 Targatt, l'Académie de magie Apprentis magiciens, rejoignez cette école ! |
| | | | Auteur | Message |
|---|
Akii Der'en Apprenti

Age : 16 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 27 Age du personnage : Méridius Race : Lycan Pouvoirs : Aucun
| Sujet: La forêt Des Poursuites Dim 14 Oct - 1:36 | |
| La forêt Des Poursuites
Une voix d’adolescent se fit entendre au troisième étage de la tour ouest du château du baron de Brembard. Cette tour avait été érigée dix ans après le château lui-même, mais elle était la plus mal en point : c’était la prison du château. Faute d’argent, on avait pris la décision de renvoyer les domestiques qui étaient affectés à cette partie de la demeure. Seul certains passaient encore par là pour subvenir aux besoins primaires des détenus. Tranquillement, la tour avait dépérit et elle était maintenant en très mauvais état.
-Je vous ai déjà dit que je n’ai rien que vous puissiez convoiter. Je n’ai jamais vu votre clé!
Son cachot était sale. Partout autour de lui les murs étaient suintants d’humidité. Il y avait même de la mousse et de curieux champignons sur certains d’entre eux! Les barreaux de sa cellule étaient de larges tiges de fer inégales mais tout de même infranchissables, du moins pour un homme de sa stature. L’ambiance était morte, il régnait un rance odeur de saleté et de pourriture et il faisait très froid.
-Voici un jeune menuisier bien insolent pour essayer d’offenser son souverain. Mais les voleurs finissent toujours par payer. Donne-moi ce que je cherche et je te rendrai ta liberté.
Le baron portait des habits qu’il portait souvent, il les avait reçus en dot à son premier - et unique - mariage. C’était une gracieuse cape rouge qui s’ouvrait sur une veste bleue aux multiples fioritures, broderies et boutons en fil d’or tel un rideau royal s’ouvrant sur de matinaux rayons d’un soleil d’été qui percent les nuages et les épaisses touffes de feuilles vertes claires.
Le prisonnier portait une chemise blanche, enfin brune : elle avait certainement été blanche jadis. Ses cheveux étaient noirs comme la cendre mais on voyait dans ses yeux de braises qu’il était espiègle. Ses pantalons de cuir brun étaient en pièce, déchirés par la prison. Il devait avoir une quinzaine d’années.
-Pff, allez pourrir en Enfer! Vous cherchez au mauvais endroit! Vous êtes stupide et vous avez la tête trop dure pour le comprendre!
Le vieil homme cru regretter un instant ce qu’il venait de dire, mais se résigna. Au point où il en était, la vie ou la mort n’était plus une limite ni une peur, mais plutôt un faible et mince fil d’araignée qui ne signifiait plus rien de concret. Le baron était un rat vil, fourbe et avide de richesse et de pouvoir. Certes il était connu, mais il n’avait point une bonne réputation : on le connaissait comme le seigneur le plus rapace et abject dans la région. Il méritait amplement ces reproches.
-Jamais je ne laisserai un ingrat paysan me parler de la sorte! Qu’on l’emmène à ma forêt! Séant! Si je ne peux l’avoir, alors personne ne l’aura!
*** Deux gardes poilus et larges me prirent par les bras et me tirèrent hors de ma cellule. Ils m’emmenèrent dans la court extérieure, derrière le château. C’était en quelque sorte le jardin privé du baron. J’avais déjà entendu parler de la forêt du baron. On l’appelait la Forêt Des Poursuites car une petite légende disait que le baron laissait des chiens aux trousses des gens qui lui avaient déplu. Il y a une quinzaine d’années, il avait hérité d’un fief comprenant une terre fertile où croissait une sombre et dense forêt, celle-ci entourant un grand lac. Partout sur le territoire les arbres ne laissaient à peine assez d’espace pour permettre à un homme de passer. Les chiens étaient haineux, affamés et ne connaissaient que la viande fraîche dont on les nourrissait… Vous savez, c’est exactement ce que je vis dans une large cage de fer aux barreaux rongés par les dents acérées.
Les gardes me projetèrent par terre au pied de la cage et s’en allèrent. Je levai les yeux et vis sur un balcon plus haut un garde qui tenait une corde reliée à la porte de la cage de façon à libérer les chiens à distance. Sans plus me poser de questions, je me levai rapidement et pris mes jambes à mon cou. Peut-être étais-je assez amoché mais j’étais toujours capable de courir. Je m’enfonçai dans la forêt.
S’en suivit, croyez-moi, une course effrénée accompagnée de multiples égratignures et éraflures. Rien de très grave en fait. Je courais comme jamais je n’avais couru auparavant. Les arbres défilaient de chaque côté de moi, et, bien que je ne regardais pas ou je mettais les pieds, il aurait fallu un mur pour m’arrêter. Bientôt, je commençai à ne plus sentir mes jambes, je les sentis devenir de plus en plus légères et autonomes. Une vague de chaleur envahit mes veines. À mesure qu’elle avançait vers mes pieds, je sentais toutes mes cellules se réveiller. Comme un flot de petites fourmis courant dans mes fibres. Cette sensation était telle que je ne pensais plus à rien d’autre : toute mon attention était fixée sur ma survie. C’était maintenant une histoire de minutes avant que les molosses me rattrapent. Les branches qui me fouettaient le visage n’étaient rien comparées à la douleur qui m’attendait si les chiens me retrouvaient. Et cette douleur n’était rien comparée à la mort!
J’entendis les jappements enragés de mes poursuivants. Je me retourné sans m’arrêter et les vis : quatre bêtes aux crocs meurtriers, aux jambes musclées par les poursuites antérieurs et aux yeux sanguinaires qui eux seuls auraient pu m’avaler tout rond. Quatre bêtes à la langue pendante à l’idée d’une bonne cuisse de ma propre personne. Cette langue dégoûtante dans une gueule remplit d’écume. On aurait dit qu’ils couraient comme si leurs vies en dépendaient, et c’était certainement le cas, moi aussi d’ailleurs. Je les vis qui gagnaient très rapidement du terrain.
Je redoublai d’ardeur pour les semer, même si je m’en savais incapable. Contrairement à ce que cela aurait dû être, ce fut, à coup sûr, de ma journée entière, voire même de ma vie, la plus mauvaise idée que je n’avais jamais eue. Et bien sûr, je retournai la tête et entrai dans une collision aussi violente que possible avec un de ces fichus arbres qui ne regardent pas ou ils vont. Un de ces foutus végétaux qui ne se trouve rien de mieux à faire que de se foutre en plein milieu du chemin!
Ce fut rude et sec, ce fut comme si je tombais du haut de la tour de Babel et que je m’écrasais sur un sol en pierres, une expérience qui est ma foi très peu confortable. Sous le choc, je tombai par terre lourdement sur le dos. Ma vision devint rapidement trouble et ma tout commençait à tourner autour de moi. Je fermai lentement les yeux et perdit conscience à ce moment.
. . .
J’avais certainement passé quelques heures dans les pommes car quand je rouvris les yeux, il faisait noir au dessus de moi, je n’y voyais à peine mon nez. Je me redressai en position assise, action qui eut pour effet de me faire comprendre une chose. Si vous croyez avoir déjà eu une migraine, vous vous trompez totalement! Le mal de tête qui me torturait à ce moment était insoutenable! J’avais l’impression qu’on me frappait le crâne avec une enclume. Encore plus que cela, j’avais l’impression d’avoir littéralement cette d’enclume enfoncée dans la tête! Je pris quelques secondes pour faire le bilan de mes blessures, en les repérant grâce à la douleur et à la pâle, blanche et pure lumière de la pleine lune qui traversait les feuilles des arbres. Je sentais une grosse bosse sur mon front. Elle était accompagnée de sang séché qui lui donnait l’air encore plus grave. Aussi, apparemment, j’avais saigné du nez. Justement, celui-ci avait maintenant une nouvelle faculté : il faisait maintenant partie de la courte liste des partie de mon crâne qui sont mobiles... En plus, j’avais une très curieuse sensation dans le genou droit, et ce n’était pas une sensation agréable, loin de là. Il n’était pas brisé, mais il me faisait salement mal. J’avais de multiples égratignures sur mon visage, sur le bas de mes jambes et sur mes bras. Sinon tout cela, j’étais en bonne forme...
Je me levai et le mal de tête me reprit de plus belle. Je restai là sans bouger, le temps qu’il se dissipe et que je retrouve un peu d’équilibre. Je regardai autour de moi et je me souvins ce que je faisais ici, je commençais à avoir un peu peur : je ne voyais aucune trace de mes poursuivants, c’était vraiment étrange. Je commençai à marcher, enfin, boiter dans la direction ou j’allais avant ma... rencontre.
Quand j’eus contourné l’arbre en question tout à l’heure, la vision que j’eus était terrible. Deux des chiens étaient là. Ils étaient morts. C’était ignoble, ils était déchiquetés, écorchés et griffés. Soit ils ne s’entendaient pas trop bien avec les deux autres, soit il y avait autre chose. J’utilisais maintenant le peu d’énergie qu’il me restait pour avoir peur. Je sentais la sueur sur mon front et ma respiration qui s’intensifiait.
À cette seconde, je me sentis solidement agrippé par le poignet droit. Il faisait maintenant très noir. Je fit le saut et baissai rapidement le regard pour m’apercevoir que ce qui me tenait n’était nullement rassurant. C’était une grande main griffue, poilue et par le fait même très effrayante. Je tirai sur ma main pour la lui reprendre, me retournai vivement et vis un homme avec des caractéristiques physiques bien semblables à celles de sa main... Il me fixait, demandant la pitié, me suppliant de l’aider. On y voyait toute la souffrance du monde mais aussi une lueur curieuse, sauvage et libre. Il me regarda dans les yeux.
Cours..., dit-il d’une voix abattue.
Il se retourna et couru rapidement, en ligne droite, semblant très pressé. Je fis de même et repris ma « course » dans la direction opposée, apeuré. Après quelques minutes à travers le sombre bois, j’arrivai à une clairière que seul les doux rayons de lune perçants les nuages éclairaient. Je levai les yeux quelques instants pour voir la lune se découvrir et ses rayons de plus en plus forts illuminer l’endroit, lui donnant une atmosphère mythique et mystérieuse.
C’est alors que j’entendis un cri grave et rauque d’homme qui se transforma graduellement, à ma plus grande surprise, en un hurlement de loup angoissant. Puis, je vis sortir de la forêt, du côté d’où je venait, une bête... Au moins 7 pied de haut, du poil partout et des doigts armées de longues griffes à l’air tranchantes. On aurait dit un loup géant dressé sur ses pattes arrière. Il grogna d’un air menaçant mais n’attendit pas, il me sauta dessus. Me projetant par terre, il tenta de me mordre le cou, mais je mis mon bras devant moi pour me protéger. Ses dents acérées s’enfoncèrent dans mon avant bras comme un supplice de torture. Nous lutâmes. Enfin, si le reste de mes forces pouvait livrer un lutte digne de ce nom. Ensuite, la lune commença à se recouvrir de son voile brumeux levé à l’occasion de cet affrontement. Mon assaillant recula puis partit dans les bois, non pas par peur, mais par conscience.
Je me levai et recommençai à boiter le plus vite que je pus, toujours dans la même direction. Mon bras était en piteux état, le sang coulait abondamment et il me faisait un mal de chien.
Le reste de la nuit, je la passai à me diriger toujours dans la même direction... Je ne réussis pas à courir longtemps du tout, mais je continuai à marcher, sans arrêt. Je ne pouvais pas me laisser mourir sans combattre.
J’étais à bout, fatigué et diablement abîmé, mais je devais continuer, pour ma vie...
*** C’était un matin bien habituel à l’académie de magie de Targatt, mais un jeune homme d’une quinzaine d’année, pitoyablement mutilé s’était écroulé devant l’entrée principale...
PS : (Hors-Jeu) Les points de suspension entre deux paragraphes signifient qu'un certain laps de temps s'est écoulé; les trois étoiles signifie un changement de narrateur. Pour une description physique du personnage, voir la présentation dans Méridius.
(SVP revoir le topic dans lequel j'ai posté ce message, je ne suis pas sur que ce soit le bon) |
|  | | Kylia Delombre Apprenti Nv2

Age : 16 Inscrit le : 02 Avr 2006 Messages : 1487 Age du personnage : Talmar Race : humaine Pouvoirs : Fëawen Ancalimë, son serpent
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Dim 14 Oct - 6:33 | |
| Kylia s'était levée de bonne heure, comme d'habitude. Elle espérait simplement que, contrairement à la veille, personne ne viendrait troubler sa solitude pour lui parler alors qu'elle ne demandait rien. Ses pieds nus, frôlant le sol en réguliers intervalles, ramassaient la poussière qui s'accumulait sur le plancher de bois franc, suivis par la cape qu'elle avait jetée sur ses épaules en hâte. La saison se faisait de plus en plus froide, le matin précédent, de la buée sortait même de sa bouche, elle avait donc décidé de se vêtir un peu plus chaudement, troquant une camisole fine contre un chandail ample aux manches un petit peu trop courtes et prenant son pantalon le plus couvrant. Ses cheveux, d'un brun très foncé, drapaient ses épaules. Ils atteignaient maintenant le creux de ses reins, frôlant le début de la rondeur de ses hanches. Sa dernière coupe remontait à loin! C'était Cassiopée qui la lui avait faite, plus ou moins deux ans avant cette glaciale matinée.
Quand l’image de la défunte Cassiopée vint à l'esprit de la jeune femme au serpent, elle n'accéléra pas le pas. Sa respiration ne se fit même pas plus courte, ses poings ne se crispèrent pas, ses dents restèrent dans la même position exactement alors qu'elles se seraient étroitement serrées quelques mois auparavant. Rapidement, son esprit gambada jusqu'à Caïn. Elle le revoyait, qui tournait les talons, un sac sur l'épaule droite. Il lui semblait que cette image était gravée dans une partie de son âme, qu'elle surpassait en puissance celle de la flèche volant vers le cœur de son amie...
Elle dut réprimer un frisson. Était-elle à ce point affreuse? Pouvait-elle réellement plus regretter le départ du meurtrier de Cassiopée à la mort de cette dernière? Elle essaya de se convaincre que c'était parce que pour Cassie, la page était tournée. Elle pouvait être si bonne pour mentir, elle se mentait si souvent à elle-même...
Ses pas la conduisaient vers le portail et elle avait la ferme intention de partir quelque part vers la vallée pour s'étendre un peu, fermer les yeux et contempler le ciel gris, avant le début des cours. Elle poussa donc la lourde porte qui marquait l'entrée de l'académie et une brise effleura son visage.
L'odeur caractéristique de l'hiver approchant assaillie ses narines. Alors qu'elle venait de s'habituer au parfum de l'automne (astucieux mélange de feuilles en décomposition et de pluie) la neige à venir emplissait déjà l'espace. Elle ferma les yeux et fit un pas en avant. L’odeur des flocons lui rappelait cette nuit à la tour où elle avait toussé du sang pour la première fois.
Elle frissonna, encore. Il lui semblait qu'elle ne faisait que cela: frissonner! Elle était encore atteinte par cette curieuse maladie qui lui pompait toute ses forces. La dernière volonté de Cassiopée n'avait pas changé grand chose...
Son regard glissa un peu partout et buta contre une image bien hétéroclite: Un jeune homme, peut-être de 3 ou 4 ans son cadet, gisait si près de ses pieds que si elle n'y avait pas fait attention à la dernière minute, elle s'y serait probablement enfargé. Elle se mit en petit bonhomme pour regarder cet être et le tourna sans douceur sur le dos. Elle remarqua que les blessures étaient profondes et nombreuses, passa un doigt fin et délicat sur l'une des coupures avant de le poser sur ses lèvres pour gouter au sang qui s'y était déposé. Elle regarda un instant le visage évanoui et se releva: Après tout, ce n'était qu'un homme.
Elle fit un pas, enjambant ce qu'elle considérait comme étant le futur cadavre d'un être qu'elle exécrait parmi tant d'autres. Puis, cette petite voix qui commençait à faire surface un peu trop souvent à son goût se mit à lui susurrer des reproches à l'oreille. Pour la faire taire, elle se tourna à nouveau et reporta ses yeux verts lumineux sur le corps mutilé. "Il est tellement jeune" semblait dire la voix. "C'est un humain!" Elle balaya l'air de la main, comme pour montrer à quel point ces remarques la laissaient froide. "Ce pourrait être toi!" Elle ne tiqua qu'à peine " Ce pourrait être Caïn. Ou Cassiopée. Ou Aerandir. Ou Feawen..."
Elle s'approcha à nouveau du corps et le secoua un peu. Après avoir approché son oreille d'un cœur qu'elle entendit battre, elle posa ses deux mains sur les temps d'Akii.
- Regeneratio sanctii, murmura-t-elle.
Elle n'avait jamais suivit ce cours de magie blanche, mais la formule était bien imprégnée en elle pour les fois où, sur elle, on l'avait utilisée. Toute fois, c'était bien la première fois qu'elle l'essayait, et elle comptait sur ses années d'apprentissage pour lui permettre de réussir au moins assez pour que le jeune homme soit assez fort pour marcher jusqu'à l'infirmerie seule et qu'elle puisse continuer sa balade en paix. _________________ La beauté du chat sauvage, méfiez-vous de ses griffes...

(image de femme au serpent par blackeri sur deviantart) |
|  | | Alrost Erkelion Surveillant et chercheur de petits nouveaux

Age : 22 Inscrit le : 26 Sep 2005 Messages : 1723 Age du personnage : 26 hivers Race : Mi-homme/Mi-démon Pouvoirs : Téléportation et Télékynésie
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Dim 14 Oct - 15:48 | |
| C'était une nuit tout à fait habituelle pour Alrost, accompagnant Blood's Wind pour sa première chasse quotidienne, à l'aube. Et comme d'habitude, la chasse du dragon était fructueuse. Cependant, ce matin là, le semi démon vit, des airs dans lesquels il se trouvaits sur le reptile volants, un homme s'effondrer au sol. Puis une Femme arrivée, il connaissait l'aura de cette dernière d'ailleurs mais de pas de l'homme qui s'était effondrer.
Il se téléporta donc devant le jeune blessé, resta stôïque. La jeune femme s'avéra être Kylia et elle venait visiblement de lancer un sort de guérison. Alrost, lui n'en connaissait aucun. Il salua la jeune femme. Et sans savoir ou attendre si son sort avais fonctionner, il prit le corps mutilé du jeune garçon et le souleva afin de le mettre debout, sans cesser de le soutenir car on sentait largement qu'en le lachant il s'écroulerait encore lamentablement sur le sol.
Puis il regarda à nouveau la femme au serpents, le regard vide. Semblant attendre une quelconque réaction d'elle ou un signe de la réussite de son sort. _________________ Fait moi un signe et je m'en vais. Fais moi un signe et je me tais. Reveille simplement et je te promets que notre destin j'accomplirais...
 La froideur qui assaille mon âme, n'a pas atteint mon coeur brûlant comme les feux de l'enfer... |
|  | | Akii Der'en Apprenti

Age : 16 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 27 Age du personnage : Méridius Race : Lycan Pouvoirs : Aucun
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Dim 14 Oct - 17:55 | |
| Cela prit quelques secondes avant qu’Akii reprenne conscience. Il sentit une telle décharge traverser ses neurones qu’il ouvrit grands les yeux et prit une grande inspiration. Il crut qu’il venait d’être frappé par la foudre. Tous les évènements de la veille lui revinrent en pleine figure dans un choc inimaginable. Il se souvint d’un seul coup de la poursuite et de la collision avec ce maudit arbre, de l’homme étrange qu’il avait rencontré et de la bête féroce qui l’avait attaqué sauvagement sans aucune raison. Pendant de courtes secondes, il ressentit en accéléré tout ce qu’il avait ressentit la veille! C’était atroce! Pendant de courtes secondes, ce fut à l’intérieur de lui le big-bang et la fin du monde!
Quand la furie de tous ses sens fut dissipée quelque peu, il prit connaissance de son état. Une chose curieuse : il était debout et le sol avait encore reprit cette mauvaise habitude de s’éloigner et de rapprocher très rapidement. Quoi qu’il en soit, Akii avait toujours cette enclume d’enfoncé dans la tête, il avait une bosse grosse comme la Colline Aux Pins de son village sur le front mais la douleur cuisante qui lui mordait le bras hier n’était plus.
Il remarqua aussi qu’un homme le soutenait. Il sursauta brusquement, se défit de celui-ci et se mit à reculer d’un pas bancale, affolé et incertain.
-Qu’-qu’-qui êtes-vous!? Où suis-je!?, demanda-t-il sur un ton de détresse.
C’est là qu’il comprit, à ses dépens, pourquoi l’homme le tenait. Akii sentit les jambes molles et sans forces qui se trouvaient sous lui et s’effondra. |
|  | | Kylia Delombre Apprenti Nv2

Age : 16 Inscrit le : 02 Avr 2006 Messages : 1487 Age du personnage : Talmar Race : humaine Pouvoirs : Fëawen Ancalimë, son serpent
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Lun 15 Oct - 1:41 | |
| Kylia, au moment où elle retirait ses mains des tempes du jeune homme, vidée d'une partie de son énergie, le vit ouvrir les yeux. Elle ne put réprimer un sourire satisfait et une vague d'une certaine fierté la parcourut. Depuis son retour, elle avait emprunté et lu en partie certains livres sur la magie à la bibliothèque et elle se rendait soudain compte que cette facette de son corps était plus intéressante qu'elle ne l'aurait crue. Elle qui détestait l'art sinueux et flou des contrôles extérieurs par l'esprit quelques mois seulement auparavant! Le bon nombre de temps qu'elle avait passé à l'académie, baignant dans une atmosphère de magie, l'avait probablement aidé à l'aimer. Ce qui était sur, c'est que ça l'avait fortement améliorée! Certes, le garçon n'était pas dans l'état de courir le marathon, mais tout de même, elle l'avait assez réparé pour qu'il reprenne connaissance, chose qu'elle aurait été tout à fait incapable de faire l'année précédente. Alors qu'elle allait jeter sur lui un coup d'œil général pour s'assurer qu'il pourrait rester en vie jusqu'à ce qu'il atteigne l'infirmerie, Alrost arriva de nul part (à quoi fallait-il s'attendre d'un homme qui possédait un dragon et qui pouvait se téléporter, outre surgir sans prévenir comme s'il tombait du ciel?) et la salua. Elle lui rendit cette marque de courtoisie d'un bref mouvement de tête et d'un mince sourire, heureuse que quelqu'un d'autre soit là et qu'elle puisse partir au plus vite. Alors qu'il essayait de relever le jeune homme en piètre état, il lui lança un regard interrogateur. Elle allait répondre quand Akii sembla s'agiter, comme s'il comprenait un peu se qu'il se passait autour de lui. Ou plutôt qu'il comprenait qu'il ne comprenait pas! Le blessé se débattit en posant des questions emplies de détresse, s'extirpa du soutien d'Alrost et s'écroula par terre.
- Imbécile, fut la seule réponse que siffla Kylia entre ses dents.
Elle détourna son regard d'Akii, comme s’il n’était qu’une chose pitoyable et sans intérêt aucun, pour le porter sur Alrost, levant donc le visage et pinçant légèrement les lèvres du même coup.
- Emmène-le à l'infirmerie, j'ai fait ma part.
Elle savait plus ou moins qu'Alrost n'était pas l'homme le plus prévenant de la Terre, mais elle se disait qu'il ne laisserait probablement pas quelqu'un gisant à la porte de l'école. Avec un dernier regard plein de supériorité pour le jeune homme étendu par terre, elle tourna les talons. _________________ La beauté du chat sauvage, méfiez-vous de ses griffes...

(image de femme au serpent par blackeri sur deviantart) |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mar 16 Oct - 4:59 | |
| Cela faisait maintenant quelques semaines qu’Angéla séjournait à l’académie de magie, mais celles-ci avaient été infructueuses. Outre de petites expérimentations en cachette, elle n’avait acquis aucune connaissance sur son don et n’avait écopé que de nombreuses nuits d’insomnie. Comment dormir alors que ta vie n’est plus qu’un amas de jours qui défilent ? Fièrement, elle arrivait à matérialiser une poignée d’objets banals et ordinaires sur commande, mais elle devait chaque fois vouer une considérable concentration à la tâche et posséder une image nette et précise du sujet visé.
Après avoir sacrifié ses heures de sommeil pour concevoir une version amoindrie de la chandelle servant de modèle, l’aube lui tendait ses bras compatissants face aux lignes rentrantes de son visage creusées par ses efforts futiles. L’unique flamme qui l’avait accompagné au cours des heures précédentes réveillait en elle le besoin d’aller exposer sa peau fragile aux premiers rayons du soleil levant. La brise soufflant de sa fenêtre indiquait que le mercure chutait copieusement, mais elle s’en importuna guère puisque le nombre de fois où elle avait eu froid pouvait se compter sur une main, comme si une chaleur intérieure la gardait continuellement réchauffée. Chaque hiver, elle se plaisait à pouvoir contempler son souffle apparaître devant elle et elle trouvait enfin une raison valable pour se blottir contre Faure.
C’est en pensant à ce dernier, qu’elle déambula jusque l’extérieur. Alors qu’elle se rendait à destination, Angéla prit conscience qu’une embrouille se produisait à une bonne dizaine de mètres d’elle. Elle resta un peu à l’écart, afin d’évaluer la situation. Elle aperçu avec déplaisir que parmi les personnes situées à cet endroit, Kylia Delombre en faisait partie. Ne cesserait-elle jamais de tomber sur cette jeune femme désagréable, bête et morne ? Elle semblait être penché sur un deuxième personnage, ce qui n’était pas très habituel étant donné qu’Angéla aurait parié une bien grande somme contre le fait que Kylia pourrait assister un être dans le besoin. Puis s’ajouta, apparaissant de nulle part, un troisième parti, qu’elle ne connaissait point. Celui-ci fit de vaines démarches pour aider le blessé, voyant que l’homme en question venait de s’écrouler. Il paraissait vraiment mal en point. Suite à cet événement, la femme au serpent se montra fidèle à sa réputation et tourna le dos au souffrant sans se préoccuper de sa survie. Déjà qu’elle s’était arrêtée pour lui était un geste si énorme. Angéla décida enfin de se dévoiler pour venir en aide à ce pauvre homme, voyant clairement qu’Alrost ne pourrait s’en occuper seul.
- Il va bien ? lança-t-elle, sortant elle aussi de nulle part.
En s’approchant, elle remarqua avec horreur les nombreuses lacérations profondes qui peuplaient son corps. Son regard d’incompréhension était si total qu’elle en fut troublée. Remarquant sa détresse, sa douleur et sa folie, elle fit quelques efforts pour lui sourire le plus pleinement possible, démontrant ses intentions bienveillantes et maternelles. Elle souhaitait surtout et avant tout le rassurer afin de pouvoir le reconduire calmement vers l’infirmerie. |
|  | | Akii Der'en Apprenti

Age : 16 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 27 Age du personnage : Méridius Race : Lycan Pouvoirs : Aucun
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 17 Oct - 0:05 | |
| Toujours assis par terre, Akii se remettais du choc du sortilège pourtant bienfaisant que la femme qui avait apparemment un reptile entouré autour du cou lui avait administré. Il commençait à comprendre ce qui se passait, il commençait à comprendre que les gens autour de lui ne lui voulaient peut-être pas de mal (enfin, rien n’était prouvé). Il se calmait peu à peu et se vidait des émotions qu’on avait fait renaître en lui pendant ce brûlant instant. Tranquillement, il commençait à respirer de plus en plus normalement et de façon constante. Il essaya de se lever sur ses flasques jambes sans forces. Le résultat de cette tentative fut plus ou moins acceptable, considérant qu’il faillit perdre pied et se retrouver une fois de plus au sol, mais qu’il pu tout de même reprendre son modeste et faible équilibre. Celui-ci qui, étrangement, ce matin, semblait l’avoir abandonné de manière crue et lâche.
Toujours un peu affolé et les nerfs au vif, il s’adressa à ces individus étranges qu’il ne connaissait pas et qui semblaient se buter à ne pas vouloir lui répondre et à se parler entre eux comme si il n’était pas là. Il n’avait pas de raison de leur faire confiance, ils n’étaient que des inconnus. Et d’ailleurs, les huit dernières personnes – ou autres êtres vivants - qu’il avait rencontrés pendant ces trois derniers mois passés en prison n’étaient guère fréquentables et ne lui voulaient nullement du bien. Excluant bien sûr Croque, son très sympathique mais ma foi étrange voisin de cellule de la tour aux cachots de Brembard. C’était un homme amical, mais il avait été arrêté lui aussi, pour une raison que lui-même ne connaissait pas. Il devait sûrement n’y en avoir aucune quoi qu’il en soit.
-Qui êtes vous? Que me voulez-vous? C’est la clé? C’est ça? Je ne l’ai pas, je ne l’ai jamais vu et je n’ai aucune idée d’où elle est alors allez-vous en!
Il attendit la réponse relativement sans bouger. Il tentait de garder son équilibre et de ne pas tomber par terre, les bras loin du corps pour en faire des balanciers. Akii regarda autour de lui pour trouver quelque chose de stable sur quoi s’appuyé mais ce qu’il vit n’était pas ce à quoi il s’attendait. Il remarqua la façade avant d’un bâtiment à l’allure gigantesque et imposant...
Était-il arrivé à un autre village? Venait-il de trouver un endroit ou demander asile? Un endroit ou enfin pourrait-il être en sécurité? Toutes ses questions défilèrent dans sa tête très rapidement, lui donnant un brin d’espoir pour sa survie.
-Mais bon sens, ou suis-je!?
_________________ Froids sont les eaux les mains et les coeurs, froids sont les voyageurs loin de leur demeure |
|  | | Alrost Erkelion Surveillant et chercheur de petits nouveaux

Age : 22 Inscrit le : 26 Sep 2005 Messages : 1723 Age du personnage : 26 hivers Race : Mi-homme/Mi-démon Pouvoirs : Téléportation et Télékynésie
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 17 Oct - 2:04 | |
| Alrost sentit soudainement le jeune homme échapper, de manière volontaire, à ses bras qui pourtant le soutenait pour une raison bien particulière. Ce que finit surement par comprendre le blessé qui eut vite fait de se retrouver à terre une fois de plus.
Avant de rechuter, il avait tenter de parler. Mais il avait plus bredouiller qu'autre chose. Le semi démon laissa faire, les paroles était pas loin d'être imcompréhensibles ou en tout cas il fallait y prêter attention et le jeune Eyrkelion n'avait pas la tête à déchiffrer quoi que ce fut en ce jour. Pourtant il ne lui était rien arrivé de particulier, mais c'était ainsi.
Il restait stoïque et hésitait presque entre partir et laisser Kylia s'occupeer du blesser ou bien rester pour l'aider. Le choix fut vite fait. Kylia s'en allait...en lui donnant l'ordre qui plus est d'emmener l'inconu à l'infirmerie. Voilà qui était abérent! On lui donnait des ordres à présent? Et depuis quand!? A part les profs, Kylia devait être la seule à l'avoir fait...ou peut être pas...Cain très probablement l'avait fait aussi. Quoi que ce n'était pas même pas dit. Quoi qu'il en soit, il n'avait pas vraiment le choix la jeune fille au serpent partait et il ne pouvait pas laisser seul cet étranger au de l'état dans lequel il se trouvait.
Une autre jeune femme arriva à l'instant même au partait Kylia. Alrost ne la connaissait pas et à sa question il ne répondit rien. Il se contenta de la fixer puis de reporter son regard sur l'homme qui venait à présent de se lever. Il parvenait finalement à tenir debout. Mais à y regarder avec un minimum d'attention, ou peut être pas, les jambes de l'homme avait en réalité grande peine à le supporter.
L'étranger parla et le semi démon lui répondit le plus simplement du monde avec sa flegme naturelle.
"Mon nom est Alrost Erkelion, je ne souhaite que te porter à l'infirmerie si tes jambes refuse de le faire pour toi et si tu veux savoir ou nous sommes c'est très simple. Il te suffit de lever les yeux et de comtempler l'immense portail qui te fait face, tu y verras inscrit lettre d'or le nom de ce lieu."
Le semi démon se dirigea vers l'homme une fois encore et le soutint en prenant l'un de ses bras au-dessus de ses épaules. Puis il ajouta encore plus froid.
"Autre chose, je ne sais pas de quelle clé tu parle et là où tu es à présent, personne ne te menacera pour une simple clé." _________________ Fait moi un signe et je m'en vais. Fais moi un signe et je me tais. Reveille simplement et je te promets que notre destin j'accomplirais...
 La froideur qui assaille mon âme, n'a pas atteint mon coeur brûlant comme les feux de l'enfer... |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Jeu 18 Oct - 1:41 | |
| Le peu d’attention qu’on lui attribua lui procura peu d’effroi. Angéla se préoccupait plutôt de l’infirme qui tentait de se relever avec grand peine. Ses jambes chancelantes ne lui inspirèrent aucunement la confiance puisqu’elles semblaient vouloir lâcher à tout moment. Sa pâleur était telle que l’adolescente en grelotta, les entailles décorant son corps était graves au point que l’on pouvait croire qu’il s’était lancé au creux d’une forêt de lames et d’épines. Elle n’avait jamais très bien supporté la vue du sang et de blessures, ce qui fit de l’étourdir quelque peu. Cherchant avidement son équilibre, elle battit l’air de ses bras en prenant de longues et profondes respirations, tentant de dissimiler son malaise.
Akii paraissait tout de même plus alerte et éveillé ; l’aide de Kylia s’avéra profitable, au bout du compte. Son énergie fut malheureusement gaspillée en panique. Il se mit à lancer multiples questions dans tous les sens rapportant des propos auxquels Angéla n’avait nulle connaissance. Tandis qu’elle observait les interrogations rebondir sur les murs, percuter les différents objets et même s’attaquer à elle, une histoire de clef voleta tranquillement dans l’air alors que personne ici présent ne connaissait son origine. Elle balaya d’un coup ses questions de son esprit pour focaliser sur le blessé. Désorienté à un extrême, elle désola à accepter qu’elle ne puisse point l’aider puisque, elle aussi, en savait si peu sur ce lieu.
Voulant se faire utile, Angéla s’appliqua à mettre en pratique ses sciences acquises. Elle se recroquevilla dans son imagination, contemplant les couleurs et les idées défiler devant ses yeux émerveillés. Elle adorait pouvoir s’immerger pleinement au sein de son univers propre, se plonger dans ses fresques dépeignant la dure réalité qui resserre graduellement son emprise sur sa lucidité. L’infinité de possibilités s’offrit docilement à elle en se déployant largement, prêtes à servir.
Ainsi, elle sélectionna une longue étoffe qui lui servirait de pansement afin de stopper le flot de sang qui jaillissait des afflictions. Ne pouvant plus stimuler assez de force psychologique pour scruter les maux d’Akii d’un regard apeuré, elle avait opté pour une solution simple et efficace. Le tissu d’un blanc immaculé apparu dans sa main droite, épais et soyeux. Alors qu’Alrost l’empoignait une seconde fois et répondait à ses questions fébriles, elle s’approcha de lui sans dire un mot et épongea les abondantes coupures du jeune homme avec une grâce et délicatesse propre aux femmes, comme s’il était fait de cristal. Sa petite main fragile répéta le même mouvement, tachant immanquablement le coton d’un pourpre agressif, presque noir. Elle souhaitait profondément que la tendresse manifestée pour lui l’aide à apaiser ses méfiances. |
|  | | Akii Der'en Apprenti

Age : 16 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 27 Age du personnage : Méridius Race : Lycan Pouvoirs : Aucun
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 24 Oct - 0:47 | |
| Akii fit ce qu’Alrost lui proposait de faire, il leva les yeux et regarda les inscriptions au dessus de l’immense arche qui semblait servir de porte principale au bâtiment. Il lut :
- Targatt? Qu’est-ce que c’est? demanda-t-il d’un ton intrigué. Une église? Un château?
Le pauvre garçon était maintenant calme, il appréhendait sa rencontre comme un coup de chance, vu son état piteux.
Sa tête tournait toujours, mais une jeune fille qui devait avoir à peu près le même âge que lui se mit à apposer sur ses plaies un bout d’étoffe blanche. Sur son visage se lisaient aisément la douceur et la compassion. Elle avait de grands yeux d’un vert velouté et aimable qui apaisaient eux-mêmes l’esprit effarouché du jeune garçon. Elle avait une ravissant et éclatant sourire qui était chaleureux comme l’âtre du foyer par les froides soirée d’hiver.
Quant à l’homme qui le transportait, Akii lui trouvait un air mystérieux. Il parlait sur un ton gris et régulier laissant paraître un tempérament impénétrable et opaque. Il semblait tout de même être un homme généreux et de bonne foi.
En ce qui concerne le géant seuil qui s’ouvrait devant lui, Akii se disait que ce devait être un monastère ou quelque chose de la sorte. Se rappelant de la femme au serpent qui était partie plus tôt qui parlait d’un infirmerie, il pensa que l’édifice abritait certainement de pieux et nombreux moine pouvant soigné ses blessures. Cela lui donna encore plus confiance en ses nouvelles connaissances. _________________ Froids sont les eaux les mains et les coeurs, froids sont les voyageurs loin de leur demeure |
|  | | Alrost Erkelion Surveillant et chercheur de petits nouveaux

Age : 22 Inscrit le : 26 Sep 2005 Messages : 1723 Age du personnage : 26 hivers Race : Mi-homme/Mi-démon Pouvoirs : Téléportation et Télékynésie
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 24 Oct - 17:59 | |
| POur ne pas connaitre Targatt, le jeune homme ne devait probablement pas être axer sur la magie, vu la renommée de l'école seul un être qui ne pratiquait pas et ne s'intéressait pas à la magie pouvait ignorée son nom. A moins d'avoir été enfermé sufisement longtemp et sufisement tôt pour ne pas avoir eu l'occasion d'en entendre parler...Peut être après tout. Il semblait quelques peu émiéchier^^ et il ne serait pas surprenant qu'il se soit tout simplement enfuit.
D'une voix et d'une tonalité toujours identique à celles qui étaient les siennes, il lui répondit.
"Une académie de magie"
Il ne fallait plus trainer à présent, il fallait l'emmener à l'infirmerie. Que faire de la fille? Il n'allait tout de même la laisser là?...Pourquoi pas, après tout, il ne lui avait rien demander. Non, il ne l'emmenera pas, il se contatera tout bonnement de lui informer qu'il s'en allait avec le blesser et qu'elle pouvait les rejoindre si elle le souaitait. Oh il aurait sans problêmes pu téléporter la jeune fille en même tant que lui et Akii mais il n'en voyait pas l'intérêt. Pas besoin d'être 3 pour emmener un blessé à l'infirmerie. Encore moins quand il y a la possibilité de se téléporter. Ce qui avec le semi démon était toujours le cas évidement...Ou presque...
"Rejoins-le à l'infirmerie si tu le souhaites"lacha t-il flegmatique et sans plus de cérémonie une fumée noire et opaque les enveloppait, on ne voyait plus leur ombre aut travers de la fumée...Normal, à l'instant précis ou celle ci apparaît, les individus n'était déjà plus là. En train de se rematérialiser devant la porte de l'infirmerie.
[je te laisse faire le premier post à l'infirerie Akii ] _________________ Fait moi un signe et je m'en vais. Fais moi un signe et je me tais. Reveille simplement et je te promets que notre destin j'accomplirais...
 La froideur qui assaille mon âme, n'a pas atteint mon coeur brûlant comme les feux de l'enfer... |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Jeu 25 Oct - 0:50 | |
| La cadence régulière avec laquelle Angéla effectuait le même mouvement devint sa seule préoccupation. Arrêter le sang, apaiser la douleur, taire la souffrance. Ce singulier état statique se rabattit de nouveau sur elle, comme en ce premier matin près du lac. Elle fut enveloppée de silence, agréable et moelleux, de telle façon qu’elle devint imperméable aux sons extérieurs. Les couleurs autour changèrent pour n’être que de grandes nuances floues et imprécises, une unique note germa dans l’esprit songeur : un si bémol.
Se tirant un peu de sa rêverie, elle leva les yeux de sa tâche un bref instant pour s’assurer que son travail n’était pas vain. Akii la toisait du regard. Il semblait s’être calmé considérablement. Un pincement se manifesta chez la jeune fille tandis qu’elle plongea dans les yeux sombres du blessé, mais elle en fit rien. Elle vit les lèvres d’Alrost remuer quelque peu – elle n’entendait toujours rien des bruits l’entourant. Il répondait sûrement encore aux questions d’Akii.
Puis, d’un coup, une fumée opaque les enveloppa soudainement. Angéla, prise de panique, fit le saut, reculant de la condensation d’une substance inconnue. Elle reprit enfin tous ses esprits alors que la magie se dissipa et qu’elle scruta devant elle le portail vide. Ils étaient tous deux partis, elle était seule à présent. Tournant le dos à sa destination originelle, elle commença sa course vers l’infirmerie.
Dernière édition par le Mer 9 Jan - 1:20, édité 2 fois |
|  | | Shriôna Barmaid dévouée

Age : 17 Inscrit le : 11 Fév 2007 Messages : 422 Age du personnage : 654 années froides et sans but Race : Gwyllion Pouvoirs : Se changer en chèvre et immiter les voix
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Jeu 25 Oct - 1:48 | |
| Quelqu'un l'arrêta. Ou plutôt quelque chose. Une chèvre se plaça devant elle. Une chèvre au cornes dorées, aux sabots de même couleur et a la laine trop blanche. Une chèvre qui souriait de travers, avec des dents trop longue. Et Elle bêlla, presque riante. Dansant sur un sabot puis sur l'autre, elle semblait faire de son mieux pour enpêcher la jeune fille de rejoindre l'infirmerie. En fait, Shriôna s'amusait. La Gwyllion avait vu la scène, et s'en amusait. Mais alors que le semi-démon se téléportait, elle le reconnu: C'était la victime de Meth, victime qui s'en était sauvé. Si elle ne pouvait plus se jouer d'Alrost, la juene fille était toujours la. Et elle prenait un malin plaisir a l'empêcher de passer. _________________ ''Mais quand le soleil se lève, lors de sa douce aurore, Lesquels sont plus lourd? Mes Regrets, ou mes Remords?'' |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Jeu 25 Oct - 3:23 | |
| Au beau milieu de son élan alla se planter un animal grotesque qui irrita Angéla au plus haut point. Une chèvre venait d’intercepter sa course ! Elle vira rouge de frustration et d’indignation. Le ridicule n’avait-il aucune limite ? Elle stoppa net pour examiner l’obstacle. Sa laine immaculée la spoliait, ses cornes étaient tordues dans tous les sens, tout comme ses intentions. Décidément, aucun de ses objectifs n’allaient se soumettre sans se battre, rager et se défendre. Comme si vérifier l’état d’un pauvre garçon sur qui le destin avait pioché était trop exiger, trop quémander… En prenant une grande respiration, elle s’efforça de ne pas laisser ses émotions diriger la situation.
En poursuivant l’étude de cette pitoyable adversité, Angéla remarqua avec aversion qu’elle paraissait se moquer. D’un pas dansant, la petite chèvre la défiait du regard. Elle alla même jusqu’à lui lancer un petit cri insolent. La laideur de la provocation la laissa froide. Un bellement, c’était si vulgaire, si insignifiant, qu’elle en voyait pas la peine de réagir. Après tout, ce n’était qu’un animal. Un petit rire alla mourir dans sa gorge alors qu’elle se disait que ses observations n’étaient qu’élucubrations. La méfiance et l’incompréhension des dernières minutes répercutaient enfin au sein de son raisonnement.
Puis, une petite voix lui rappela où elle était et comment ça se passait. La magie respirait de chaque mur, chaque particule d'air. Ce n’était pas qu’une chèvre courante et banale. Elle tenta à plusieurs reprises de contourner l’obstruction, espérant qu’elle s’était simplement égarée, mais elle se fixa chaque fois dans son chemin. Renvoyant ce sentiment de ridicule au plus profond d’elle, Angéla s’adressa à la rebelle de troupeau qui s’amusait à agaçer les gens normaux :
- Tu pourrais te tasser de mon chemin, s’il vous plaît ? Je t’en prie, j’ai quelque part où aller, même que c’est pressant !
La pauvre adolescente n’avait pu empêcher son ton amical et familier qu’elle employait sans relâche, surtout avec les inconnus. Elle détestait être brusquée lorsque abordée, alors elle faisait son possible pour être agréable et souriante. Elle réussissait plutôt bien d’ailleurs. Par contre, elle craignait maintenant que son manque de fermeté ne lui coûte de longues supplications. |
|  | | Shriôna Barmaid dévouée

Age : 17 Inscrit le : 11 Fév 2007 Messages : 422 Age du personnage : 654 années froides et sans but Race : Gwyllion Pouvoirs : Se changer en chèvre et immiter les voix
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Jeu 25 Oct - 21:15 | |
| La chèvrette sautilla d'une pattes a l'autre. Lors ce que La jeune fille parla, elle s'arrêta et tordit la tête sur le coté, attentive. Puis elle rit. Loins d'être un bêllement, c'était un rire claire. En fait, La Gwyllion avait immité la voix d'Angéla. Et elle balança la tête de droite a gauche dans un mouvement négatif pour signifier sa réponse. Il en faudrait plus pour apitoyer une Fée déchue, beaucoup plus, car les gwyllions n'obéissait qu'a la force, a la ruse ou a l'appat du gain. Trois chose que, selon Shriôna, l'adolescente devant elle ne pouvait pas présenter. La chèvre resta donc planter sur ses sabots d'or, les dents toujours découverte en un sourire moqueur. Quand cesserait-elle ces enfantillage? Elle se le demandait elle même. Pour le moment, c'était divertissant. Jusqu'ou irait la june fille devant elle? _________________ ''Mais quand le soleil se lève, lors de sa douce aurore, Lesquels sont plus lourd? Mes Regrets, ou mes Remords?'' |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Sam 27 Oct - 20:16 | |
| Un lourd poids s’abattit sur les épaules de la pauvre Angéla lorsqu’elle comprit que la chèvre n’avait aucunement l’intention de céder à ses demandes. Elle restait là, carrément à se moquer d’elle, jeune fille emprunte de détresse et d’indignation. Quel droit s’attribuait-elle pour l’harceler ainsi ? L’adolescente pensa amèrement au fait que les gens se donnaient souvent presque le devoir de descendre les autres par simple plaisir personnel, sans motif ni conviction. Elle n’avait jamais ressenti un tel besoin… Les autres enfants de son village avaient fidèlement continué la tradition humaine d’abattre le moral de quiconque pouvait présenter un bonheur plus grand que le sien. Ils s’étaient assurés qu’Angéla ne puisse exprimer à fond sa joie de vivre immanquable en veillant à ce qu’elle soit malheureuse. Les insultes, les discriminations avaient fusé chaque jour. Pourtant, elle gardait toujours la tête haute, le sourire éclatant et l’allégresse diffusant de son être, ainsi multipliant l’ardeur de ses voisins. Encore une fois, une autre créature tenait à vider l’essence de sa personnalité, c’est-à-dire le bonheur.
La cadence des sautillements de Shriôna était plutôt rapide. Étonnamment, le rire qui en sortit ne la frustra point. Angéla était d’autant plus motivée à se frayer un chemin. Le fait qu’elle ait utilisé sa voix ne faisait que confirmer son doute face à l’authenticité de la bête et de sa potentielle origine magique. Son raisonnement lui soufflait ses différentes options à l’oreille ; elle y alla le plus logiquement possible.
Parlementer n’avait servi strictement à rien. L’attitude buttée de l’obstacle était clairement définie : elle voulait se jouer d’Angéla. Taisant son dégoût de la bassesse d’intentions, elle continua le défilement d’idées. Elle pouvait essayer de la déjouer sur la puissance physique, mais sa silhouette frêle, sa petite taille et son manque apparent de muscles signifiants lui firent comprendre qu’elle n’avait aucune chance de sortir victorieuse d’un éventuel combat. Il lui restait toujours la ruse. N’étant pas la plus futée, elle devait quand même tenter quelque chose. Tristement, Faure aurait su exactement comment procéder dans ce genre de situation. Il lui manquait terriblement…
Concentrant à nouveau son regard flou sur la présence devant elle, sa mâchoire se serra tandis qu’elle réfléchissait à pleine vitesse. Cette petite chose immonde semblait perfide et immorale ; elle allait se servir de cela. Normalement, tout individu pervers voulait la même chose : l’argent et le pouvoir. Ne pouvant offrir le deuxième, elle opta pour l’antécédent.
- Si vous me consentez le passage, je vous paierai … grandement.
Elle glissa la main près de sa ceinture, feignant y chercher un objet quelconque. Puis, elle laissa son imagination déferler sur ses sens un court instant. L’image claire d’un sac remplit de nombreuses pièces d’or se fit dans son esprit. Simultanément, cette même bourse apparaissant. Angéla la tendit en direction de la chèvre, espérant susciter son intérêt avec l’aspect lourd de la besace. Souhaitant l’emphase, elle ouvrit le sac laissant un faible reflet métallique et doré en ressortir, pour finalement jeter le contenant au pied de la chèvre en faisait bien attention à ce qu’il émette un cliquetis sonore en atterrissant. |
|  | | Shriôna Barmaid dévouée

Age : 17 Inscrit le : 11 Fév 2007 Messages : 422 Age du personnage : 654 années froides et sans but Race : Gwyllion Pouvoirs : Se changer en chèvre et immiter les voix
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Dim 28 Oct - 1:10 | |
| Shriôna rit lors ce qu'elle vit le sac. Mais cette fois, c'était bien son rire a elle. En une ou deux secondes, Elle se retransforma en Gwyllion; elle sa forme elfique, ses cheveux blanc, ses yeux rouge... les seules choses qui donnaient rappelaient la forme qu'elle avait quelque instants plus tôt étaient ses cornes d'or et son regard moqueur. De l'or? Que pouvait-elle bien faire avec cela? Néanmoins, cette jeune fille était plus interessante qu'Ôna ne l'aurait prévu. D'un geste las, elle désigna la bourse et dit, avec ses habituels rimes:
''Tu est sur la bonne voie, mais de l'objet tu n'a pas fait le bon choix, que ferais-je avec ce métal brillant, moi qui de cela n'en a besoin que très rarement? J'écoute offres et propositions, bien que je doute que tu saches ce qu'aime les Gwyllions''
Il était peu probable qu'elle n'ai jamais entendu parler des voraces elfes-chèvres de la montagne, reines déchues des sommets. Qui s'en souciait, désormais? Personnes, les Gwyllions étaient des rébus, des parias! Les seuls êtres vivants non-Gwyllions qui l'aient approché sans mourir étaient dses assassins, des coupes-jarrets ou autres gens recomendable. Ne pourait-elle jamais retrouver l'esprit qu'elle avait perdue en cessant d'être fée? A ces pensée douloureuse, un éclair bleu passa dans ces yeux. Elle se reprit vite, cependant, et elle ne s'était jamais départit de son sourire moqueur, ou elle dévoilait un peu ses canines. _________________ ''Mais quand le soleil se lève, lors de sa douce aurore, Lesquels sont plus lourd? Mes Regrets, ou mes Remords?'' |
|  | | Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 Age du personnage : Selionn Race : Humaine
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 31 Oct - 3:30 | |
| Le rire moqueur de Shriôna se fit entendre à nouveau. Angéla serra les poings cette fois, exaspérée de se faire jouer ainsi. Elle était bien consciente qu’elle effectuait présentement ses premiers pas en terme d’affronter le monde réel, mais ce n’était pas une raison de se moquer d’elle et lui rendre la tâche impossible. Pour la première fois, elle ressentit cette étrange émotion qu’est la haine, le mépris. D’une puissance inouïe, elle pouvait justifier n’importe quel geste ou pensée irréfléchi, aveugler le plus sensé des hommes, réduire à rien tout instant d’espoir. Plus grand que le simple dégoût et l’habituelle pitié, elle exécrait réellement la petite chèvre devant elle. Les proportions de son animosité ne tardèrent pas de l’effrayer par contre : cette force de sentiment était-elle vraiment liée à son entrée à la rudesse ou cachait-il un trouble plus profond encore ayant la capacité d’enclencher de telles réactions aux effets dévastateurs ?
Sa réflexion fut rapidement interrompue par la soudaine transformation de l’animal qui lui bloquait toujours l’accès au bâtiment. Se tenait devant Angéla maintenant une fée à la silhouette élancée, la dépassant en taille. Son regard rouge reflétait à merveille l’instinct vicieux et pervers de la créature, son besoin insatiable de cruauté et de malheur ; sa chevelure d’un blanc parfait, la froideur qu’avait son âme, le manque de couleurs dans ses motifs d’agir. Ses membres effilés présageaient une agilité potentielle, ce qui incita l’adolescente d’oublier la petite parcelle d’aspiration qu’elle avait de s’en tirer avec une bataille. L’élément caractéristique de l’entité qui s’était trouvé devant elle un instant plus tôt était toujours présent. Les cornes tortueuses de la Gwyllion trônait avec encore plus de puissance sur sa tête, brillant d’un éternel éclat d’or, poussant davantage cette image d’avarice et d’impureté.
Voyant son offre refusée, Angéla n’était plus du tout d’humeur à discuter. Son adversaire était des plus butée, alors elle n’allait pas perdre son temps. Pendant qu’elle se tortillait ici à répondre aux demandes de Shriôna, elle perdait de précieuses minutes à pouvoir veiller à ce qu’Akii soit en sécurité. De plus, la fée avait terriblement raison : elle n’avait strictement aucune idée de ce que les Gwyllions pouvaient bien désirer.
Un stratagème devait se former immédiatement. Elle devait trouver une méthode pour se soustraire sans que les décisions de l’obstacle puissent influencer le rendement de ses démarches. Évidemment, elle voulait s’enfuir puisque, peu importe le type d’affrontement, la défaite était inévitable. Cependant, il n’existait pas une infinité de façons de se subtiliser et son pouvoir était très limité. En un éclair, Angéla revit la scène d’Alrost, supportant Akii, se dérobant du portail à l’aide de son pouvoir de téléportation. Le détail auquel elle accrochait le plus était plus ou moins la magie impliquée, mais surtout l’effet produit ! La fumée opaque et sombre qui était apparue simultanément, voilà ce qui l’inspira.
D’un sourire fier et narquois, Angéla répondit elle aussi en vers :
Je n’ai rien à offrir, à donner. Vous m’en voyez fort désolé. Alors, pour garder votre sourire, Conserver votre éternel rire, Je me dois de vous dire adieux, Mais ne considérez mon geste aucunement odieux. Votre supériorité imposante, Votre dominance évidente, M’auront incité, Hâtivement, à quitter. Sur ce, je vous dis au revoir, En vous souhaitant une perpétuelle gloire, À vous et vos sombres desseins, Qui feront de moi jamais un pantin.
Sur ces mots, elle fit apparaître une lourde fumée, faisant bien attention de se dissimuler. S’assurant que Shriôna ne puisse voir où elle allait, Angéla prit ses jambes à son cou en direction de l’infirmerie. Elle avait enfin réussit.
Dernière édition par le Jeu 1 Nov - 3:40, édité 1 fois |
|  | | Shriôna Barmaid dévouée

Age : 17 Inscrit le : 11 Fév 2007 Messages : 422 Age du personnage : 654 années froides et sans but Race : Gwyllion Pouvoirs : Se changer en chèvre et immiter les voix
| Sujet: Re: La forêt Des Poursuites Mer 31 Oct - 21:16 | |
| La voyant ainsi partir, l'elfe eut un mouvement de rage, mais elle réfléchit. Cette petite serait très interessante et a l'avenir, elle dervait la surveiller. Le fait qu'elle ait réussit a la déjouer, ce qui était déja une chose impretionnante, et le fait qu'elle ait parler en vers, était, même si elle ne le savait pas, une chose qui apportait du respect chez les Gwyllions. La prochaine fois, Shriôna serait peut-être aimable. Enfin, le plus qu'elle pourrait l'être. Elle hésita un moment, ne sachant pas si elle devait entrer dans l'école ou retourner dans les bois. Elle jugea enfin qu'elle aimait mieu la fraicheur du dehors, et shriôna repartit donc vers la plaine ou le lac. _________________ ''Mais quand le soleil se lève, lors de sa douce aurore, Lesquels sont plus lourd? Mes Regrets, ou mes Remords?'' |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|