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Journée de routine - Kouma Lust [SOLO] [TERMINÉ]

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Kouma Lust
Voleur U10 - Mage 3e ordre
Age du personnage : 52
Race : Métamorphe (apparence humaine)
Pouvoirs : Métamorphe (racial) - Rituels d'invocations
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Dim 24 Sep - 20:13
Me revoilà dans mon appartement, je crois bien avoir encore une fois eu les mains trop baladadeuses sur la place du marché et mes poches intérieures sont encore remplies d'une alliance de douces effluves de romarin, de thym et de feuilles de choux. Au plus loin que je me souvienne dans ma vie de tout de même un demi-siècle, il ne me semble pas avoir un jour acheté quoique ce soit par moi-même, combien d'économies avais-je fait grâce à cela ?

Sûrement ce qu'il fallait car au vu de la vitesse à laquelle mes ingrédients partaient, je n'aurais jamais pû faire autant d'invocations et d'exercices en une vie entière vu ce que coûtaient ces herbes en tout genre. Elles n'étaient pas non plus vendues à des prix exponentiels mais il fallait bien encore que je trouve d'autres raisons pour me dire que le vol était bel et bien la meilleure option et que je devais continuer malgré moi... oui bon... je n'arrivais jamais à me masquer à moi-même la réalité qu'était le fait que je ne volais pas par devoir mais par besoin de sensations or cela me faisait sourire de voir que j'essayais inconsciemment de me trouver des excuses, peut-être qu'au fond de moi je culpabilisais ? Non, c'était impossible comme hypothèse, je ne voyais pas le mal à voler deux, trois brindilles aux commercants locaux chaque jour, en fait, je crois bien que je ne voyais pas le mal tout court. Mal, bien, je ne sais pas vraiment à quoi correspondait ces deux notions qui étaient si souvent prônées dans les rues des quartiers. Si j'en crois certains c'était mal de voler or cela pouvait aussi bien être vu comme un mal qu'un bien, pour moi le vol était une source de plaisir et me permettait bien des choses que je n'aurais jamais faite sans cette activité alors que j'imagine bien que pour le commercant ce n'était pas toujours son plus grand plaisir que de voir filer sa marchandise sous son nez. Il n'y avait pas de bien ou de mal, seulement des points de vues différents, des intérêts différents. Puis tout cela faisait parti du jeu,  si je volais et m'enfuyais alors je gagnais, s'il était assez vigilant pour me prendre à voler et m'attrapait, c'était alors à lui la victoire. Le problème c'est que ceux-là n'étaient soit pas bon du tout à ce jeu et ne me rattapait jamais, soit ils n'avaient pas l'air de comprendre les règles et se contentaient de m'insulter depuis leurs stands en vain, croyaient-ils réellement que j'allais leur rapporter ce que je venais de m'approprier en m'excusant du fait qu'ils m'aient adressé un "Sale voleur ! Revient ici !" ? Il y avait encore une troisième catégorie de marchands, c'était mes préférés, qui me poursuivaient mais arrivaient en même temps à prévenir les gardes qui patrouillaient sur la place afin qu'ils se joignent à leurs tours à ce petit jeu. Ce genre d'évènements réunissaient tous les participants qui faisaient que la partie se trouvait plus amusante, d'un côté le marchands qui abandonne petit à petit car peu endurant et tout essouflé par sa dizaine de mètres parcourues à 5km/h, d'un autre côté les gardes qui ne lâchaient pas l'affaire en s'auto-encourageant grâce à des phrases du type "Cette fois on va l'avoir cette vermine !", ces derniers étaient les joueurs avec lesquels il était le plus intéressant de jouer, les faire tourner en bourriques était quelque chose à faire au moins une fois dans une vie si vous vouliez mourir heureux.

Ils pensaient connaître la ville par coeur, ils savaient que je venais de tourner dans une impasse et commencaient déjà à se réjouir, or il n'étaient pas les seuls à la connaître de fond en comble. C'est pourquoi lorsqu'ils tournaient j'avais mystérieusement disparu puis entendaient un sifflement aigüe provenant des pavés derrière eux. C'était ma façon de leur proposer de remettre mise sur table et de recommencer, certains poursuivaient et d'autres ne tenaient pas le choc physiquement, mentalement, ou peut-être à la fois de façon physique et mentale. Au final je finissais par retourner chez moi une fois l'exercice quotidien achevé, puis voilà que je m'adonnais à la lecture de nouveaux ouvrages anciens que j'avais gagné au travers d'un travail. Ces livres que l'on me fournissait m'étonnaient toujours, ils étaient certes écrits en des langages complexes qu'il me prenait du temps à déchiffrer mais avaient toujours de nouvelles formules, nouveaux symboles proposés et tant d'autres informations très utiles en invocation. Je n'avais apperemment pas le temps de m'ennuyer lors de mes temps libres et cela m'allait à ravir. Voilà qu'au bout d'une ou deux heures j'avais enfin réussi à traduire le sommaire du premier livre. Alors..."Symboles de Gilgadesh", "Pentacles du Pandémonium inférieur", "Métafusion"... En somme de nouveaux tracés, de toutes nouvelles notions, ça promettait encore une fois. Après ce début de traduction j'avais besoin de me dégourdir, je me levais donc du fauteuil de bibliothèque sur lequel je siégais puis entrepris de grimper par l'échelle menant à ma chambre située dans le toit. Quelques tracés de révision ne me feraient pas de mal, une fois de nouveau les pieds sur le plancher j'attrapais déjà une craie comme à mon habitude pour commencer minutieusement un cercle sur le mur séparant ma chambre de l'espace de stockage, pour des soucis de visibilité j'essayais toujours pour cette technique là de ne pas tracer des cercles dépassant les 5cm et c'était donc tendu chaque fois que je tracais l'un de ceux-là. Ça me pris encore bien une heure pour terminer le premier cercle qui a l'oeil nu ne semblait pas avoir de défauts, la moitié du travail était fait et il fallait maintenant me diriger dans le stock afin de terminer cela en traçant un second cercle qui me prit une heure de plus. Ce n'était pas de tous repos l'élaboration d'une technique grâce à cette magie mais lorsque vous aviez finit avec celle-là, vous étiez tranquille pour un bon bout de temps et heureux d'en avoir terminé avec cela. Maintenant il ne me restait plus qu'à ouvrir le portail grâce à une amulette de ma confection que je vins placer au centre du cercle en la tenant en main et là normalement.... rien ? Où est-ce que j'avais pû me tromper ? Après vérification je ne m'étais pas trompé d'amulette, j'entrepris donc de regarder à nouveau le tracé que je venais présentement de créer. Après quelques minutes d'attention un sourire s'afficha d'un coup sur mon visage, une simple petite bavure au niveau des contours du troisième cercle, comme quoi la simple petite erreur foutait l'ensemble d'un travail en l'air et ce n'était pas arrangeable par un simple claquement de doigts, un simple défaut obligeait l'invocateur à recommencer l'ensemble de son travail depuis le début. C'était la dure loi des cercles et des tracés mais je me serai sûrement bien ennuyé sans ce genre de difficultés qui pimentaient cette magie complexe mais fascinante, c'est pourquoi même en ayant perdu cette fois là j'étais aussi heureux que si j'avais réussi, voir peut être même plus.

Il commençait à se faire tard et toujours pas d'Adver en vue, j'espérais qu'il avait mené sa mission à bien... Adver ? Oh, c'est ce gobelin inférieur de la dernière fois, celui qui a tenté de me sauter dessus après que Salmatou ait semblé comploté afin de m'ôter la vie, quoi qu'il ne me semble pas... j'en suis sûr ! Si je devais dénombrer tout ce que ce chat a fait comme gaffes, je pourrais y passer la nuit mais passons le cas de cette catastrophe ambulante. On pourrait plutôt se demander comment je connais le nom d'Adver, il ne me l'aurait pas dit de lui-même, notamment car "Adver" n'est pas un juron il me semble. Il faut savoir qu'une invocation n'est pas l'équivalent d'un "sortprise" que l'on trouve de plus en plus dans les différentes de boutiques de Targatt, vous savez, ces parchemins qui lorsqu'on les déroule active un sort aléatoire extravagant souvent idéal pour pimenter des fêtes par exemple. Eh bien tout ça pour dire qu'on ne formule pas simplement "J'invoque un truc !" lorsque l'on est un invocateur un minimum aguerri, car oui l'on pourrait procéder de cette manière là mais ce n'est pas conseillé car dangereux. Pourquoi croyez-vous que l'on étudie les créatures parallèlement à l'invocation ? Ce n'est pas pour faire joli, par simple curiosité ou seulement pour savoir si le gnomoncule des prés est un fin cuisinier ! Les ingrédients et les cercles d'invocation sont spécifiques au genre de la créature invoquée, si vous faites celà n'importe comment je ne donne pas cher de votre peau à vrai dire... Pour la formule c'est pareil, elle est sensée comporter au minimum le monde depuis lequel est tiré la créature, où doit-elle être invoquée, et son nom spécifique car oui on doit aussi connaître le nom de l'entité particulière que vous voulait invoquer sinon cela ne marchera pas, les invocations ne se font pas au tirage au sort parmis les êtres de même espèce tout de même, ça serait complètement improbable. Du coup l'on a des listes de noms accompagnés de descriptions dans certains livres ou parties d'ouvrages car nous n'allons pas non plus essayer encore une fois le jeu du hasard du type "Viens à moi, Gâteau au sucre" en essayant d'invoquer un gnome. Les noms ne viennent pas de n'importe où non plus, la plupart du temps les invocateurs qui tiennent à leurs têtes ne vont pas se risquer d'aller sur le terrain pour demander son nom à une créature aux dents acérées, prêtes à vous déchiqueter. C'est encore grâce à d'autres techniques que les premiers invocateurs ont développés que l'on a pû obtenir des noms et quelques informations en questionnant les plans. Toutefois ces techniques sont rares, assez pour que je n'ai encore pû les apprendre à ce jour, n'étant jamais tombé dessus dans un tome. Or vu le répertoire auquel on a accès sans avoir à les connaître, ce n'est pas la priorité d'un invocateur de les connaître bien que cela en fasse rêver plus d'un.

Voilà enfin le petit être vert bondissant par la fenêtre avant d'atterrir sur le parquet, baluchon plus rempli qu'à son départ sur le dos qu'il n'hésite pas à lancer par terre à son arrivée pour se délester et sûrement pour tenter de me provoquer. Mes dents s'affichent tant je trouve son acte amusant, malgré les ordres auxquels il doit obéir il a trouvé cette faille-là, je ne lui ai pas demandé de me donner le sac en mains propres, je le noterai pour une prochaine fois. Je pris donc le temps de ramasser afin d'y jeter un coup d'oeil, puis satisfait je repose ce qui fut son bagage sur ce qui me faisait office de table de travail.

-"Eh le moche ! Tu me renvoies enfin chez moi ou bien ?


-Bien, tant que tu m'y fais penser il me semble que j'ai de moins en moins de bougies ces derniers temps..."

L'air effronté du gobelin se transforma en un air un peu plus calme, teinté d'un brin de surprise et de peur d'avoir encore un autre service à rendre pour ce maître dont il se serait bien passé. Ce genre de passes marchaient toujours face à des créatures comme lui, encore un petit plaisir qui rendait la magie de l'invocation si attrayante, se jouer de ses propres invocations sur lesquelles il exercait une certaine influence malgré elles.

"-...Quoique je ne pense pas en avoir besoin dans l'immédiat, allez-va, je vais te renvoyer d'où tu viens."
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