses menaces ne pèseraient pas bien lourd, tout comme celle de l'arène un peu plus tôt, et qu'il trouverait amusant de mettre aussi à exécution.

Il avait fini par s'engouffrer dans la faille béante des pouvoirs que lui conférait peut-être son "Ether" et l'avait attaqué sur le sujet. Comme pour les essais précédents, il semblait qu'elle ait réponse à tout. Comme tout bon fanatique. Et le fait qu'il ait son menton entre ses doigts ne l'avait pas le moins du monde arrêtée. Elle était tellement à côté de la plaque que la raison seule ne pourrait rien contre ça... Si ça ne tenait qu'à lui il aurait tenter une violation de l'esprit... malheureusement, il n'avait encore jamais vu ce sort à l’œuvre et était donc incapable de le produire lui-même. Drake lui par contre saurait. Peut-être devrait-il lui en toucher un mot à l'occasion de son rapport et lui soumettre l'idée ?

De son côté, Zahel avait continué à se défendre d'avoir demandé quoi que ce soit et spécifiait qu'elle pourrait continuer à prêcher même sans pouvoirs. Corvus la relâcha un peu brusquement mais après une seconde c'est un sourire qui s'étala sur ses lèvres, lui donnant un air un brin carnassier. Il tendit la main, ouverte vers un de ses camarades qui tout en souriant à son tour, sortit d'un revers de son manteau un Rada'an. Ces colliers étaient des plus pratiques lorsqu'il s'agissait de priver de magie une personne en état d'arrestation, ou à l'en priver partiellement selon les conditions affiliées à l'objet selon le degré de la transgression. Corvus ne s'encombrait pas de ce genre de discernement. Il prenait toujours un Rada'an complet, qui coupait de la magie totalement tant que la personne le portait. Le même genre que portait aussi la plupart des esclaves. Il fallait dire que c'était incroyablement pratique.

Il le tendit à Zahel.

"Ce n'est pas de l'orgueil quand c'est tout à fait avéré et réaliste. Mais puisque tu te dis en être dénuée, tu ne verras d'inconvénient à porter ce Rada'an. Ça nous permettrait de te laisser continuer tes discours sans venir t'ennuyer puisqu'on sera alors certain que tu n’influenceras pas les plus faibles par magie. Évidemment, ça évitera aussi que tu attires sur ces malheureux plus de problèmes qu'ils en ont déjà. En somme, puisque tu es si charitable et bienveillante, tu n'as pas de raison de ne pas le faire, si ce n'est par orgueil."

Toutefois, elle n'avait pas totalement tort concernant son envie de puissance, mais c'était plus que ça, c'était un effet secondaire d'un de ses pouvoirs. Une sorte de... besoin. Mais peu importait, ce n'était pas le propos.
Finalement, elle avait entrouvert les yeux et Corvus s'était senti disons... mal à l'aise.
Zahel avait parlé de lui, personnellement. Une sombre magie implantée ? Et puis quoi encore ?! Mais elle insistait maintenant bien qu'il l'ait accusé de mentir.
Selon ses dires, ça ne viendrait pas de lui mais d'autre chose. Quoi ?! Pendant un instant, de nouveau, il songea au poison que Joshua lui avait inoculé mais une nouvelle fois l'idée s'effaça aussi promptement et fut remplacée par un profond sentiment de colère et une envie folle de violence. Déformant les paroles de la prêcheuse, Corvus se sentait attaqué personnellement par des mensonges et une tentative de manipulation. Elle cherchait juste à ce qu'il la laisse utiliser ses pouvoirs sur lui... Oui, rien de plus. C'était une tentative désespérée de sa part pour s'esquiver.

Le visage crispé par la colère naissante et les poings serrés, il se fit violence pour justement ne pas lui laisser libre court devant tout le monde.

"Mon âme va très bien." Gronda-t-il promptement avant de changer de sujet pour revenir à la visite proposée.

Comme prévu, elle déclina son invitation avec ce qu'elle pensait être de bonnes excuses. Corvus devait admettre qu'elle avait vu juste au sujet de ce qu'il comptait lui montrer. Elle avait beau être fanatique, peut-être n'était-elle pas totalement dénuée d'intelligence. D'ailleurs, malheureusement, et étrangement, c'était sans doute d'ailleurs le cas compte tenu de sa faculté à lui tenir tête et à lui avancer des arguments, certes fallacieux de son point de vue, mais un parfait idiot en aurait tout de même été incapable.

Le malaise et l'impression presque de danger étant toujours omniprésents quoi qu'amoindris, Corvus se devait de lui opposer quelque chose, ou de lui proposer quelque chose. Il ne pouvait décemment pas laisser le fils de la conversation à cette dernière. Il pouvait bien lui poser des questions sur sa foi et tenter de la prendre à revers mais vu comme c'était parti elle avait déjà une défense et en profiterait simplement pour continuer à prêcher ouvertement... Peut-être la viser elle plus intimement ? Et depuis qu'il avait entrevu ses yeux, la question l'obsédait, est ce qu'elle était vraiment aveugle ? Il lui poserait peut-être la question un peu plus tard.

"Plutôt que de d'empêcher les gens de vivre et de profiter de la vie, vous devriez commencer à vivre."

Il approcha son visage du sien, jusqu'à ce qu'elle puisse sentir son souffle sur ses lèvres.

"Si cette vie n'est qu'un passage mais qu'elle importe autant que vous le dites, raison de plus pour tenter de lui faire connaitre le bonheur et l'extase avant d'y passer."

Il s'arrêta à quelques millimètres de ses lèvres, les effleurant (sauf si elle bouge évidemment).

"Je vous apprendrai volontiers comment faire."

Après tout, ce serait logique qu'elle teste la manière de vivre qu'elle condamnait non ? Dans le fond il ne faisait ça que pour l'aider ? Ou, inconsciemment, peut-être pour la corrompre elle aussi...
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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
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Mer 30 Mai - 19:34
Dans le quartier des échoppes, le capitaine des gardes et la prêcheuse se faisait toujours face. Bien que le soldat fût beaucoup plus imposant qu’elle, Zahel ne perdait pas son calme, contrant chaque pique et menace par des arguments qu’elle jugeait efficace et qui lui permettait de valoriser devant tous à religion. Ce qui devait grandement énerver ce soldat qui était bloqué dans cette discussion, car partir ou attaquer le décrédibiliserait. Zahel savait cela et c’était l’une des raisons de pourquoi, elle avait refusé son invitation souhaitant le laisser dans la position difficile qui était la sienne. Tentant de garder son calme, il lui répondit d’une manière neutre que tous les dogmes n’étaient que d’abominable mensonge qui se servait de la peur de la mort. A quoi Zahel répondit du tac au tac.


Sire, ne comparez pas les fausses religions et l’Église de l’Ether. Peut-être que le but de ces fausses croyances et celui que vous décrivez, mais ce n’est pas le but de l’Église de l’Ether. L’objectif de suprême de cette Église est à la fois de sauver les âmes, mais aussi de faire progresser le monde dans lequel nous vivons. Vous, agnostiques, qui prônez une liberté totale afin d’assouvir vos désirs et vos basses pulsions, vous êtes les principaux acteurs de la souffrance de notre époque. Je peux le voir dans vos yeux, vos pulsions sont égoïstes, pour les assouvir, vous devez marcher sur les autres parfois même sur leurs cadavres. Le monde que vous défendez est un monde où l’individualisme et l’égoïsme primaire sont les valeurs fondamentales. Un monde d’inégalité et de souffrance où la majorité de la population connaît des jours sombres afin de permettre aux forts de vivre une vie dorée. L’Église de l’Ether se refuse à voir cela, nous souhaitons un monde de compassion, d’égalité ou chacun pourrait vivre en paix.


Après ce petit monologue, le soldat semblait enfin vouloir éviter la confrontation sur le thème de la religion. Il était vrai que battre une experte dans son domaine de spécialité était quelque chose de particulièrement difficile et risqué à faire en public. Zahel pouvait sentir l’extrême agacement du jeune homme qui ne semblait pas avoir envie d’être ici, car il est vrai, que parler religion lorsque l’on ne croyait en aucun Dieu et qui plus est avec une fanatique qui argumente encore et encore n’était pas une chose que généralement, on apprécie. C’est pourquoi il se contenta simplement de menacer Zahel de subir sa sentence.


Classique pensait Zahel, le jeune soldat avait déjà tenté auparavant cette tactique d’intimidation qui n’était pas vraiment efficace sur une fanatique. Et de toute manière au vu de la situation de la cité, les chances que cela se produise était très faible, décidément, elle était arrivée ici au bon moment !


À sa menace, elle lui répondit en souriant légèrement.


Sire, il me semble, pour reprendre votre expression que c’est déjà le « bordel » en ville et vous devez certainement savoir que dans l’improbable au cas où je serais la cause d’une si terrible situation, je n’en serais pas le déclencheur. Ether ne souhaite pas que plus de ces enfants meurent en ces jours sombres, quand est-il de vous ?


Le garde n’ayant plus tellement envie de causer religion passa ensuite sur le point de sa magie, écoutant attentivement ce que lui répondait Zahel, il semblait en avoir marre qu’elle est réponse à toutes ces attaques. À vrai dire, il n’y avait pas vraiment de chose à commenter si ce n’est le point de l’orgueil et c’est sur ceci que s’appuya le garde. Prétextant qu’elle devait utiliser la magie pour convaincre les foules, il lui tendit l’un de ces fameux colliers supprimant la magie pour les esclaves, si elle n’avait pas d’orgueil, elle devrait accepter ceci dit-il en riant. Zahel réfléchit alors quelques secondes, elle n’appréciait pas que les pouvoirs d’Ethers pussent être confinés, mais elle savait aussi que certain pensait qu’elle pouvait utiliser une magie de manipulation pour convaincre les foules. Après 3-4 secondes, elle prit subitement le collier de la main du garde.


Sire, si cela peut vous faire plaisir et pour vous convaincre de ma sincérité, j’accepte de l’utiliser uniquement durant mes prêches, possédant des pouvoirs utiles pour la charité, il serait triste de ne pas les mettre au service de chacun.


L’avantage de ce collier était aussi de renforcer l’effet de pureté de Zahel, opprimé par le satanisme athée des gardes. Zahel savait être calculatrice également. Cette dernière après l’avoir ensuite questionné sur l’état de son âme, vit en lui un doute. Il avait d’ailleurs absolument évité le débat en affirmant que son âme allait très bien. Zahel ne souhaitait pas forcer les gens et c’est pourquoi elle ne tenta pas de forcer le sujet et le débat.


Très bien, je disais simplement cela pour vous.


Après avoir décliné l’invitation du soldat, celui qui avait apparemment réfléchit un petit peu, changea de stratégie et commencer à parler non pas de sa religion, mais de Zahel personnellement. Lui demandant de profiter de la vie elle-même, il ne lui laissa même pas le temps de répondre en rapprochant subitement son visage de celui de la jeune femme. Alors qu’il ne restait que quelques centimètres d’écart en leurs lèvres, il continuait de lui demander de profiter de la vie pendant le peu de temps que nous avions tout en continuant d’avancer son visage vers le sien.


Pendant qu’il parlait, Zahel ne bougea pas, étant trop perturbée par l’action qui était en train de se passer. Il était vrai qu’elle n’avait jamais été de toute sa vie habituée au loisir de la ville qui semblait visiblement remplir le temps de Corvus, mais moins qu’une envie, c’était juste de la curiosité pour un monde qu’elle ne connaissait pas et qu’elle refoulait assez facilement. Le véritable problème était la distance entre le garde et elle-même. Zahel avait élevée de manière à avoir une pudeur assez élevée, elle ne connaissait pas réellement les hommes et n’avait jamais eue de contact sensuel avec aucun d’entre eux, c’était pourquoi les actions de Corvus provoquaient une gêne de sa part. Ainsi, elle rougit alors que les lèvres du garde effleuraient les siennes, heureusement qu’elle avait les yeux clôt ou bien elle aurait été aussi rouge qu’une tomate !


C’est pourquoi, elle repoussa avec empressement le visage du garde en le poussant de ses fins doigts à partir de son menton avant de se reprendre. Si les autres personnes étaient trop éloignées de la scène pour remarquer à quel point elle avait été gênée par cette situation, le garde avait eu tous le loisir d’observer l’une des seules failles psychologiques de Zahel, causée par une trop grande vertu. Quelques secondes après l’action, elle lui répondit avec calme.


Sire, mon bonheur est de servir mon Dieu et les autres, c’est pourquoi je dois malheureusement une deuxième fois décliner votre proposition.
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Corvus Downclaw
Lieutenant du protectorat - Mage 4e ordre
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Jeu 31 Mai - 16:01
Corvus commençait à être à court d'arguments, ou plutôt, il lui en restait mais il s'agissait des plus faibles qu'elle ne manquerait pas de retourner contre lui avec une facilité qu'il n'imaginait que trop bien. Il se fit violence pour écouter jusqu'au bout sa tirade. Donc selon elle les agnostiques faisaient autant de mal que les servants d'abytar ou il ne savait trop quoi. A l'écouter c'était bel et bien tous ceux qui ne suivaient pas ses dogmes qui étaient à bruler et responsables de tous les maux. Et malheureusement, il ne s'était jamais intéressé au moindre culte et n'avait aucune connaissance des textes qu'elle défendait... Il lui était donc impossible d'aller dans un débat plus sémantique. Toutefois, quelque chose l'interpella.
Alors qu'elle mentionnait qu'elle remarquait les passions et pulsions qu'il voulait assouvir, elle avait utilisé le mot "voir", ce qui en soi n'était rien de bien étrange mais l'image de ses yeux outre ouverts lui étaient revenus en mémoire.
N'y tenant plus, la question aussi dérangeante sans doute qu'abrupte lui échappa.

"Êtes-vous seulement vraiment aveugle ?"

Elle voyait un peu trop de choses à son gout. Quant au fait de marcher sur des cadavres, Corvus avait été amené à le faire de manière littéral il y a peu. Mais ce souvenir ne provoquait aucun sentiment particulier. Ils étaient morts donc peu importait non ? Quant à marcher sur les vivants, il le ferait si nécessaire et sans rien regretter. Il préféra toutefois ne pas lui donner davantage raison en défendant l'adage selon lequel "la fin justifie les moyens". C'était plus ou moins son crédo.

Il ne put toutefois pas étouffer un ricanement en entendant le mot "égalité".

"La Nature nous fait naître inégaux, que ce soit en richesses mais aussi en intelligence, en santé comme en toutes choses. Nous sommes tous profondément inégaux, vouloir l'égalité reviendrait à vouloir assujettir la Nature, et donc à renier votre dieu je suppose. A moins que la Nature soit distincte de lui et, de fait, infiniment supérieure à votre dieu. Car en fin de compte pour ne pas réussir à faire un monde égal dès la base montre qu'il a un pouvoir tout relatif."


Bon sang. Il avait recommencé. C'était plus fort que lui. Il redoutait presque déjà le monologue qu'elle allait lui sortir pour lui démontrer d'une manière toujours aussi fallacieuse qu'elle avait raison et qu'il était dans le feux selon son grand Ether. Quelle idée.
Certes ce n'était pas dans sa nature de se taire des fois il se disait que ça pourrait lui être utile d'apprendre à se maitriser. Au moins un peu plus. Au moins il ne s'était pas engouffré à la suite de son "vivre en paix". Comme si c'était possible. Pour cela il faudrait que les humains n'aient plus leurs instincts donc ça revenait presque à leur enlever leur humanité. Ridicule. En plus les conflits étaient nécessaires. Qu'il s'agisse de la régulation de la population, des richesses ou encore simplement pour juguler les haines dans une direction commune. Bref, pour Corvus les conflits avaient leur utilité et les supprimer ne feraient que plus de mal. Il avait au moins eut la décence de ne pas renchérir sur ce fait et s'était fait violence pour tenter de passer à autre chose.

De colère, il venait de la menacer une nouvelle fois, bien qu'il se doute du peu d'impact, il s'était sentit trop acculé pour une autre manœuvre. Mais comme prévu, Zahel lui confirma oralement que ça n'avait pas le moindre effet. Au contraire elle retourna sa question contre lui. Qu'en était-il de lui ? Non, il ne voulait pas spécialement un bain de sang...

"Je suis là pour faire respecter la loi et préserver l'ordre dans la cité. Pas pour tuer des innocents. Si tant est qu'il en existe."

Ouais, ça résumait parfaitement sa pensée. Toujours en essayant de changer de stratégie, il lui proposa de porter un rada'an afin de ne pas altérer les esprits de ses ouailles et garantir leur protection mentale au moins. A défaut de les rendre assez intelligents pour ne pas suivre n'importe qui sur n'importe quoi, au moins ne pourraient-ils s'en prendre qu'à eux si ils se faisaient embobiner.
Toutefois, pas une seule seconde Corvus n'avait imaginé qu'elle pourrait accepter. Si son hésitation lui avait décroché un sourire narquois, il disparut bien vite lorsqu'elle lui prit des mains en donnant ses propres conditions.

"Euh..."

Il comprenait la manœuvre, mais trop tard. En agissait de manière aussi vindicative, il ne faisait que la rendre encore plus blanche aux yeux de ses suiveurs. Et ils ne tarderaient pas à colporter que le protectorat la brimait et qu'elle endurait à la manière de tout bon martyr. Il tenta de retrouver un semblant de contenance.

"Très bien. Nous gardons la clé à la caserne. Nous vous verrons donc deux fois par jour. Une fois pour le mettre et une fois pour vous le retirer."

C'était complètement faux, il avait la clé sur lui mais il lui fallait bien un minimum de contrôle sinon elle pourrait bien le mettre et l'enlever quand bon lui semblait, ce qui n'aurait aucun intérêt. Quitte à lui faire porter ça, autant le faire jusqu'au bout.

"En revanche, vous avez compris que ça vous laissera totalement vulnérable pendant vos prêches ?"

En temps normal il n'aurait pas demandé mais il avait déjà fait assez de conneries et ne voulait pas qu'on lui reproche en plus de l'y avoir forcée. Donc, il voulait s'assurer qu'elle savait ce qu'elle encourait en se mettant ainsi sans protection.
Son aplomb et le petit sourire qu'elle arborait l’agaçaient au plus haut point, au moins elle avait lâché l'affaire de son âme mais c'était trop tard, il était vraiment sur les nerfs.

Tentant de la prendre à revers, il l'approcha de manière à ce qu'elle sente son souffle sur ses lèvres et comprenne la proximité soudaine entre eux. Une provocation qui voulait simplement lui faire prendre conscience qu'avant de condamner certains plaisirs il lui fallait d'abord y gouter. Alors qu'il était évident que Zahel était gênée, elle se mit à rougir alors que les lèvres du protecteur avaient effleuré celle de la pseudo sainte. La seconde suivante, elle repoussait Corvus qui se redressa, un sourire goguenard aux lèvres.

Au moins venait-il de découvrir son point faible. Du coup pour la briser ce serait des plus simples : un viol brutal au détour d'une ruelle par plusieurs mecs et c'en serait fini. La voix fluette de la demoiselle le tira de sa pensée. Il la contempla une seconde. Il avait beau être un brin sadique et elle totalement fanatique, elle ne méritait pas encore ce type de châtiment... Mais, puisqu'elle avait une faille, autant l'exploiter.

Il laissa passer quelques secondes de sorte qu'un silence un peu pesant s'installe et finalement, il lui prit la main avec délicatesse.

"Je vous prie d'excuser mon comportement. J'ai l'habitude de gérer les conflits de sorties de taverne et peu de converser de sujets aussi... sensibles d'une certaine façon. Je me suis laissé emporter."

Corvus relâcha sa main.

"Je m'appelle Corvus Downclaw. Puisque vous acceptez de porter le collier le temps de vos prêches me voilà rassuré sur vos intentions."

Il fit signe à ses compagnons qu'ils allaient repartir et fit cesser la pluie battante.

"Bien que je ne partage pas votre engouement pour la religion, je serai ravi de pouvoir vous revoir dans des conditions plus propices au calme. Accepteriez-vous que je me fasse pardonner au cours d'une promenade ou d'un repas chaud ?"

Ce n'était pas subtile du tout mais il ne pouvait décemment pas repartir comme ça. Et puisqu'elle avait du mal avec la proximité des hommes il était temps de lui montrer le bon côté de la gente masculine. Corvus n'était vraiment pas le meilleur choix pour ça mais il préférait la gérer lui-même. Allez savoir pourquoi vu comme elle l'agaçait ! Peut-être simplement pour garder sous surveillance un adversaire potentiel, ou tout simplement parce qu'elle avait quelque chose... hormis le fait d'être incroyablement jolie.
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Prophétesse Zahel
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Jeu 31 Mai - 21:03
Alors que la prêcheuse et le soldat se faisait encore et encore face, Zahel comme à son habitude, partait un monologue lyrique pour contrer un à un tous les arguments du soldat dont après tout ce temps, elle ne connaissait pas encore le nom. Celui ci l’écoutait…ou du moins tentait de le faire car il était toujours énervé par la résistance de Zahel et la situation devant laquelle elle l’avait placée. Si, ce dernier n’avait visiblement pas plu envie de débattre de théologie et de religion, il ne laissa pas le temps à Zahel de reprendre son souffle après son monologue en lui demande subitement, si elle était réellement aveugle. Zahel réfléchi quelques instants, elle fut tout d’abord surpris de la question puis se souvint qu’elle avait il y a peu ouvert légèrement un œil. Heureusement pour elle, elle n’avait rien de gênant à cacher, beaucoup dans le cercle avait déjà une vague idée de ses capacités magiques, et de toute façon elle ne cherchait pas à les cacher.


Se frottant doucement le menton de sa main droite, en pleine réflexion elle répondit au soldat.


MMMh, il ne me semble jamais avoir dit que je suis aveugle même si vu que je garde mes yeux scellés, cela peut se comprendre. Mais ce n’est pas tout à fait exact, en vérité, j’ai été aveugle durant la plus grande partie de ma vie depuis ma naissance, mais il y a peu mon Dieu, m’a redonné la vue et offrant à mes yeux un pouvoir divin. Si je garde mes yeux fermés, c’est pour le contenir. Mais ne pensez pas que cela m’affecte, je n’ai jamais pu m’habituer à voir, cela est trop étrange, je me sens bien mieux ainsi et je remercie le seigneur d’avoir permis à mes yeux inutiles de servir les autres.

Ses mains se joignirent dans cette petite glorification d’Ether. Zahel ne mentait pas étant aveugle depuis toujours, ses autres sens était bien plus élevés que la moyenne, ce qui palliait, et même surpassait sur certain point le sens de la vue notamment au niveau des angles morts. Continuant ensuite sur son monologue sur l’égalité pour tous, le soldat lui répondit par un long tirage prônant l’inégalité, Zahel attaqua cette idée immédiatement, un tel point de vue était absolument scandaleux !


Sire, ce que vous dites est inqualifiable et vient renforcer mes propos sur l’égoïsme de vos désirs. De même, il est amusant de voirque vous comparez les êtres doués d’une conscience aux animaux car je suis certaine que vous n’en pensez pas un mot. Si vous étiez un peu plus renseigné, vous sauriez qu’Ether représente l’égalité et l’harmonie universelle, les plans d’existences matérielles se trouvent à égale distance de lui et d’Anypar. Ainsi les forces non-conscientes de notre monde sont toujours tenté de retomber dans le chaos universel que leur propose Anypar, de par notre conscience que nous a offert Ether, nous pouvoir choisir de vivre dans le bonheur de l’harmonie ou de retomber dans un chaos qui n’apportera que souffrance.


Le garde fulminait intérieurement en menaça Zahel au cas où elle déciderait de faire désordre, mais Zahel habilement lui retourna la question, l’obligeant à abandonner le terrain des menaces en changeant de sujet. Alors qu’il lui proposait cet étrange collier, suppresseur de magie, le sourire sur son visage s’effaça d’un seul coup lorsque Zahel le prit et lui donna ses conditions, conditions qu’il accepta refusant toutefois de lui donner la clé, ce qui les obligera à se voir au moins deux fois par jour. Il semblait avoir été décontenancé toutefois par la manœuvre de Zahel, preuve en était le euh lâché involontairement par le soldat.


Ainsi, il tenta une dernière fois de la faire reculer se rendant compte de son erreur en essayant de l’effrayer sur les risques qu’elle pouvait courir. Ce à quoi, elle répondit simplement et honnêtement.

Sire, c’est un risque certes, mais si Ether le veut, il me protégera.


Elle joignit ses mains une fois de plus pour glorifier Ether.


Puis vint le moment fatidique de rapprochement entre le visage de Zahel et le soldat, elle en avait presque honte. Zahel n’était véritablement pas prête pour ce genre de chose et devait désormais cacher sa gêne et sa honte. Alors qu’elle le regardait, perturbée et alors que sa rougeur disparaissait, elle appréhendait ce qu’il allait faire, il avait certainement compris ce qui trottait dans la tête de Zahel, car pour une fois, elle n’avait pu tout simplement cacher ce qu’elle pensait. C’était la première fois qu’elle était mise dans une situation aussi désagréable même si personne autour ne s’en rendait compte hormis son interlocuteur. De plus, elle sentait qu’il la regardait bizarrement, il devait penser à des choses terrifiantes, le cœur de Zahel frémi légèrement bien qu’elle parvint à garder toute sa contenance même si elle ne souriait pas.

Mais alors qu’elle s’attendait à quelque chose de méchant de sa part, il devint d’un coup très délicat et doux, elle ne s’y attendait pas. Il prit même délicatement sa main ce qui étonna grandement Zahel et s’excusa… LA prêcheuse ne s’y attendait absolument pas, et ne répondit donc pas immédiatement à ses excuses. Elle était aussi étonnée que ceux qui observaient la scène sur ce changement extrême de comportement. Une fois qu’il lui eut relâché la main, elle l’écouta expliquer pourquoi il s’excusait. Juste pour ce collier ? Pensa-t-elle


Elle lui répondit sur un ton de surprise.


…. J’accepte vos excuses sire, cela n’est rien…


Puis il fit signe à ses amis de leurs futurs départs et fit cesser la pluie. Zahel se souvint alors de ce détail que la discussion lui avait fait oubliée.


Alors qu’elle n’était ni tout à fait remise de sa gêne, ni tout à fait remise de sa surprise, le soldat parvint à la surprendre une fois de plus en lui proposant une promenade ou un repas chaud. Zahel se méfait de cette proposition, elle sentait que ce garde voulait tenter quelque chose même s’il elle ne savait pas quoi et cela la dérangeait. Elle n’avait pas envie d’accepter une telle invitation, mais elle ne pouvait pas le renvoyer d’une si mauvaise manière… Finalement, elle trouva une solution.


Sire, mon plus grand souhait serait que vous donniez des repas chauds aux orphelins des derniers troubles. Quant à la promenade, je crains de ne pas avoir autant de temps que cela, mais si vous le souhaitez, vous pouvez m’accompagner pendant mes heures de charités.
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Corvus Downclaw
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Ven 1 Juin - 19:57
A sa question intempestive Zahel répondit qu'elle n'avait dit être aveugle ? Ah non... Peut-être alors c'était lui qui avait mal interprété les choses mais effectivement c'était aussi patce qu'elle gardait les yeux clos qu'il en avait déduit cela. Alors qu'il s'attendait à une histoire à dormir debout, il eut droit... à une histoire à dormir debout. Pour autant, l'existence de certains dieux étant avérés, on pouvait bien imaginer qu'une entité extraplanaire intermédiaire aurait pu lui faire un tel cadeau. Si elle ne voyait rien à l'époque, elle a forcément cru qu'il s'agissait d'un dieu, et à fortiori du sien. A moins que ce soit sa propre magie à elle qui se soit révélée pour palier son infirmité et qu'elle ait mis ça sur le dos de de son Ether. Peu importait... Le fait importait était le suivant : elle pouvait voir et ses pouvoirs se situaient au niveau de ses yeux. Encore une chose importante. Pour la priver de magie peut-être suffirait-il de l'aveugler de nouveau ? Ca aussi, il le conserva dans un coin de sa tête.

Corvus ne remarqua qu'à ce moment là la posture pieusement dévote -oui à ce point- que Zahel avait prise tendit qu'elle parlait et qui fit hausser les sourcils au jeune homme d'un air des plus sceptiques. Non pas qu'il ne le croyait pas... Mais il la pensait manipulée comme tant d'autres avant elle.

Il ne releva pas mais ne put contenir un cynique "Gloire à Ether si bienveillant" qu'il murmura avec rictus moqueur.

Finalement Zahel ne parut pas apprécier non plus l'idée qu'il se faisait de l'égalité, elle semblait sincèrement révoltée par ses idées et le lui fit savoir à la volée. Certes Corvus ne s'était vraiment pas renseigné avant de venir lui parler, une erreur du à son agacement latent et quasi naturel envers les religions et les désespérés qui les portaient à bout de bras. Mais se rendait-elle au moins compte que la conscience n'était pas forcément du à une intervention divine quelconque ? Enfin, si il se rappelait bien de ce qu'on lui avait enseigné à l'académie du moins.
Le chaos apporterait le malheur et la souffrance ? Il n'était pas spécialement d'accord.

Enfin peu importait. Elle l'avait tellement enchainé qu'il n'avait pas pu en placer une devant cette "leçon" de théologie.  Quant au collier, le prêcheuse avait sans nul doute compris qu'il était décontenancé par sa réponse positive. raison pour laquelle il avait finalement insisté pour s'assurer qu'elle comprenait pleinement les risques d'être privé de magie, profane ou divine.
Ce à quoi elle lui fit comprendre qu'elle en acceptait les risques. En tout cas c'était ainsi qu'il interprétait sa réponse.

"Vous pouvez cesser de m'appeler 'Sire'. Je n'ai rien ni d'un noble ni d'un monarque. Corvus sera bien assez."

Il y pensait depuis le début de la conversation mais il y avait tant de choses frustrantes dans leur conversation, et encore davantage de foncièrement agaçantes, qu'il n'y avait pas prêté attention avant cet instant. Sa requête avait été demandée plutôt sèchement mais sans l'animosité qui le saisissait lorsqu'il parlait de sa religion.

Tendit qu'il avait enfin trouvé une faille dans la carapace de la demoiselle, il en profita pour changer de méthode d'approche et s'excusa poliment. Son rougissement avait beau d'estomper rapidement, c'était trop tard. Corvus avait bel et bien vu ce qu'il en était. Et il ne comptait pas la lâcher de si tôt. Et puis, quitte à devoir faire surveiller une prêcheuse, autant qu'elle soit aussi mignonne non ? Raison pour laquelle il s’acquitterait de sa mission lui-même. Enfin, si on ne l'appelait pas ailleurs.

Il avait même cherché à profiter de son trouble pour lui proposer une entrevue seul à seul. Nul doute qu'il aurait eu plus de chances d'arriver à quelque chose mais elle s'y refusa tout en émettant une autre option. Nettement moins intéressante. Mais il ne pouvait décemment pas refuser ça aurait paru trop suspect. Après tout il avait même fait l'effort de s'excuser ! Autant ne pas saboter tout de suite ses efforts.

En prenant soin de surveiller son ton et son débit de parole pour qu'il paraisse nettement plus doux et enthousiaste, il répondit par l'affirmative.

"C'est une très bonne idée. Mais ma solde n'est hélas pas assez élevée pour que je les nourrisse tous et encore moins tous les jours mais j'accepte de vous suivre et de vous assister durant votre charité. Je pourrai peut-être assurer votre protection durant ce laps de temps au moins."

Visiblement la biche était effarouchée. Soit, il serait patient. Il parvenait à l'être parfois... Quand il avait une idée précise en tête du moins. Or, c'était exactement le cas. Après un instant, il reprit sur un ton égal.

"Je vous laisse pour aujourd'hui et vous attend demain à la caserne pour qu'on place votre rada'an. Vous me direz à ce moment là le jour qui vous arrangera pour que je vous assiste durant votre charité. Je.."

Il hésita une seconde. Du moins c'était ainsi que ce serait perçu par tout le monde. En fait il venait juste de se retenir de prononcer le mot de trop. Celui qui aurait ruiner son petit effet. Finalement il conclut.

"Je suis désolé de la tournure de la conversation."

Corvus effleura sa main de la sienne.

"Bonne soirée."

Et la relâcha. Il attendit une seconde et tourna les talons, ses hommes lui emboitant le pas. L'un d'eux ouvrit la bouche avec sourire goguenard. Le nouveau capitaine connaissait bien cet air ahuri, pour avoir le même quand il se moquait de quelqu'un. Corvus lui asséna un coup de coude dans les cotes pour qu'il se taise et s'éloigna à grands pas.
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Prophétesse Zahel
Missionnaire d'Ether - Mage 4e ordre
Age du personnage : 21
Race : Humaine
Pouvoirs : Modélisation Divine et Chirurgie Divine
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Dim 3 Juin - 13:17
À la question du soldat, concernant le fait qu’elle était aveugle, Zahel répondit que sa vue venait de son Dieu. Alors qu’elle glorifiait son dieu, Ether, le soldat fronça les sourcils, affichant un air sceptique qui montrait bien pour Zahel sa méfiance envers la religion. Se contentant de répondre d’une manière moqueuse "Gloire à Ether si bienveillant". Naturellement, Zaher n’apprécia pas le ton du soldat qui ne cachait absolument pas l’ironie de sa réponse. Même si pour les très croyants, ce genre d’attitude étaient inqualifiable, Zahel ne le releva point, car déjà consciente du nombre de fois qu’il avait tenté de la provoquer pour qu’elle fasse une erreur. Elle se contenta de froncer légèrement les sourcils, ce qui montrait bien son agacement envers cette petite plaisanterie.


Alors que le sujet dévia sur les principes de l’égalité et l’inégalité dans le monde, Zahel qui avait été outrée par les déclarations du soldat enchaîna les réponses dans un long monologue qui démontrait à combien il avait tort de penser de cette manière…enfin pour Zahel et les habitants du cercle présent car il était clair que ceux qui était au bas de l’échelle de la société se montrait bien plus enclin que ceux qui se trouvait en haut à accepter le souhait et la théorie de Zahel. Même si le soldat ne répondit pas, Zahel vit qu’il n’était absolument pas d’accord, l’air de désapprobation qu’il affichait en écoutant la prêcheuse le montrait particulièrement bien.


Enfin le soldat glissa sur l’histoire du collier qui semblait particulièrement gêner le soldat, il faut dire qu’au vu de l’air qu’il affichait tout à l’heure, il ne s’attendait pas à une réponse positive de la part de Zahel, avant de comprendre par la suite les raisons officieuses de ce choix de Zahel. À la réponse de Zahel,, concernant sa connaissance des risques qu’elle encourait le soldat changea bien vite de sujet, comprenant trop bien qu’il avait fait une erreur. En changeant de sujet, il dit alors à la prêcheuse son nom : Corvus.


Corvus ? Comme l’oiseau ? Pensa Zahel. Il devait certainement y avoir un lien pour elle, il n’empêchait que nommer une personne du nom d’un animal fût assez original.


Toutefois, la prêcheuse ne montra absolument rien de ce qu’elle pensait, se contentant de répondre assez simplement.


Très, messire Corvus


Zahel ne pouvait pas s’empêcher de rajouter tout de même un titre au gens, dans sa terre natale le fait d’appeler quelqu’un directement par son prénom étant réservé aux amis proches.


Puis la discussion changea avec le rapprochement de Corvus . Zahel qui avait été déboussolée pendant quelques instants, tentait de cacher et de faire disparaître son rougissement et sa gêne. Une fois son attitude normale retrouvé, elle refusa les invitations de Corvus. Un repas ? Une promenade ? Elle voyait l’embrouille grosse comme une montagne. Elle avait depuis longtemps catégorisée dans le groupe des personnes fourbes et capable des actions les plus basses et les plus vicieuses. En plus, l’étrange chose qu’elle avait sentie dans l’âme du soldat pourrait être dangereuse, il était ainsi hors de question qu’elle aille sur son terrain.


Refusant habilement l’invitation en lui proposant des offres qui l’arrangeait bien plus.. À quoi le soldat lui répondit par une autre proposition qu’elle ne put refuser, celle de l’accompagner durant certaines heures de sa charité. Mais Zahel se méfiât de lui, le changement de comportement était vraiment bien trop étrange, il avait un plan, un objectif même si elle ne le connaissait pas.


Le soldat la salua ensuite afin de partir et s’excusa de la tournure de la conversation. S’excuser ? Zahel ne pensait pas que cela serait possible, non visiblement, c’était bien trop louche. Toutefois, Zaher lui répondit avec gentillesse.


Messire Corvus, ce n’est pas nécessaire, vous étiez dans votre droit.


Puis elle le regarda partir, ouvrant légèrement son œil gauche laissant apparaître un œil d’un bleu azur qui regardait avec méfiance l’homme qui partait. Il se recroiserait bien vite…
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