Angéla Apprenti

Age : 15 Inscrit le : 03 Oct 2007 Messages : 54 race : Humaine
| Sujet: Angéla Dessalimen Mer 3 Oct - 3:46 | |
| Prénom/Nom : Angéla Dessalimen
Âge : 15 ans
Race: Humaine
Description physique : Angéla possède d'étonnants yeux verts et de longs cheveux très noirs. Elle est toute petite, un peu plus de cinq pieds. Carrure tout de même athlétique, elle a une certaine endurance. Beau petit visage rond, elle est en fait constituée de façon proportionnelle, avec ses membres élancés qui relèvent d'une grâce extraordinaire. Elle arbore sans relâche un sourire rayonnant (prend garde s'il s'envole par contre) et affiche toujours le même air fier et honorable. Son regard brille d'un esprit vif en constante quête d'apprendre, de savoir, un perpétuel questionnement.
Biographie : Elle agitait fébrilement sa plume. Ayant été sommé d’écrire à nouveau une autre de ces histoires toujours plus fantastiques, elle manquait d’inspiration. Toute petite, elle possédait un don immense pour l’imaginaire, une facilité incroyable qui lui a valu bien des ennuis. Cela faisait déjà plusieurs mois qu’Angéla livrait ses contes en échange d’un peu de pain et d’eau quotidiens, ainsi qu’une chambre malpropre parsemée de vermines avec comme seuls meubles un lit piteux recouvert d’un malheureux bricolage de couvertures, une commode à moitié mangée par les termites et, évidemment, une minuscule table pour lui permettre de pondre ses fabuleux récits. Penchée au-dessus de sa feuille blanche, une mèche rebelle d’un noir de jais alla se planter dans son champ de vision. Nonchalamment, elle la replaça, en laissant s’échapper un lourd soupir de lassitude. Elle cherchait depuis au moins deux heures, mais l’apparition ne venait vraiment pas. Ses pensées se pointaient sans cesse dans la même direction : la date d’aujourd’hui.
À peine une quinzaine d’années auparavant, le monde vit la naissance de la petite Angéla Dessalimen. Sa mère, Karina, avait réussi à effectuer une succession de six fausse-couches avant d’engendrer sa première fille. La nouvelle venue ne fut pas des plus fêtées par contre, puisque pour son père, elle sonnait uniquement comme une augmentation des heures de travail. Elle fut malgré tout élevé dans un milieu plutôt stable : sa mère toujours enceinte ayant des crises d’anxiété quotidiennement sur des périodes de plusieurs mois chaque fois qu’elle perdait un enfant, son père jamais présent.
Alors qu’Angéla avait à peine 3 ans, sa mère se mourra suite à l’accouchement de ses frères jumeaux. Elle quitta la famille constituée de deux filles et, maintenant, deux fils. Heureusement, Angéla pu quand même traverser la vie avec un modèle. Un adon voulu que le mois où elle perdit sa mère, sa cousine Alexandria arrive en pleine nuit, s’étant échappée du massacre du village voisin. Ses parents avaient été tués et elle cherchait refuge. La survivante fut accueillie chez les Dessalimen, à l’aube de ses 17 ans. C’est ainsi qu’Alexandria prit le rôle de mère pour les enfants.
Cela n’empêcha pas Angéla de grandir d’une façon incroyablement indépendante. Âgée de 5 ans, elle arpentait fièrement les rues principales du village sans surveillance, sans une once de crainte. Un jour qu’elle se promenait dans le marché, elle prit un tournant inhabituel et se retrouva malencontreusement perdue. Elle fit son possible pour s’orienter parmi tous les kiosques, mais en vain. Après quelques heures de chaos, en plus de ses inquiétudes, son ventre hurla son désaccord face au manque d’attention qu’il recevait. Pour se détendre, Angéla interrompit son rythme de marche paniqué et se pelota à l’intérieur de son imagination. Elle se vit croquer dans une belle grosse pomme juteuse, d’une rondeur phénoménale, le fruit parfait. Ève en aurait été jalouse. La petite salivait un peu les yeux clos au beau milieu du chemin, alors qu’elle sentit un poids dans sa minuscule main. Un regard étonné se posa sur cette même pomme qu’elle tenait à l’instant! Elle ne put par malheur réprimé un cri de surprise, ce qui attira l’attention d’un marchand tout près. - Voleuse! Nous avons une petite bandite, s’écria-t-il pour alerter les passants environnants. - Mais… je, balbutia la pauvre enfant, confuse.
Le commerçant voisin embarqua et s’exclama :
- Arrêtez-la!
Un homme l’empoigna et le désarroi la saisit. Elle n’avait rien volé! Que se passait-il? Cette pomme ne pouvait être réel. Le semblant de foule amassé autour d’elle lui semblait immatériel. Elle voyait les lèvres des gens remuer, mais n’entendait rien. En une journée, Angéla fut réduite à errante, puis criminelle. Apparu alors dans l’amassement de population un jeune garçon, d’environ une dizaine d’années, à la peau beaucoup trop foncé. Ses cheveux sales et ses vêtements troués témoignaient de ses moyens économiques. L’autiste regarda le nouveau venu sortir une pièce de monnaie, la tendre au marchand qui l’avait accusé en la pointant de son autre main, puis se diriger vers elle. Se crispant, elle fut entraîner par ce qui paraissait être son sauveur. Il la tira quelques mètres plus loin et commença à lui parler, la tirant de sa rêverie si confortable.
- Pas foutu. Vraiment pas foutu, s’écria-t-il sévèrement. - Pardon? - Voler la nourriture, très mauvaise idée. - Sache que je n’ai rien volé du tout. Merci beaucoup par contre. Tu m’auras sauvé bien des ennuis. - Correct, répondit-il, sec.
Ils marchèrent une bonne distance ensemble, enveloppé d’un silence bienveillant qui sous ses traits déplacés, cachait l’amitié qui semblait vouloir se créer. Les deux enfants finirent par discuter, ainsi révélant au garçon qu’elle s’était perdue en ville. En l’aidant à retrouver son chemin, ils se lancèrent dans une torride conversation. Ce jeune homme, par ailleurs, se nommait Faure Ilunga. Abandonné très jeune, il avait dû apprendre à se débrouiller solitairement. Ses apparentes origines africaines laissaient présumer qu’il était un enfant d’esclave et que ses parents, dans leur hâte, l’avaient laissé dans ce village, auquel ils étaient simplement de passage. Paré de son français plus que rudimentaire, ses yeux noirs brillaient tout de même d’une intelligence sauvage. Ainsi débuta une des plus grandes complicités connues à l’homme. Angéla et Faure grandirent en compagnie l’un de l’autre, s’enrichissant mutuellement, régulièrement. Elle lui enseigna l’art des lettres ainsi que la langue française. Il lui montra les vertus de la patience, la débrouillardise, l’adaptation ainsi que l’art de la ville. Les années passèrent et chacun leur tour, ils entrèrent l’adolescence. Pourtant, plus ils furent proches, plus leurs différences les frappaient. Angéla ne put accueillir Faure au sein de son foyer, alors celui-ci resta pauvre et grandit sur ses propres moyens. Il devint donc un preux jeune homme sachant faire n’importe quoi avec n’importe quoi. Elle, par contre, conserva son innocence puérile fort longtemps devant cette incapacité d’être brusquée par la vie. Seulement par une occasion, les choses lui parurent d’une injustice inconcevable : le jeune Faure vint à tomber amoureux de la petite Angéla (qui rendue à quatorze ans ne faisait que 5 pieds 2). Il ne put jamais lui avouer, mais son intuition féminine lui en dit beaucoup. Elle décide donc d’en parler à sa cousine Alexandria.
- Angie, tu sais bien que ton père ne te laissera jamais te noué à un nègre. Déjà qu’il tolère sa présence dans ta vie, n’en rajoute surtout pas, résonna sa conseillère. - C’est injuste. Je ne voudrais pour rien le blesser d’aucune manière. Au moins, je sais qu’il n’aura jamais le courage de me l’avouer. Peut-être se trouvera-t-il quelqu’un de mieux. - En effet, c’est injuste. La vie est injuste, peu importe de quel angle tu la vois. Suffit de ne pas la regarder.
Cette dernière phrase devint, jusqu’à ce jour, la philosophie d’Angéla. Elle s’accrocha à ce raisonnement et forgea son caractère par rapport à ces paroles. Ces mots se gravèrent sur son cœur pour aussi longtemps qu’il battrait.
Au tournant de sa quinzième année, Angéla fut secoué par un second événement. D’une manière qui lui échappe encore à ce jour, Faure eut vent d’où ses parents pourraient se situer. Il voulait s’y rendre à tout prix. Aucun raisonnement ne le calma, sa motivation interdisait l’accès à la logique. Alors, il se jeta dans une préparation fébrile d’une myriade de plans rocambolesques, sans écouter un seul mot de sagesse venant d’Angéla. Finalement, le pire arriva. Il trouva son fabuleux plan et entreprit de l’amorcer dans les plus brefs délais. Celui-ci était, au comble des malheurs, d’aller voler quelques fonds chez un riche marchand qui vivait dans le coin. Angéla rua l’africain de protestations, le noya d’indignations, le cribla d’inquiétudes, mais rien ne pouvait l’arrêter.
Rongée par le doute, elle décida, le soir fatal venu, de le suivre, juste au cas. Bien qu’habile, Faure n’était pas invincible. À peine les premiers instants de son crime débutés, Angéla su que ce cauchemar virerait mal. Comme de fait, l’intrépide aventurier trébucha sur ce qui semblait être un instrument quelconque, puisqu’il émit un pang sonore une fois percuté, réveillant l’entière maisonnée.
Malgré l’heure tardive, le duo fut traîné chez l’officier chargé de la paix au village. Le marchand choisi par Faure avait malheureusement une excellente réputation parmi ses confrères et ne voudrait voir son image souillée à cause d’une paire de morveux. Lorsqu’on les quémanda sur leurs motifs, Angéla craint le pire. Si son ami avouait son crime, il serait sûrement condamné a mort. Et même s’il ne disait rien, il serait donné à l’esclavage, vu son statut d’orphelin Noir. À moins de…Les vagues d’imagination se mirent à déferler dans son for intérieur.
- Tout est de ma faute, seigneur, commença Angéla avant que Faure puisse dire quoi que ce soit. J’ai envoyé mon esclave volé quelques instruments qui seraient aisément revendus à des prix plus équitables. Le profit aurait été excellent. Sa gaucherie a tout saboté par contre.
Ses paroles goûtèrent amères lorsque prononcées. Jamais elle n’avait adressé Faure ainsi. Elle sentit son regard blessé lui brûler le dos en désapprobation. La dispute silencieuse entre meilleurs amis les déchirait tous les deux. Il fut défait par la logique implacable d’Angéla. Elle poursuivit son histoire, comme si l’épopée était initialement de son cru.
En tant que honte pour sa famille, la sentence de la pauvre adolescence fut l’exil. Son père refusant de voir sa fille perdre sa main, puisque telle était la punition habituelle, opta pour ceci. On lui accorda la demande, vu ses nombreuses années loyales au village à travailler jour et nuit dans son champ.
Ainsi se termina la relation d’Angéla et Faure. La rupture fut déchirante. Les adieux, d’une tristesse palpable. La lueur dans les yeux du jeune homme s’éteint graduellement avec les minutes qui passèrent, l’approchant de leur séparation. Elle n’eut droit qu’à préparer un semblant de bagage lors de sa dernière journée vécu dans son lieu de naissance. Puis, reconduite à l’extérieur par une version appauvrie d’Alexandria, Angéla put voir une parcelle de la séance de marquage au fer rouge auquel assistait présentement Faure. La pauvre sentit son cœur se consumer.
Au fil des mois, ses yeux verts perçants virent plusieurs contrées différentes. Elle erra longtemps, trop longtemps, pour finalement aboutir chez un homme, ou plutôt une de ces bêtes énormes, chez qui elle resta en échange de ses récits.
Elle agitait toujours fébrilement sa plume. Cela faisait aujourd’hui un an qu’elle avait été exilée. Un an qu’elle avait perdu sa maison, sa famille, Faure. Encore plus, cela faisait maintenant trois heures qu’elle cherchait éperdument une idée de conte. Elle craignait les colères de son supposé maître. Elle avait osé lui demander congé qu’une seule fois. Il avait viré au pourpre, tellement sa colère serrait les artères dans son cerveau. Elle redoutait surtout qu’il soit un homme violent, comme il était malhonnête. Et tout le monde sait à quoi sonne un homme violent possédant une masse musculaire importante.
Tandis que le soleil se couchait, il arriva. Sa feuille toujours vierge la fit trembler quelque peu d’effroi, mais elle ne laissa rien paraître. Il chambranla jusqu’à elle pour voir son travail, ce qui était encore plus mauvais signe : il avait bu. En voyant son insuccès, il maugréa quelque chose et ses couleurs changèrent d’une vitesse fulgurante. C’est alors qu’elle le vit lever son poing menaçant sans grande conviction. Elle se leva d’un bond, prête à se défendre.
Alors que le géant se lançait sur elle, la pauvre Angéla se réfugia malgré elle dans son monde aux milles couleurs. Elle s’imagina, comme dans ses nombreux récits, empoignant un poignard pour se défendre majestueusement. Soudainement, elle sentit le contact froid d’une masse quelconque lui tomber dans la main droite. Sans penser, les yeux fermés au maximum de leur capacité, elle frappa, avec l’objet inconnu, d’un coup foudroyant son agresseur. Celui-ci retomba mollement sur le sol, mort. L’adrénaline giclant, elle ouvrit finalement les yeux pour contempler la petite dague ensanglantée qu’elle tenait fermement.
Complètement paniquée, elle ne pensait qu’à faire une chose, uniquement une chose : fuir. Trop de questions se bousculaient sauvagement dans son crâne, trop d’éléments ne concordaient plus avec sa perception du normal. Elle lança d’abord l’arme à l’autre bout de la pièce, comme s’il était l’auteur de sa malchance. En exerçant une quantité remarquable d’efforts pour ne pas placer le gros cadavre dans son champ de vision, Angéla fit de son mieux pour ramasser ses affaires, ainsi complétant la première étape de son escapade. Elle venait de tuer!, lui cria sa conscience. Deuxième phase à sa panique : trouver où aller. Avait-elle des pouvoirs?, s’acharna encore une fois cette petite voix dans sa tête. Son regard tomba sur une petite note sur le babillard situé à la droite de la pauvre fille qui indiquait TARGATT – renseignements sur magie et autre. Évidemment, le porc pour lequel elle travaillait escomptait bien visiter ce lieu comme référence pour ses textes – ou plutôt les siens. Angéla avait sa destination.
Nom et race du familier: -
Pouvoirs: Tout simplement l'habileté à rendre matériel l'immatériel situé dans son imagination.
Pouvoirs et connaissance acquis(e):
BOTANIQUE:
MAGIE BLANCHE:
MAGIE NOIRE:
MAGIE SPIRITUELLE:
METAMORPHOSE:
MAGIE ELEMENTAIRE:
ETUDE DES CREATURES FANTASTIQUES:
INVOCATION:
MANIEMENT DES ARMES:
MAGIE DE L'IMAGINATION:
Dernière édition par le Jeu 4 Oct - 0:36, édité 3 fois |
|